Conférence de presse du Représentant permanent de l’Allemagne, M. Peter Wittig après deux ans au Conseil de sécurité

14 décembre 2012
Conférence de presse

Conférence de presse du Représentant permanent de l’Allemagne, M. Peter Wittig après deux ans au Conseil de sécurité

14/12/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU REPRÉSENTANT PERMANENT DE L’ALLEMAGNE, M. PETER WITTIG APRÈS DEUX ANS AU CONSEIL DE SÉCURITÉ

« Les deux ans du mandat de l’Allemagne au sein du Conseil de sécurité ont coïncidé avec des bouleversements sans précédents dans le monde arabe », a déclaré, ce matin lors d’une conférence de presse, le Représentant permanent de l’Allemagne auprès de l’Organisation des Nations Unies qui s’apprête à quitter le Conseil, le 31 décembre 2012.

M. Peter Wittig a qualifié « de provocation inacceptable » le fait que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) vienne de lancer une fusée.  Il a indiqué qu’un projet de résolution était en cours d’examen pour, entre autres, renforcer les sanctions contre ce pays.  « La plupart des États membres du Conseil sont d’accord pour envoyer un signal fort à la RPDC », a affirmé M. Wittig.

S’agissant du Mali, il a invité le Conseil à faire sien le sentiment d’urgence et à adopter le projet de résolution dont il est saisi.  « L’option militaire doit être clairement sur la table afin de servir d’aiguillon au dialogue politique », a dit M. Wittig.

Le Représentant permanent n’a pas fait mystère de sa frustration devant la paralysie du Conseil sur la crise syrienne, qui est un « véritable désastre », a-t-il dit, d’autant plus que ces changements dans le monde arabe avaient ramené le Conseil sous les feux de l’actualité.

« Le Conseil a l’obligation d’empêcher qu’une crise ne s’aggrave, le plus tôt étant le mieux », a-t-il poursuivi, ajoutant que le Conseil devait tout de suite utiliser les outils à sa disposition comme il avait pu le faire pour la Libye ou le Yémen.  « Il ne faut pas attendre que le bilan humain devienne exorbitant », a-t-il dit, rappelant que le conflit en Syrie avait déjà fait plus de 40 000 victimes.

Le Représentant permanent a partagé une seconde conviction qui a guidé l’action de l’Allemagne au sein du Conseil, en l’occurrence, le rôle fondamental que doivent jouer les acteurs régionaux dans le règlement des conflits.

« Au cours de ces deux dernières années, la Ligue des États arabes a émergé comme un acteur de premier plan », a-t-il estimé, ajoutant qu’en septembre dernier, le Conseil avait, sous la présidence allemande, rappelé dans une déclaration présidentielle sa détermination à prendre des mesures concrètes pour renforcer sa coopération avec la Ligue arabe.

Au nombre des satisfactions au cours de ses deux années au sein du Conseil, M. Wittig a mentionné la distinction faite par la résolution 1989 (2011) entre les régimes de sanctions frappant les Taliban et Al-Qaida, « plus conforme à l’évolution de la situation en Afghanistan », et l’adoption de la résolution 2068 (2012) contre les récidivistes des violations des droits de l’enfant dans les conflits armés.

« L’adoption en juillet 2011, sous la présidence de mon pays, d’une déclaration présidentielle, par laquelle le Conseil exprime sa crainte de voir les effets des changements climatiques aggraver à long terme les menaces existantes à la paix et à la sécurité internationales, n’a pas été un mince exploit étant donné le contexte des discussions », a noté l’Ambassadeur allemand.

Abordant la réforme du Conseil de sécurité, M. Wittig a voulu que l’on aille au-delà des mesures cosmétiques et que l’on réfléchisse aux moyens de faire toute la place « aux puissances émergentes et aux premiers contributeurs du système des Nations Unies ».  À l’instar du Brésil, de l’Inde et du Japon, l’Allemagne réclame un siège permanent dans un Conseil réformé.

Le Représentant permanent a tenu à rappeler que l’Assemblée générale était l’enceinte de discussion de cette réforme structurelle du Conseil, qui est « universellement souhaitée ».

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