L’Assemblée générale tient les 13 et 14 mai prochains sa réunion de haut niveau sur l’évaluation du Plan d'action mondial pour la lutte contre la traite des personnes

1 mai 2013
AG/11367

L’Assemblée générale tient les 13 et 14 mai prochains sa réunion de haut niveau sur l’évaluation du Plan d'action mondial pour la lutte contre la traite des personnes

01/5/2013
Assemblée générale
AG/11367
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Assemblée générale                                         

Soixante-septième session                                  

75e séance plénière

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE TIENT LES 13 ET 14 MAI PROCHAINS SA RÉUNION DE HAUT NIVEAU SUR L’ÉVALUATION

DU PLAN D’ACTION MONDIAL POUR LA LUTTE CONTRE LA TRAITE DES PERSONNES

L’Assemblée générale a décidé*, ce matin, de tenir sa réunion de haut niveau sur l’évaluation du Plan d’action mondial des Nations Unies pour la lutte contre la traite des personnes, les lundi 13 et mardi 14 mai 2013.  L’adoption de la résolution a donné lieu à une discussion animée sur la participation des ONG non accréditées auprès du Conseil économique et social (ECOSOC), régie par une résolution exhaustive**.  

La réunion de haut niveau, qui se tiendra les 13 et 14 mai prochains, se caractérisera, outre les séances plénières, par deux tables rondes intitulées « Le Plan d’action mondial des Nations Unies pour la lutte contre la traite des personnes, les instruments juridiques s’y rapportant et les partenariats utiles pour protéger et soutenir les victimes » et « Échanger les bonnes pratiques et les leçons tirées de l’expérience en matière de prévention et de répression de la traite des personnes dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action mondial des Nations Unies ».

Dans la même résolution, l’Assemblée prie son Président d’établir une liste de représentants d’ONG non accréditées auprès de l’ECOSOC, d’organisations de la société civile, du secteur privé et des médias et de la soumettre à l’examen des États Membres « selon la procédure d’approbation tacite ». 

Israël, appuyé par le Mexique, s’est déclaré troublé par cette tentative de limiter la participation des ONG.  L’Assemblée générale s’éloigne de ses pratiques, a accusé le Canada, notamment du processus de sélection ouvert et transparent.  On ne peut permettre à un État de bloquer la participation d’une ONG pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la réunion, a-t-il dénoncé.  Maintenir un dialogue fort avec la société civile, a renchéri l’Irlande, est essentiel pour un débat sur la traite des personnes, en particulier avec les organisations qui n’ont pas de statut auprès de l’ECOSOC, ont ajouté les États-Unis, en stigmatisant les motivations politiques.  Où est le principe de transparence? s’est inquiétée la Suisse, face à des organisations qui jouent un rôle de chef de file contre un crime invisible dont les victimes demeurent dans l’ombre, a souligné l’Australie.  Il nous faut un texte plus précis sur le processus d’accréditation des ONG, a conseillé le Costa Rica, et s’il y a des objections, il faudrait pouvoir comprendre leur nature.   

L’adoption de cette résolution aurait dû relever de la routine, s’est expliquée la Chine.  Malheureusement, les négociations préalables ont été entachées de difficultés « inimaginables » résultant de la tentative de certaines parties de « politiser » la question de la participation des ONG non accréditées auprès de l’ECOSOC.  Ces manœuvres ont été vues comme inacceptables par la majorité des États dont la Chine. 

Le principe de « l’approbation tacite », a-t-elle poursuivi, est là pour préserver la nature intergouvernementale des Nations Unies et « la nature sacrée du droit souverain des États ».  En conséquence, l’idée selon laquelle ce principe pourrait bloquer la participation des ONG est une « interprétation fallacieuse » que la Chine ne peut que rejeter.  On ne peut s’empêcher, a déclaré le Bélarus, de s’inquiéter de la « tendance troublante » à ménager une « dangereuse plateforme d’ingérence » au détriment de la souveraineté des États.

Le Mexique s’est en outre inquiété du peu de temps qui reste pour bien organiser la réunion de haut niveau.  Au nom du Groupe des États d’Afrique, le Cameroun a fait observer que les dates retenues coïncident avec celles du Sommet de l’Union africaine, ce qui risque d’empêcher la présence de délégations de haut niveau.  Sur le fond, l’Irlande, au nom de l’Union européenne, a relevé que la résolution ne fait pas clairement référence au Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.

Toujours ce matin, l’Assemblée a pris note du fait que le Zimbabwe a effectué les versements nécessaires pour réduire ses arriérés en deçà du montant spécifié à l’Article 19 de la Charte des Nations Unies, relatif au droit de vote.

La prochaine réunion de l’Assemblée générale sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.

* A/67/L.62

** E/1996/31

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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