Conférence de presse: le Secrétaire général de l’ONU fait le bilan de l’année 2012

19 décembre 2012
SG/SM/14737

Conférence de presse: le Secrétaire général de l’ONU fait le bilan de l’année 2012

19/12/2012
Secrétaire général
SG/SM/14737
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CONFÉRENCE DE PRESSE: LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU FAIT LE BILAN DE L’ANNÉE 2012


Les conflits en Syrie, au Moyen-Orient, au Mali et dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont particulièrement marqué une « année tumultueuse », a déclaré le Secrétaire général dans ce qui sera sa dernière conférence de presse de l’année 2012.


« Une fois de plus, les troubles ont mis à rude épreuve notre obligation fondamentale de mettre fin aux conflits et d’instaurer la paix », a constaté M. Ban Ki-moon devant un parterre de journalistes, au Siège de l’ONU à New York. 


Parallèlement, a-t-il tenu à souligner, les Nations Unies ont contribué à jeter les bases pour relever le défi majeur du XXIe siècle à savoir, le développement durable.  Le Secrétaire général a ainsi estimé que la Conférence Rio+20 de juin 2012 avait pavé la voie vers un monde de croissance économique, de prospérité partagée et de protection de l’environnement. 


La Conférence de Doha sur le changement climatique a, quant à elle, sensibilisé à la nécessité de préparer, d’ici à 2015, un accord juridiquement contraignant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.  M. Ban Ki-moon a annoncé de réunir en 2014 les dirigeants du monde, pour des négociations « très difficiles », alors que se déroulent déjà les débats sur l’Agenda pour le développement post-2015, date butoir pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).


Sur le front politique, le Secrétaire général a, tour à tour, exhorté la communauté internationale à contribuer à un changement démocratique en Syrie; à « remettre sur les rails » le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, « avant qu’il ne soit trop tard »; à aider les Maliens à rétablir la démocratie et à récupérer leur territoire; et à réexaminer son approche en RDC et dans la région des Grands Lacs.


« En 2012, nous avons saisi certaines occasions mais raté bien d’autres », a tranché le Secrétaire général.  « La Syrie a commencé l’année par un conflit et l’achève par une guerre », a-t-il regretté, en relevant que le nombre de victimes n’a cessé de croître et que l’impact de la situation a fini par se faire ressentir dans toute la région.


Le Secrétaire général s’est félicité de ce que l’opposition syrienne se soit unie et s’agissant de la situation humanitaire, il a dit envisager la convocation, au début de l’année 2013, d’une conférence internationale des donateurs.


Toujours au Moyen-Orient, le Secrétaire général a dit qu’il était encore plus évident que jamais que la paix doit être « plus que l’absence de guerre.  Dans un contexte de « profonde hibernation » du processus de paix, il s’est dit inquiet de la reprise des activités de peuplement qui « menace gravement » la viabilité d’un futur État palestinien.


Le Secrétaire général a souligné qu’en tant qu’État observateur non membre des Nations Unies, l’Autorité palestinienne a tout à fait le droit de signer le Statut de la Cour pénale internationale dit Statut de Rome. 


M. Ban Ki-moon s’est ensuite attardé sur la région du Sahel où environ 20 millions de personnes, dans neuf pays, sont confrontées à la sécheresse, à la mauvaise gouvernance, au trafic de la drogue, au terrorisme et à l’extrémisme.


S’agissant du Mali en particulier, il a déclaré que les négociations doivent être menées sérieusement maintenant que l’option militaire est soigneusement préparée.  Il a accueilli la nomination du nouveau Premier Ministre, M. Django Cissoko, comme une « occasion susceptible de réactiver le processus politique » et stopper « l’immixtion continue du militaire dans la vie politique ».


Quant au « théâtre d’instabilité » dans l’est de la RDC, où des violences sexuelles sont commises par tous les combattants, le Secrétaire général a voulu que l’on s’attaque, d’une manière globale, aux causes sous-jacentes du conflit.


M. Ban Ki-moon s’est dit prêt à se rendre en République populaire démocratique de Corée (RPDC), « au moment opportun et lorsque les conditions s’y prêteront ».  Il a dit attendre une décision du Conseil de sécurité sur la réponse à apporter au « lancement provocateur » d’un missile.  Il a par contre salué « la maturité des candidats et du peuple de la République de Corée », durant le processus électoral.


Le Secrétaire général s’est dit indigné et a condamné, dans les termes les plus vifs, le meurtre des agents de santé au Pakistan, qu’il a qualifié d’acte « cruel, insensé et inexcusable ». 


Au cours de cette conférence de presse, il a également parlé de la transition en cours en Libye, au Myanmar, en Somalie et au Yémen, du succès des élections en Sierra Leone et de la fin du mandat de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT), qui marque « la mesure des progrès accomplis par ce pays, de la fragilité vers la stabilité ».


S’agissant de la transition politique en Égypte, il a rappelé ses entretiens avec le Président Mohamed Morsi et confié qu’il a encouragé un esprit de compromis pour que le pays puisse construire la « pyramide de la démocratie ».


M. Ban Ki-moon a salué le fait que l’Assemblée générale ait adopté, le 24 septembre dernier, la Déclaration sur l’état de droit.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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