L’agenda chargé de la soixante-septième session de l’Assemblée générale reflète la période tumultueuse dans laquelle nous vivons, indique Ban Ki-moon lors de sa conférence de presse mensuelle

19 septembre 2012
SG/SM/14518

L’agenda chargé de la soixante-septième session de l’Assemblée générale reflète la période tumultueuse dans laquelle nous vivons, indique Ban Ki-moon lors de sa conférence de presse mensuelle

19/09/2012
Secrétaire général
SG/SM/14518
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

L’AGENDA CHARGÉ DE LA SOIXANTE-SEPTIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE REFLÈTE LA PÉRIODE TUMULTUEUSE

DANS LAQUELLE NOUS VIVONS, INDIQUE BAN KI-MOON LORS DE SA CONFÉRENCE DE PRESSE MENSUELLE

Le débat général de la soixante-septième session de l’Assemblée générale sera, cette année, l’un des plus chargés, reflétant la période très tumultueuse dans laquelle nous vivons, a indiqué cet après-midi le Secrétaire général des Nations Unies, au cours de sa conférence de presse mensuelle au Siège de l’ONU, à New York.

Ban Ki-moon a annoncé que 123 chefs d’État et de gouvernement allaient participer à ce Sommet, du 25 septembre au 1er  octobre, avec pour principale préoccupation la détérioration de la situation en Syrie.  Le Secrétaire général a détaillé, à cet égard, les efforts menés actuellement par le Représentant spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue des États arabes, M. Lakhdar Brahimi, ainsi que le travail humanitaire mené inlassablement par l’ONU sur le terrain.

« La Syrie est la priorité de mon agenda », a assuré le Secrétaire général, avant de lancer un appel aux dirigeants mondiaux pour qu’ils assument leur responsabilité collective en présentant un front uni.

Il a aussi annoncé la tenue, au cours du débat général de l’Assemblée, de mini sommets et de manifestations spéciales sur la situation d’urgence au Sahel, les progrès accomplis en Somalie, la transition au Myanmar et au Yémen, l’instabilité en République démocratique du Congo (RDC), et les relations entre le Soudan et le Soudan du Sud.

« Nous parlerons aussi de la menace du terrorisme nucléaire et nous demanderons l’entrée en vigueur et sans délai du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires », a indiqué M. Ban.

Ban Ki-moon a souligné que l’Assemblée générale organisait sa première Réunion de haut niveau sur l’état de droit, lundi 24 septembre, et il a invité tous les États Membres à saisir cette occasion pour envoyer un message clair à ce sujet.

En ce qui concerne les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), dont la date butoir de réalisation, fixée à 2015, est toute proche, il a indiqué qu’il annoncerait la semaine prochaine des nouvelles mesures relatives à l’initiative « énergie pour tous ».  Je présenterai aussi l’état des progrès accomplis dans le cadre d’action pour l’initiative « Renforcer la nutrition » et dans le programme « Chaque femme, chaque enfant ».

La semaine prochaine, le Secrétaire général lancera en outre son initiative « L’éducation avant tout ».

Demain dans cette même salle, a-t-il ajouté, je lancerai mon rapport le plus récent sur le huitième OMD (partenariat mondial pour le développement), avec le soutien de mon Équipe de mobilisation pour les OMD.  Il a également annoncé que les membres du Groupe d’experts de haut niveau chargé de fournir des orientations pour le programme-cadre du développement pour l’après-2015 se réuniraient pour la première fois la semaine prochaine en vue d’envisager les mesures à prendre.

Revenant au contexte international actuel marqué par des actes de violence généralisée liée à l’intolérance, M. Ban a condamné ceux qui incitent délibérément à la haine et au sectarisme, ainsi que ceux qui alimentent les flammes de l’hostilité.  C’est le moment d’adopter un leadership politique et communautaire responsable, a-t-il lancé.

