Journée mondiale de la santé mentale: le Secrétaire général appelle à parler plus ouvertement de la dépression

8 octobre 2012
SG/SM/14567-OBV/1147

Journée mondiale de la santé mentale: le Secrétaire général appelle à parler plus ouvertement de la dépression

08/10/2012
Secrétaire général
SG/SM/14567 OBV/1147
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JOURNÉE MONDIALE DE LA SANTÉ MENTALE: LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

APPELLE À PARLER PLUS OUVERTEMENT DE LA DÉPRESSION

On trouvera, ci-après, le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre:

Quelque 350 millions de personnes de tous les âges, de tous les niveaux de revenus et de toutes les nationalités souffrent de dépression.  Des millions d’autres –famille, amis, collègues– subissent indirectement les conséquences de cette crise sanitaire mondiale dont on ne mesure pas bien l’ampleur.

La dépression limite la capacité des personnes qu’elle touche à faire face aux difficultés du quotidien et se traduit souvent par un éclatement de la cellule familiale, l’interruption des études et la perte d’emploi.  Chaque année, 1 million de personnes environ mettent fin à leur jour, la plupart des suites d’une dépression non diagnostiquée ou non traitée. 

Il y a diverses raisons à l’apparition de la maladie.  Dans bien des cas, différents facteurs –génétiques, biologiques, psychologiques et sociaux– se conjuguent pour former un déclencheur.  Le stress, le deuil, le conflit, la violence et le chômage sont autant d’éléments qui peuvent également contribuer au problème.  Les femmes sont plus exposées que les hommes au risque de la dépression, notamment après l’accouchement.

Il existe un large éventail de traitements efficaces et abordables pour traiter la dépression, y compris la prise en charge psychosociale et la médication.  Cependant, tout le monde n’y a pas forcément accès, en particulier les personnes qui vivent dans les pays les moins avancés et les citoyens les plus défavorisés des nations plus développées.  Parmi les obstacles aux soins et aux services figurent la stigmatisation sociale et le manque de généralistes et de spécialistes formés pour identifier et traiter la dépression.  L’Organisation mondiale de la Santé apporte donc son soutien à l’échelle nationale par l’intermédiaire de son programme d’action Combler les lacunes en santé mentale.

La dépression n’est pas seulement l’affaire des professionnels de santé.  Nous pouvons tous lutter contre la stigmatisation qui frappe la dépression et les autres troubles mentaux – Pourquoi pas en commençant par admettre que nous avons peut-être déjà connu la dépression nous-mêmes, ou en tendant la main à ceux qui en souffrent maintenant?  À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, prenons la bonne résolution de parler plus ouvertement de la dépression.  C’est là le premier pas qu’il est essentiel de faire pour lever l’un des obstacles au traitement et contribuer à faire reculer le handicap et la détresse que cause cette crise mondiale.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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