L’Assemblée générale clôt une 67e session, marquée par des « avancées significatives » face à « une humanité en pleine crise existentielle »

16 septembre 2013
AG/11413

L’Assemblée générale clôt une 67e session, marquée par des « avancées significatives » face à « une humanité en pleine crise existentielle »

16/09/2013
Assemblée générale
AG/11413
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Assemblée générale                                        

Soixante-sixième session                                   

99e séance plénière - matin

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE CLÔT UNE 67E SESSION, MARQUÉE PAR DES « AVANCÉES SIGNIFICATIVES »

FACE À « UNE HUMANITÉ EN PLEINE CRISE EXISTENTIELLE »

Avant de clore une soixante-septième session marquée par des « avancées significatives » confrontée à « une humanité en pleine crise existentielle », l’Assemblée générale a adopté sept textes, portant, entre autres, sur la lutte contre le paludisme dans les pays en développement et le sixième Dialogue de haut niveau sur le financement du développement.

C’est le Secrétaire général de l’ONU, qui a dit avoir constaté des avancées « significatives » au cours de cette soixante-septième session, dont la Déclaration sur l’état de droit et le Traité sur le commerce des armes, le tout premier instrument international régissant le commerce des armes classiques.  Celui qui, selon M. Ban, paraît bien plus vieux que ses 38 ans, après avoir présidé 193 États, a précisé qu’au cours de cette session, 90 décisions et plus de 300 résolutions ont été adoptées. 

Mais le Président sortant de l’Assemblée générale, M. Vuk Jeremić, a prévenu que l’échec cuisant à mettre un terme à la tragédie en Syrie n’est que « la dernière fissure à être apparue dans le système international » qui doit soigner les maux d’« une humanité en pleine crise existentielle » dont les symptômes sont l’instabilité économique, les inégalités sociales et la dégradation de l’environnement. 

Le Président sortant a rappelé que c’est dans ce contexte que les dirigeants du monde se sont retrouvés en juin 2012 à Rio pour jeter les bases du programme de développement post-2015 qui doit s’articuler autour des piliers de la croissance économique, du développement humain et de la protection de l’environnement.   

L’Assemblée générale a moins de 850 jours pour accomplir cette tâche, a souligné le Président sortant, « sans doute l’effort le plus difficile de l’histoire de la diplomatie multilatérale ».  Si elle échoue à créer les paramètres d’une transition universelle vers la viabilité, le monde ne s’en remettra jamais.  Le moment est venu de réinventer la définition même du progrès humain, de transformer en réalité ce qui était, il n’y a pas si longtemps, un rêve lointain.  « Il n’y aura pas de deuxième chance, pas de prochaine fois. » 

D’ailleurs aujourd’hui, l’Assemblée a pris note de la création du Conseil du cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables, dont la première réunion devrait se ternir en octobre 2013 au plus tard.  S’agissant de la lutte contre le VIH/sida en Afrique, l’Assemblée a adopté une résolution demandant, entre autres, à la communauté internationale d’aider le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à faire face à ses besoins financiers et d’élargir l’accès à des traitements « abordables, sûrs et efficaces ». 

L’Assemblée y réaffirme le droit des États de se prévaloir pleinement des dispositions de l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (Accord sur les ADPIC).

Dans une autre résolution, l’Assemblée décide que son sixième Dialogue de haut niveau sur le financement du développement se tiendra au Siège de l’ONU à New York, les 7 et 8 octobre 2013.

Après avoir reporté à sa prochaine session l’examen de plus d’une quarantaine de points, l’Assemblée a clos cette soixante-septième session par une minute de silence consacrée à la prière ou à la méditation.  Le Président sortant a alors transmis le marteau à son successeur, le Représentant permanent d’Antigua-et-Barbuda.

M. John William Ashe aura sans doute à méditer les mots de son prédécesseur qui, en citant, l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Dag Hammarskjöld a dit: « ne teste jamais la solidité du sol avant de faire ton prochain pas car seul celui qui ne quitte pas l’horizon des yeux trouvera le bon chemin ». 

