Conférence de presse sur le lancement de l’édition 2012 du « Global Peace Index »

14 juin 2012
Conférence de presse

Conférence de presse sur le lancement de l’édition 2012 du « Global Peace Index »

14/06/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE LANCEMENT DE L’ÉDITION 2012 DU « GLOBAL PEACE INDEX »

« Le monde s’est légèrement pacifié, l’année dernière, inversant ainsi la tendance des deux dernières années », ont démontré aujourd’hui trois spécialistes de l’« Institute for Economics and Peace (IEP) » qui présentaient le sixième « Global Peace Index » (GPI), l’indice de la paix dans le monde, publié chaque année. 

Si le monde avait été totalement en paix, l’économie mondiale aurait gagné 9 000 milliards de dollars, a indiqué M. Michael Shank, Vice-Président de l’IEP, au cours d’une conférence de presse donnée au Siège de l’ONU à New York, aux côtés de MM. Robert Powell, Rédacteur en chef au magazine « The Economist » et Daniel Hyslop, Directeur de recherche à l’IEP.

L’IEP est une organisation qui cherche à mettre en évidence les bénéfices chiffrés de la paix.  Il existe, a affirmé son Vice-Président, une relation directe entre paix et revenu national brut.  Chaque fois qu’un pays gagne 10 places au GPI, il augmente en moyenne son revenu national brut par habitant de 3 100 dollars.

Le GPI dessine le portrait de 158 pays à partir de 23 indicateurs allant des dépenses militaires aux relations avec les pays voisins en passant par le taux de la population carcérale.

Pour la première fois, a expliqué le Vice-Président de l’IEP, l’Afrique subsaharienne n’est plus la région la moins pacifiée même si la Somalie conserve sa mauvaise position pour la deuxième année consécutive.  Mais de manière globale, l’Afrique subsaharienne a été remplacée par l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.  La Syrie dégringole ainsi de 30 cases dans le classement, se plaçant à la cent-quarantième place.

Le Vice-Président a estimé qu’après six années de calcul, il est apparu que le niveau de paix dépend de huit facteurs: la gouvernance, le climat des affaires, la répartition des richesses, la liberté de la presse, le respect des droits de l’homme, les relations de bon voisinage, le taux de corruption et le niveau d’éducation.

L’absence de ces facteurs, dans certains pays, a fait perdre au monde 9 000 milliards de dollars en 2012, un réel obstacle à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Par rapport à l’an dernier, c’est tout de même une amélioration de 25%, soit 2 250 milliards de dollars.

Parmi les pays réunissant les conditions requises, le Vice-Président a cité l’Islande qui, pour la deuxième année consécutive, est le pays le plus pacifié, malgré la grave crise financière en 2008, ou le Japon, figurant parmi les 10 meilleurs élèves, malgré le tremblement de terre et le tsunami de 2011.  Cela montre que ces pays sont plus résistants aux chocs économiques, a-t-il fait observer.  La Grèce, par exemple, a chuté de 40 places au classement.

Le calcul du GPI a permis de dégager des tendances positives et négatives dans le monde.  Du côté positif, le Vice-Président a noté moins de terreur politique, moins d’actes terroristes, moins de dépenses militaires et moins de course à l’armement.  Le Sri Lanka, qui a mis fin à sa guerre civile, a fait un bon de 30 places. 

Du côté négatif, on voit, surtout au niveau national, un plus grand sentiment d’insécurité chez les gens, un plus grand risque de violence dans les manifestations, l’augmentation du nombre d’homicides et une criminalité plus violente.

Le GIP évalue la situation de chaque pays de manière holistique et pas seulement sur le plan économique, ont expliqué les experts. 

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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