Journée mondiale de la liberté de la presse: Ban Ki-moon appelle à défendre les journalistes, qui sont de plus en plus la cible de violences et de menaces

1 mai 2012
SG/SM/14265-OBV/1097-PI/2029

Journée mondiale de la liberté de la presse: Ban Ki-moon appelle à défendre les journalistes, qui sont de plus en plus la cible de violences et de menaces

01/05/2012
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OBV/1097
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JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE: BAN KI-MOON APPELLE À DÉFENDRE LES JOURNALISTES,

QUI SONT DE PLUS EN PLUS LA CIBLE DE VIOLENCES ET DE MENACES


On trouvera ci-après le texte intégral du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai:


À l’ère des changements rapides et souvent historiques, l’importance d’une presse dynamique, indépendante et pluraliste est indéniable.


Dans la transformation que connaissent le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord depuis 18 mois, les médias sociaux, la téléphonie mobile et la télévision par satellite ont joué un rôle capital en créant un effet d’entraînement: l’appel à la dignité lancé par un simple marchand de légumes a conduit à la chute de régimes autocratiques et offert la possibilité à des millions de personnes de connaître, pour la première fois, la démocratie et de profiter de perspectives dont elles étaient privées depuis si longtemps.


Ce rôle est mis en évidence dans le thème choisi cette année pour marquer la Journée mondiale de la liberté de la presse: De nouvelles voix: la liberté des médias aide à transformer les sociétés.


La liberté de la presse permet aux gens d’avoir accès à l’information dont ils ont besoin pour prendre des décisions cruciales concernant leur vie.  Elle permet de responsabiliser les dirigeants, de dénoncer la corruption et de promouvoir la transparence dans la prise de décisions.  Elle sensibilise l’opinion et elle permet à différentes voix, en particulier à celles qui sans elle ne pourraient pas se faire entendre, de s’exprimer.


Mais la liberté de la presse reste fragile.  Chaque jour, des journalistes font face à de graves menaces alors qu’ils essaient de faire leur travail.  L’an dernier, plus de 60 journalistes ont été tués dans le monde et de nombreux autres ont été blessés.  Au 1er décembre 2011, d’après le Comité pour la protection des journalistes, 179 journalistes étaient placés en détention, soit 20 % de plus que l’année précédente et le nombre le plus élevé depuis les années 90.  Bien d’autres ont été réduits au silence ou censurés par des États, des entreprises ou des gens puissants.  Fait troublant, l’impunité dont jouissent ceux qui attaquent ou menacent des journalistes reste monnaie courante.


Je suis outré que les attaques contre des journalistes se multiplient.  J’appelle tous ceux qui sont concernés à empêcher ces violences et à en poursuivre les auteurs.  Les défenseurs de la liberté de la presse défendent nos droits et nous devons, nous aussi, défendre les leurs.


En septembre dernier, l’ONU a tenu sa toute première réunion interinstitutions consacrée à la sécurité des journalistes.  À l’issue de cette réunion, nous avons élaboré un plan d’action complet et le système des Nations Unies se mobilise pour sensibiliser l’opinion à cette question, aider les États Membres à renforcer leur cadre juridique en la matière et les encourager à enquêter sur les attaques commises contre des journalistes.


En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, engageons-nous à faire tout notre possible pour que les journalistes, que ce soit dans les médias classiques ou les nouveaux médias, puissent faire leur travail, qui contribue de manière essentielle à l’avènement d’une société plus forte, plus saine et plus pacifique.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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