La soixante-huitième session de l’Assemblée s’ouvrira demain, mardi 17 septembre, à partir de 15 heures; le Débat général étant prévu du 24 au 28 septembre, puis du 30 septembre au 1er  octobre 2013.

ADOPTION DE TEXTES

L’Assemblée générale a d’abord adopté une décision sur la « Mise en œuvre de la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida et des Déclarations politiques sur le VIH/sida » (A/67/L.69/REV.1) par laquelle elle prend acte du rapport du Secrétaire général intitulé « Accélérer la lutte contre le sida: atteindre les objectifs de la Déclaration politique de 2011 ».

La représentante des États-Unis a regretté qu’il n’ait pas été possible de dégager un consensus car certaines questions soulevées dans ce rapport présentent des difficultés pour certaines délégations, dont les États-Unis.  Alors que nous avons beaucoup progressé dans la lutte contre le VIH/sida, beaucoup reste à faire, a-t-elle dit, exhortant les États à avoir une approche « rationnelle » de cette pandémie, une approche non discriminatoire et fondée. 

Son homologue de l’Australie s’est dit déçu que les États n’aient pu adopter un rapport qui présente les moyens de libérer le monde du VIH/sida.

En effet, le représentant de l’Union européenne a qualifié le rapport d’équilibré et axé sur les pays les plus touchés tout en tenant compte des spécificités de chaque région.  Les programmes de lutte contre le VIH/sida de l’Union européenne s’appuient sur les droits de l’homme, a-t-il souligné, en disant ne pas comprendre pourquoi ce rapport n’a pas été adopté.

Par la résolution intitulée « Consolider les acquis et intensifier l’action menée pour lutter contre le paludisme et l’éliminer dans les pays en développement, particulièrement en Afrique, d’ici à 2015 » (A/67/L.80), l’Assemblée générale prie instammentla communauté internationale, les organismes des Nations Unies et les organisations et fondations privées, de soutenir la mise en œuvre du Plan d’action mondial contre le paludisme.  Elle demandeà la communauté internationale de continuer à soutenir le secrétariat du « Partenariat Faire reculer le paludisme » et les organisations partenaires, qui constituent une source complémentaire vitale d’aide aux pays impaludés.

L’Assemblée salue la Facilité internationale d’achat de médicaments (FIAM), la Facilité internationale de financement pour la vaccination, les mécanismes de garantie de marché pour les vaccins, GAVI Alliance et le lancement de la phase I du projet pilote Fonds pour des médicaments antipaludéens à des prix abordables, et accueille favorablement les initiatives du Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement et de son groupe de travail de haut niveau sur les financements innovants en matière de santé.

L’Assemblée demandeà la communauté internationale d’aider le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à faire face à ses besoins financiers et d’élargir l’accès à des traitements abordables, sûrs et efficaces, y compris des polythérapies à base d’artémisinine.  Elle se déclare en effet préoccupéepar la multiplication des souches résistantes de paludisme dans plusieurs régions du monde et demande aux États Membres d’appliquer le Plan d’action mondial pour l’endiguement de la résistance à l’artémisinine et le Plan mondial de gestion de la résistance des vecteurs du paludisme aux insecticides. 

L’Assemblée estimequ’il importe de mettre au point des vaccins et de nouveaux médicaments sûrs et peu coûteux, notamment en soutenant le Programme spécial de recherche et de formation sur les maladies tropicales, et en recourantà des partenariats efficaces tel que le Partenariat Médicaments contre le paludisme.

L’Assemblée réaffirme le droit de se prévaloir pleinement des dispositions de l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (Accord sur les ADPIC).  Elle encourageles fabricants de moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée à accélérer le transfert de technologies en faveur des pays en développement et invite la Banque mondiale et les fonds régionaux de développement à aider les pays impaludés à ouvrir des usines pour développer la production de ces moustiquaires.