Alors que le Secrétaire général a entamé cette année son deuxième mandat à la tête de l’Organisation, il a rappelé les cinq impératifs qu’il a fixés: le développement durable, la prévention, un monde plus sûr, l’aide aux pays en transition, et l’aide aux femmes et aux jeunes.  La semaine prochaine, il fera le point sur ces objectifs et envisagera la voie à suivre.

À son avis, les efforts à mener doivent porter aussi sur la modernisation des Nations Unies par le biais d’une série de réformes et de partenariats.  Nous avons besoin d’un fort engagement de la part des dirigeants du monde, a-t-il rappelé.

M. Ban a ensuite répondu à une série de questions qui portaient essentiellement sur la Syrie et sur la flambée de violence qui a éclaté à la suite du film insultant sur le prophète Mahomet.

Au sujet de la Syrie, après avoir rappelé les réunions tenues par M. Brahimi la semaine dernière avec le Président Bashar Al-Assad et les dirigeants de l’opposition, ainsi que ses visites dans les camps de réfugiés syriens, il a déploré que les deux parties semblent déterminées à recourir à la force militaire pour parvenir à leurs fins.  L’Envoyé spécial conjoint est toujours dans la région, a-t-il dit, et il a eu de bonnes discussions avec les dirigeants de la Ligue des États arabes.

M. Brahimi sera à New York samedi, et il présentera ensuite son rapport au Conseil de sécurité, a annoncé Ban Ki-moon.  Nous aurons peut-être une stratégie à proposer aux autorités syriennes en vue d’un règlement.  Il faut que la violence cesse de tous les côtés, a-t-il dit, avant d’inviter tous les pays ayant une influence à œuvrer en ce sens.

Le Secrétaire général a également insisté sur la nécessité de laisser l’ONU poursuivre son travail humanitaire sur le terrain, en coordination avec les efforts du Croissant-Rouge et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).  Alors qu’il y a 2,5 millions de personnes affectées, 1,2 million de personnes déplacées et 300 000 réfugiés, il a lancé un appel pour atteindre l’objectif fixé en matière de financement.  Notre appel de 347 millions de dollars n’a été financé qu’à hauteur de 40%, a-t-il indiqué.

À propos du film incriminé, M. Ban a rappelé que ce genre de manifestation de colère avait déjà eu lieu il y a deux ans, après la publication de caricatures du Prophète.  « C’est malheureux, c’est honteux qu’il y ait toujours des provocateurs face aux croyances d’autres », a-t-il commenté.  Beaucoup de dirigeants mondiaux ont condamné fermement ce film et moi aussi, a-t-il dit, invitant les peuples du monde entier à respecter les valeurs et les croyances, la tradition et l’histoire d’autres communautés. 

Si la liberté d’expression est un droit fondamental de l’être humain, elle ne doit pas faire l’objet d’abus, a conclu le Secrétaire général.

Le Secrétaire général s’est aussi élevé contre les personnes qui jettent de l’huile sur le feu.  « J’exhorte au calme, à la raison, à la tolérance, au pardon. »  Il a souligné à cette occasion l’importance de l’Alliance des civilisations qui se réunira à l’Assemblée générale

Les autres questions* des journalistes ont porté sur l’impasse du processus de paix au Moyen-Orient, la demande pendante d’admission de la Palestine en tant que Membre de l’ONU, les tensions diplomatiques et incidents récents en Asie, ainsi que la question du nucléaire iranien.

Au début de cette conférence de presse, Ban Ki-moon a indiqué qu’il venait de rencontrer une « icone mondiale », Kami la poupée sud-africaine de Sesame Street, qui est la première poupée séropositive mise en scène dans ce programme.  Nous travaillons avec elle et toute la famille de Sesame Street pour promouvoir l’agenda de la santé mondiale, a-t-il expliqué, une des questions très importantes qui sera abordée à l’Assemblée générale.

* Pour l’intégralité de la conférence de presse, voir notre communiqué en anglais.

*   ***   *

À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.