Conférence de presse de la Présidente de la Commission des droits de l’homme de l’OCI

14 décembre 2012
Conférence de presse

Conférence de presse de la Présidente de la Commission des droits de l’homme de l’OCI

14/12/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DES DROITS DE L’HOMME DE L’OCI

« Préparer l’Organisation de la coopération islamique (OCI) aux défis du 21e siècle », tel est l’un des objectifs de sa toute nouvelle Commission permanente indépendante des droits de l’homme, a expliqué cet après-midi sa Présidente, Mme Siti Ruhaini Dzuhayatin, lors d’une conférence de presse au Siège des Nations Unies à New York.

La Commission des droits de l’homme de l’OCI est une jeune institution qui a adopté son règlement intérieur à sa deuxième session en août dernier, à Ankara en Turquie.  Le règlement a ensuite reçu le blanc-seing du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’OCI chargé des moyens de mise en œuvre de la politique générale de l’Organisation.  La Commission des droits de l’homme aura un rôle consultatif auprès de lui.

La nouvelle Commission compte 18 commissaires choisis par les États membres et élus par le Conseil des ministres des affaires étrangères lors du Sommet de l’OCI qui s’est tenu en 2011, à Astana, au Kazakhstan.

Son règlement intérieur établi, elle doit maintenant entrer dans le vif du sujet en abordant des domaines plus substantiels, a expliqué la Présidente, citant en particulier les droits des minorités ou la violence domestique.  Un groupe de travail a aussi été créé pour conseiller les membres de l’OCI sur les moyens de lutter contre l’islamophobie et l’incitation à la haine religieuse.

Avec 57 États membres dispersés sur quatre continents, l’OCI est la deuxième organisation intergouvernementale la plus importante au monde, a rappelé M. Rizwan Saeed Sheikh, chargé des affaires culturelles au Secrétariat général de l’OCI.

M. Rizwan a assuré qu’en raison de sa jeunesse, la Commission sera à l’abri de toute politisation: « ses recommandations seront formulées de manière tout à fait indépendantes, les États étant libres de s’en inspirer ».  La Commission veut être une référence en matière de droits de l’homme dans le monde islamique.

La Présidente de la Commission a insisté sur le fait que son institution n’était pas encore tout à fait opérationnelle, fonctionnant actuellement sur un « mode de groupes de travail ».  Elle a vanté l’expertise des Commissaires qu’il s’agisse des droits de la femme, des droits de l’enfant ou du droit au développement pour lesquels un groupe de travail a été créé.

La Présidente a reconnu que les droits de la femme sont des questions complexes dans un environnement marqué par des mariages précoces et le fait que les jeunes filles et les femmes sont souvent considérées comme des citoyennes de deuxième classe.  Le mariage précoce ne trouve pas son origine dans l’Islam, a-t-elle tout de même rectifié, mais de l’interprétation de la religion par certains milieux conservateurs qui arguent de la nécessité d’éviter les unions illégitimes. 

La question devrait être mise à l’ordre du jour de la Commission afin de faire le bilan des meilleures pratiques: « chacun apprendra de l’expérience des autres ».  En revanche, la Commission a d’ores et déjà décidé d’envoyer une mission d’enquête sur les persécutions contre la minorité musulmane rohingya au Myanmar.

La Commission sera financée par les contributions volontaires des États membres de l’OCI.  Elle établira elle-même un budget prévisionnel qu’elle soumettra à l’Organisation, a précisé M. Rizwan Saeed Sheikh, chargé des affaires culturelles au Secrétariat général de l’OCI.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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