Au nom du Groupe des États d’Afrique, le représentant du Mozambique, dont le pays préside l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme, a rappelé que durant la dernière décennie, on a réussi à éviter un million de morts du paludisme.  Grâce aux efforts des gouvernements africains et de leurs partenaires, neuf pays du continent ont réduit ou sont sur le point de réduire de 75% l’incidence du paludisme.  Malgré cela, l’Afrique représente toujours 81% des cas de paludisme dans le monde. 

L’Assemblée a décidé de reporter sa décision sur la résolution relative à l’Application et suivi intégrés et coordonnés des textes issus des grandes conférences et réunions au sommet organisées par les Nations Unies dans les domaines économique et social et dans les domaines connexes; Suite donnée aux textes issus du Sommet du Millénaire (A/67/L.83).

Par la résolution sur l’« Organisation des travaux, adoption de l’ordre du jour et répartition des questions inscrites à l’ordre du jour; Suivi et mise en œuvre des textes issus de la Conférence internationale de 2002 sur le financement du développement et de la Conférence d’examen de 2008 » (A/67/L.82 ), l’Assemblée décide de tenir son sixième Dialogue de haut niveau sur le financement du développement au Siège de l’Organisation des Nations Unies les 7 et 8 octobre 2013.

Aux termes d’une décision sur la « Mise en œuvre d’Action 21, du Programme relatif à la poursuite de la mise en œuvre d’Action 21 et des textes issus du Sommet mondial pour le développement durable et de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable » (A/67/L.81), l’Assemblée prend note de la création du Conseil du cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables, dont les 10 membres -République-Unie de Tanzanie, Afrique du Sud, Japon/République de Corée, Bangladesh/ Indonésie, Roumanie, Fédération de Russie, Chili, Mexique, Finlande/ Allemagne, Suisse- sont nommés pour un mandat initial de deux ans à compter d’aujourd’hui.  L’Assemblée prie le Conseil de tenir sa première séance en octobre 2013 au plus tard. 

Par la résolution sur l’« Étude d’ensemble de toute la question des opérations de maintien de la paix sous tous leurs aspects » (A/67/425/ADD.1), recommandée par la Quatrième Commission chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, l’Assemblée décideque le Comité spécial continuera de s’employer à procéder à cette étude d’ensemble et qu’il fera le point sur la suite donnée à ses propositions antérieures.  Le Comité examinera aussi toute nouvelle proposition concernant le renforcement des moyens dont dispose l’Organisation pour s’acquitter de ses responsabilités dans le domaine du maintien de la paix.

S’agissant de la « Coopération entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine » (A/67/L.67/REV.1) l’Assemblée souligne qu’il faut d’urgence que les deux organisations élaborent des programmes concrets pour faire face aux problèmes que posent les mines terrestres, le trafic d’armes légères et la criminalité transnationale organisée, y compris la piraterie en mer, la traite d’êtres humains et le trafic de drogues.  Elle demande aux organismes des Nations Unies de redoubler d’efforts, en collaboration avec l’Union africaine, pour combattre l’exploitation illégale des ressources naturelles, en particulier dans les zones de conflit. 

Elle demande aussi aux organismes des Nations Unies de continuer de soutenir l’Union africaine et ses États membres dans les efforts qu’ils déploient pour atteindre les objectifs de développement arrêtés au niveau international, y compris ceux du Millénaire.  Elle constate en effet avec une profonde préoccupation qu’à moins de trois ans de l’échéance fixée, la plupart des pays d’Afrique sont encore loin d’avoir atteint les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

L’Assemblée se félicite du lancement par l’Union africaine de l’initiative de solidarité africaine en appui à la reconstruction et au développement postconflit en Afrique, lancée le 13 juillet 2012 à Addis-Abeba.  Elle se félicite de l’Appel renouvelé pour une action en vue de la mise en œuvre du Plan d’action pour une Afrique digne des enfants (2013-2017), adopté lors du troisième Forum panafricain sur les enfants, qui s’est tenu à Addis-Abeba les 19 et 20 novembre 2012. 

