Ban Ki-moon appelle les gouvernements et la société civile à faire front contre l’industrie du tabac

29 mai 2012
SG/SM/14317-OBV/1110

Ban Ki-moon appelle les gouvernements et la société civile à faire front contre l’industrie du tabac

29/05/2012
Secrétaire général
SG/SM/14317 OBV/1110
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BAN KI-MOON APPELLE LES GOUVERNEMENTS ET LA SOCIÉTÉ CIVILE À FAIRE FRONT CONTRE L’INDUSTRIE DU TABAC

Vous trouverez ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, 31 mai:

Cette année, nous célébrons la Journée mondiale sans tabac alors que l’industrie du tabac prend des mesures plus musclées que jamais pour saper les efforts menés en vue d’atténuer la menace que représente le tabac dans le monde.  Alors même que les gouvernements et la communauté médicale internationale essaient d’appliquer des mesures efficaces pour limiter le tabagisme et protéger la santé des gens, leurs efforts sont volontairement mis à mal par un secteur dont les produits tuent.

Le tabac tue: il provoque cancers, maladies cardiaques et affections respiratoires.  C’est l’un des principaux facteurs de risque évitables de maladies non transmissibles.  Tous les ans, quelque 5 millions de personnes meurent à cause du tabac.  Et le tabagisme passif fait 600 000 victimes.

Le tabac fait des ravages considérables et généralisés.  Il entrave le développement et accentue la pauvreté.  Tabac et pauvreté forment un cercle vicieux, car ce sont les pauvres qui fument le plus et qui sont les premières victimes des répercussions économiques et sanitaires du tabagisme.  L’argent dépensé pour acheter du tabac ne peut servir à se nourrir, à s’instruire et à se soigner.  Et le tabagisme progresse plus rapidement dans les pays à faible revenu, qui sont les moins bien armés pour faire face aux conséquences.

La communauté internationale a mis en place des instruments efficaces pour lutter contre le tabagisme et éviter que les politiques en matière de santé publique soient diluées par l’industrie du tabac.  La Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé pour la lutte antitabac, à laquelle 174 États sont parties, est l’un des instruments qui a, dans toute l’histoire des Nations Unies, suscité le plus rapidement l’adhésion depuis son entrée en vigueur en 2005.  Dans la Déclaration politique adoptée l’an dernier à l’occasion de la Réunion de haut niveau sur les maladies non transmissibles, la communauté internationale a réaffirmé qu’elle était résolue à freiner la consommation de tabac et à restreindre l’accès aux produits du tabac.

Il est essentiel de lutter contre le tabagisme pour atteindre les objectifs de développement que le monde s’est fixés.  Si nous ne redoublons pas d’efforts, le tabac pourrait tuer jusqu’à un milliard de personnes au XXIe siècle.  Les intérêts de l’industrie du tabac et ceux de la santé publique sont totalement opposés.  Depuis l’entrée en vigueur de la Convention-cadre, l’industrie est en guerre contre les mesures préventives qui ont été adoptées, sans jamais penser à la santé des gens.  Mais nos efforts ne sont pas vains.  Dans certains pays, le tabagisme a diminué, parfois jusqu’à 25%, trois ans seulement après l’adoption des mesures strictes de lutte contre le tabagisme prévues dans la Convention-cadre.

Aujourd’hui, alors que nous célébrons la Journée mondiale sans tabac, je prie instamment tous les gouvernements et la société civile à tout faire pour que l’industrie du tabac ne mine pas l’application de la Convention-cadre.  Faisons front aux offensives menées par cette industrie et luttons ensemble pour libérer le monde de l’emprise du tabac.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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