Ban Ki-moon appelle la communauté internationale à redoubler de solidarité « pour que plus personne ne vive dans la peur de la tuberculose »

15 mars 2012
SG/SM/14164-OBV/1076

Ban Ki-moon appelle la communauté internationale à redoubler de solidarité « pour que plus personne ne vive dans la peur de la tuberculose »

15/03/2012
Secrétaire général
SG/SM/14164 OBV/1076
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BAN KI-MOON APPELLE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE À REDOUBLER DE SOLIDARITÉ

« POUR QUE PLUS PERSONNE NE VIVE DANS LA PEUR DE LA TUBERCULOSE »

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose, le 24 mars, qui a pour slogan cette année « Halte à la tuberculose de notre vivant »:

La tuberculose est une maladie qu’on néglige depuis trop longtemps.  Or cette négligence se traduit par des souffrances inutiles: rien qu’en 2010, près de 9 millions de personnes ont contracté l’infection et 1,4 million ont succombé à la maladie, dont 95% dans les pays en développement.  Ces chiffres font de la tuberculose la deuxième cause de mortalité d’origine infectieuse chez les adultes dans le monde.

Les ravages de cette maladie ne se limitent pas, loin s’en faut, aux personnes directement touchées.  La tuberculose a des effets dévastateurs sur les familles et sur nos sociétés.  Elle fait des millions d’orphelins.  Les enfants en contact avec des parents malades ont un risque élevé de contracter l’infection.  Le diagnostic et le traitement de la maladie étant souvent difficiles chez les enfants, beaucoup trop ne sont pas soignés.  C’est pourquoi cette année, nous devons nous donner pour objectif de sensibiliser aux conséquences de la tuberculose pour les enfants.

Il faut donner à ceux qui n’ont pas les moyens de lutter contre la maladie les soins et les traitements dont ils ont besoin pour être en bonne santé et mener une vie productive.

En agissant bien, nous pouvons vraiment faire avancer les choses.  Nous savons comment traiter toutes les formes de tuberculose, y compris les souches multirésistantes –que l’on a vu apparaître dans la plupart des pays– avant que ne se développent les manifestations graves qui coûtent très cher à soigner et entraînent des souffrances supplémentaires.  Là où nous avons pris des mesures fortes et éprouvées, nous avons réussi à faire nettement reculer le nombre de personnes infectées.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, notre action concertée a permis de faire chuter le taux de mortalité de 40% depuis 1990.  Quarante-six millions de personnes ont été guéries et sept millions de vies ont été sauvées depuis 1995 grâce au travail des organismes des Nations Unies, des gouvernements, des donateurs, des organisations de la société civile, des partenaires du secteur privé et des experts de la santé publique, mais aussi grâce à celui de dizaines de milliers de professionnels de la santé ainsi que des familles et communautés touchées.

Il nous faut maintenant être encore plus ambitieux et dire « Halte à la tuberculose de notre vivant », comme le proclame le slogan de la Journée mondiale de la tuberculose 2012.

J’appelle la communauté internationale à redoubler de solidarité pour que plus personne ne vive dans la peur de la tuberculose et de ses effets destructeurs.  Engageons-nous à donner à la tuberculose toute l’attention qu’elle mérite et à l’empêcher de continuer à tuer.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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