L’Assemblée générale appelle à la concrétisation des engagements pris par la communauté internationale en faveur de l’Afrique

15 août 2013
AG/11400

L’Assemblée générale appelle à la concrétisation des engagements pris par la communauté internationale en faveur de l’Afrique

15/8/2013
Assemblée générale
AG/11400
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Assemblée générale

Soixante-septième session

94e séance plénière - matin


L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE APPELLE À LA CONCRÉTISATION DES ENGAGEMENTS

PRIS PAR LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE EN FAVEUR DE L’AFRIQUE


Elle tiendra, à sa prochaine session, un débat thématique sur la promotion

de l’investissement en Afrique et son rôle catalyseur dans la réalisation des objectifs de développement


L’Assemblée générale, par une résolution* adoptée sans vote, a accueilli avec satisfaction, ce matin, le dixième rapport du Secrétaire général sur la mise en œuvre du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et a réaffirmé qu’elle appuie sans réserve cette mise en œuvre.


Elle reconnaît cependant qu’en dépit des progrès accomplis dans la mise en œuvre du NEPAD, ainsi que l’appui régional et international dont celui-ci bénéficie, il reste beaucoup à faire sur le plan de sa mise en œuvre.  Par cette résolution, présentée par le représentant de Fidji, au nom du Groupe des 77 et la Chine, l’Assemblée générale insiste sur la nécessité primordiale de concrétiser tous les engagements pris en matière d’aide publique au développement en faveur de l’Afrique, notamment ceux contractés lors du Sommet du G-8 de Gleneagles.


Elle se dit « profondément préoccupée » de constater que l’engagement pris de doubler l’aide en faveur de l’Afrique à l’horizon 2010, tel qu’énoncé au Sommet de Gleneagles, qui s’est tenu du 6 au 8 juillet 2005, n’a pas été entièrement respecté et souligne, à cet égard, la nécessité de progresser rapidement si l’on veut que les engagements contractés à Gleneagles soient respectés.


Elle met aussi l’accent sur le fait que de nombreux pays développés se sont engagés à consacrer 0,7% de leur produit national brut à l’aide publique au développement des pays en développement à l’horizon 2015, ainsi que 0,15% à 0,20% de leur produit national brut à celle des pays les moins avancés.


Par la présente résolution, l’Assemblée générale se déclare également préoccupée par la part « anormalement faible » de l’Afrique dans les échanges commerciaux internationaux qui, relève-t-elle, se chiffre à environ 3%, ainsi que par le fait que l’aide publique au développement n’augmentera probablement que de 1% par an en termes réels, contre 13% en moyenne au cours des trois dernières années.


« Le commerce joue un rôle majeur en tant que moteur d’une croissance économique « soutenue, partagée et équitable » et du développement durable », réaffirme-t-elle, tout en appelant à corriger les mesures contraires aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et « en reconnaissant aux pays en développement le droit de se prévaloir pleinement des possibilités de souplesse découlant des engagements pris dans le cadre de l’OMC ».


La communauté internationale doit, insiste-t-elle, prendre en compte les priorités de l’Afrique, « y compris celles du Nouveau Partenariat », dans la formulation du Programme d’action en faveur du développement pour la période d’après-2015.


L’Assemblée générale appelle également au renforcement du partenariat entre le Forum africain du secteur privé et le Pacte mondial des Nations Unies en vue d’apporter un appui au développement du secteur privé en Afrique et à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  À cet égard, elle constate que le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose constituent, parmi d’autres maladies infectieuses, de graves menaces pour le monde entier, en particulier pour le continent africain, et, par conséquent, des obstacles majeurs à la réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau international, dont les OMD.


Rappelant que la participation des pays en développement, y compris des pays d’Afrique, doit être renforcée dans le processus international de prise des décisions économiques et de définition des normes, l’Assemblée générale demande à ces pays et aux pays en transition de continuer à œuvrer pour créer des conditions internes propices aux investissements, notamment sur le plan de la transparence, de la stabilité et de la prévisibilité.


Saluant la décision prise par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, lors de sa dix-huitième session ordinaire les 29 et 30 janvier 2012, elle souligne que le commerce intra-africain joue un rôle important dans la promotion de la croissance économique et du développement.


Elle se félicite également des « louables progrès » accomplis dans la mise en œuvre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, en particulier en ce qui concerne l’achèvement de l’évaluation dans 15 pays, et invite instamment les États africains qui ne l’ont pas encore fait à envisager de se joindre au Mécanisme.


Les pays africains doivent avancer plus rapidement vers l’objectif de la sécurité alimentaire en Afrique, à renforcer et à développer les infrastructures locales et de transit et à continuer de mettre en commun leurs meilleures pratiques, afin d’accélérer l’intégration régionale.  C’est pourquoi, l’Assemblée générale les encourage à maintenir la tendance visant à augmenter les investissements dans le développement des infrastructures et à améliorer leur efficacité.


Enfin, elle prie son président d’organiser, à sa soixante-huitième session, un débat thématique de haut niveau consacré à la promotion de l’investissement en Afrique.


S’exprimant au nom du Groupe des États de l’Afrique, le représentant de la Guinée équatoriale a déclaré que l’adoption de cette résolution constituait « un pas important » pour assurer la pleine mise en œuvre des engagements pris par l’ONU en faveur de l’Afrique.  Il s’est également félicité de ce que ce texte engage le Secrétaire général à continuer de prendre des mesures pour renforcer le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique.


« Le mandat de ce Bureau est essentiel pour assurer la mise en œuvre des engagements pris par la communauté internationale en faveur de l’Afrique », a renchéri le représentant de l’Égypte.


Pour leur part, les représentants du Canada et de l’Union européenne se sont félicités de ce que l’adoption de la présente résolution n’entraîne aucune incidence budgétaire.  Ils ont rappelé à l’Assemblée générale de respecter les dispositions de l’article 153 de son règlement intérieur et de consulter, au préalable, le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) et la Cinquième Commission sur toutes les questions pertinentes.


En début de séance, le Vice-Président de l’Assemblée générale, M. Abdul Momen, du Bangladesh, qui présidait cette réunion, a adressé ses condoléances aux familles des personnes tuées au cours des affrontements qui se poursuivent en Égypte.


La prochaine réunion de l’Assemblée générale sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.


*     A/67/L.57/REV.1


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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