En présentant le projet de résolution, le représentant de l’Érythrée, au nom du Groupe des États d’Afrique, a salué un texte qui reconnaît la nécessité de renforcer les partenariats stratégiques entre le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en matière de prévention des conflits mais aussi pour la mise en place du cadre de l’Union africaine pour la reconstruction postconflit.  À 800 jours de la date butoir de la réalisation des OMD, le représentant de l’Érythrée s’est félicité de ce que ce texte reconnaisse que l’Afrique est le seul continent qui n’atteindra pas les objectifs à la date butoir.  Il a appelé l’ONU à redoubler les efforts en faveur de l’Afrique dans les domaines de la lutte contre la pauvreté en Afrique, de la dette extérieure, des investissements productifs, de la parité entre les sexes et du respect des droits de l’homme.

La représentante du Japon a précisé que les textes issus de la cinquième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique serviront de feuille de route, ces cinq prochaines années.

Pour ce qui est de la « Coopération entre l’Organisation des Nations Unies et le Forum des îles du Pacifique: projet de résolution » (A/67/L.79), l’Assemblée encourage la tenue de la prochaine réunion entre le Secrétaire général et les dirigeants du Forum au plus tard en 2014.  Elle encourage aussi le dialogue entre les équipes régionales et les équipes de pays des Nations Unies, les États du Pacifique et d’autres parties prenantes sur les moyens concrets de renforcer et rendre efficace la présence de l’ONU dans la région du Pacifique, en particulier au niveau des pays.

En présentant le projet de résolution, au nom du Forum des îles du Pacifique créé il y a 42 ans, le représentant de la Nouvelle-Zélande a dit que les petits États insulaires du Pacifique ne pouvaient se contenter d’un simple rôle de spectateurs du changement climatique et de ses conséquences.  Ce texte est fidèle à leurs attentes.

Toujours aujourd’hui, l’Assemblée a décidé de reporter l’examen d’une soixantaine de questions à sa prochaine session qui commence dès demain.

M. VUK JEREMIĆ, Président de la soixante-septième session de l’Assemblée générale, a confirmé que durant cette session, l’Assemblée générale avait adopté 90 décisions orales ou écrites et environ 300 résolutions.  À son tour, il a estimé qu’une des plus importantes porte sur le Traité sur le commerce des armes.  Le Président sortant a aussi mentionné la « réunion historique » au cours de laquelle la Palestine a accédé au statut d’État non membre observateur.  Il a affirmé que cela avait permis d’ouvrir la voie à des négociations directes entre les parties, estimant notamment que les pourparlers actuellement en cours représentent la meilleure chance de la génération d’arriver à une issue juste et globale.

Une des autres avancées notables de la soixante-septième session, a enchaîné le Président, a été le texte historique sur la gouvernance économique mondiale.  Les États Membres ont ainsi, et pour la toute première fois, établi les bases d’une interaction « flexible et régulière » entre l’ONU, le G-20, les pays non membres du G-20 ainsi que les institutions financières internationales.  Selon M. Jeremić, cette initiative permettra de compléter les efforts déjà existants au niveau multilatéral pour établir un système de gouvernance économique mondiale plus inclusif et plus participatif.

M. Jeremić est ensuite revenu à la dizaine de débats thématiques qu’il a convoqués au cours de son mandat, se félicitant, en particulier, du « nombre record » d’États Membres qui y ont participé.  Ensemble, s’est-il félicité, nous avons fait briser de nombreux tabous et fait en sorte qu’il n’y ait plus de « sujet interdit » à l’Assemblée générale, ce qui aidera ce « parlement universel » à avoir un rôle « plus prononcé » dans la gouvernance des affaires du monde, a dit le Président.

