L’ONU lance une plateforme en ligne pour l’échange d’expériences en matière de transition postconflit: renforcement des institutions nationales pour garantir sécurité, justice et emploi

20 septembre 2012
PKO/319

L’ONU lance une plateforme en ligne pour l’échange d’expériences en matière de transition postconflit: renforcement des institutions nationales pour garantir sécurité, justice et emploi

20/09/2012
Communiqué de presse
PKO/319
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

L’ONU LANCE UNE PLATEFORME EN LIGNE POUR L’ÉCHANGE D’EXPÉRIENCES EN MATIÈRE DE TRANSITION POSTCONFLIT:

RENFORCEMENT DES INSTITUTIONS NATIONALES POUR GARANTIR SÉCURITÉ, JUSTICE ET EMPLOI

Les institutions nationales, qui instaurent la confiance entre les citoyens et l’État en offrant des améliorations tangibles en matière d’inclusion politique, de sécurité, de justice et d’emploi, sont le moyen le plus efficace de prévenir les conflits.  « La consolidation de la paix exige une grande souplesse, et des approches adaptées à une situation donnée.  Les capacités civiles sont d’une importance cruciale, et nous prenons des mesures pour être en mesure de déployer les experts appropriés au bon endroit au bon moment », a déclaré le Secrétaire général Ban Ki-moon.

De nombreux pays dans le monde ont à présent de l’expérience dans la construction et la transformation des institutions nationales à la suite d’un conflit ou d’une crise, que ce soit au niveau national ou dans leurs programmes de coopération à l’étranger.  L’Organisation des Nations Unies lance aujourd’hui une plateforme en ligne simple et pratique, qui rend accessibles ces expériences à d’autres pays engagés dans un processus de transition.  La plateforme, CAPMATCH, est ouverte aux États Membres ainsi qu’aux organisations non gouvernementales.  Elle s’inscrit dans le cadre de l’initiative de renforcement des capacités civiles de l’ONU, lancée l’an dernier.

Cette première version de lancement illustre le type de demandes et d’offres d’expérience que CAPMATCH vise à fournir.  Le Gouvernement du Libéria, par exemple, expose la nécessité de soutenir la mise en œuvre de sa stratégie nationale de développement des capacités.  Le Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU décrit un besoin de conseillers pour soutenir la réforme des institutions de la police, de la justice et des services pénitentiaires dans les pays où les missions de paix des Nations Unies contribuent à consolider les progrès au lendemain d’un conflit.

CAPMATCH vise à capter diverses expériences, en particulier celles des pays du Sud.  Parmi les premiers participants à cette plateforme figurent l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Maroc, le Brésil, l’Égypte, le Bénin, le Kenya, la Thaïlande et le Nigéria - ainsi que des organisations de Norvège, du Canada, d’Allemagne, du Royaume-Uni, de Suède et de Suisse, qui entretiennent des réseaux d’experts, originaires à la fois des pays du Nord et du Sud.

Certains participants connaissent des situations extrêmes de redressement à la suite d’un conflit, où les institutions nationales ont dû être reconstruites à partir de zéro dans des circonstances très difficiles, comme par exemple au Rwanda ou au Timor-Leste – ainsi que des processus de paix et de transition démocratique où les institutions étaient robustes mais ont dû être transformées pour servir les citoyens de manière égale et protéger les droits de l’homme, comme au Chili, en République tchèque, ou la transition démocratique espagnole des années 1970, le processus de paix en Irlande du Nord, en Croatie et en Bosnie-Herzégovine.

Le principe qui sous-tend CAPMATCH est celui d’un partenariat égal entre les pays, tout en reconnaissant qu’il n’existe pas de modèle unique pour le renforcement des institutions, et que les pays auront peut-être intérêt à explorer plusieurs types d’expérience et de les adapter à leurs propres contextes nationaux.  Les pays peuvent être à la fois demandeurs et fournisseurs d’expertise; la Côte d’Ivoire, par exemple, propose de partager l’expérience de son premier processus électoral suite au conflit, mais aussi son désir de poursuivre d’avantage d’échanges externes, tout en poursuivant la construction des fonctions de sa Commission électorale indépendante.  Le Timor-Leste offre son expérience dans le domaine des finances publiques et de la gestion des revenus pétroliers, tout en demandant une expertise dans celui de la formation professionnelle et de la création d’emplois.

L’Organisation des Nations Unies cherche à engager un large éventail de partenaires dans CAPMATCH, y compris les agences gouvernementales ayant une expérience sectorielle spécialisée, les petites et grandes ONG, et des associations de la diaspora.

« Je crois que CAPMATCH fera une réelle différence », a déclaré Sarah Cliffe, Conseillère spéciale et Sous-Secrétaire générale pour les capacités civiles.  « Je suis ravie que ce large éventail d’États Membres et d’ONG, dont deux tiers émanent des pays du Sud, se soit déjà inscrit.  J’encourage les autres organismes gouvernementaux et la société civile à y prendre part – plus l’éventail de la participation est large, plus CAPMATCH sera utile. »

Pour plus d’informations et pour participer à CAPMATCH, visitez le site suivant: https://capmatch.dfs.un.org; contactez M. Shahrooz Badkoubei de l’équipe des capacités civiles de l’ONU (badkoubei@un.org); ou rendez-vous sur le site Internet de l’ONU pour les moyens civils: www.civcapreview.org.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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