Mais, a-t-il tempéré, l’échec le plus cuisant de la « famille internationale » a été la tragédie en Syrie.  Le fait que nous ayons échoué à trouver le moyen de mettre un terme au carnage me fait « profondément honte », a avoué le Président.  La Syrie n’est que la dernière fissure à être apparue dans le système international, a-t-il prévenu, face à « une humanité qui traverse une crise existentielle comme aucune autre dans notre longue histoire et tumultueuse ». 

C’est dans ce contexte, a-t-il rappelé, que les dirigeants du monde se sont retrouvés en juin 2012 à Rio pour jeter les bases de l’agenda post-2015.  Pour assurer le suivi, l’Assemblée, a indiqué M. Jeremić, a créé un Groupe de travail chargé de définir les objectifs du développement durable, convenu des termes de référence du Comité d’experts sur les options du financement desdits objectifs et dégagé un consensus sur le cadre du lancement du Forum politique de haut niveau chargé de créer les modalités de suivi. 

L’Assemblée générale a moins de 850 jours pour achever cette tâche, a souligné le Président, « sans doute l’effort le plus difficile de l’histoire de la diplomatie multilatérale ».  Si l’Assemblée échoue à créer les paramètres d’une transition universelle vers la viabilité, le monde n’avancera pas et ne s’en remettra jamais.  Le moment est venu de se défaire de l’autosatisfaction du passé et de jeter les vieilles habitudes qui alimentent le statu quo, a-t-il lancé.  Le moment est venu de réinventer la définition même du progrès humain, de transformer en réalité ce qui était, il n’y a pas si longtemps, un rêve lointain.  Il n’y aura pas de deuxième chance, pas de prochaine fois, a averti M. Jeremić. 

Nous ne pouvons pas gaspiller cette chance, à cause de nos peurs, de nos réticences, de notre méfiance, de nos doutes ou on ne sait quoi qui nous retient, a insisté le Président, avant de paraphraser l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Dag Hammarskjöld « ne teste jamais la solidité du sol avant de faire ton prochain pas car seul celui qui ne quitte pas des yeux l’horizon trouvera le bon chemin ». 

Déclarations de clôture

Pour la dernière fois devant la soixante-septième session de l’Assemblée générale, M. BAN KI-MOON, Secrétaire général de l’ONU, a dit être sur le point de présenter au Conseil de sécurité les conclusions du rapport de la mission chargée d’enquêter sur les allégations d’utilisation d’armes chimiques en Syrie.  Il a assuré qu’il présentera très bientôt ce même rapport à l’ensemble des États Membres de l’ONU.

M. Ban a ensuite rendu hommage au Président sortant de l’Assemblée, M. Vuk Jeremić, pour le « dynamisme » qu’il a su imprimer à son action.  Lorsqu’il a été élu, a-t-il rappelé, un mois seulement le séparait de ses 37 ans, devenant ainsi un des plus jeunes présidents de l’Assemblée.  Mais aujourd’hui, il doit se sentir bien plus vieux que ses 38 ans car présider 193 États Membres, ça fait vieillir, a plaisanté le Secrétaire général. 

Sur une note plus sérieuse, le Secrétaire général s’est félicité des avancées « significatives » qui ont été réalisées au cours de cette soixante-septième session, évoquant notamment la Déclaration sur l’état de droit et le Traité sur le commerce des armes, le tout premier instrument international qui régit le commerce des armes classiques.

Après avoir souligné que, cette année, l’Assemblée a adopté plus de 300 résolutions, M. Ban a estimé que la soixante-septième session s’est tenue pendant une période particulièrement riche en défis pour la communauté internationale.  Il a salué le fait que l’Assemblée générale ait su intervenir lorsque le Conseil de sécurité s’est montré divisé au sujet de la Syrie.  L’Assemblée, a-t-il aussi reconnu, a continué de lutter contre les effets prolongés de la crise économique mondiale. 

Elle a, a poursuivi le Secrétaire général, entamé des discussions « extrêmement importantes » sur le programme de développement pour l’après-2015 et sur une nouvelle série d’objectifs de développement durable, en créant, entre autres, le Groupe de travail à composition non limitée et un Forum politique de haut niveau.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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