Conférence de presse de la société civile et du monde des affaires sur l’économie verte, l’un des deux thèmes de Rio+20

4 mai 2012
Conférence de presse

Conférence de presse de la société civile et du monde des affaires sur l’économie verte, l’un des deux thèmes de Rio+20

04/05/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ET DU MONDE DES AFFAIRES

SUR L’ÉCONOMIE VERTE, L’UN DES DEUX THÈMES DE RIO+20

Moins de sept semaines avant la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), qui se tiendra dans la ville brésilienne du 20 au 22 juin, des représentants du monde des affaires et de la société civile* ont présenté aujourd’hui leur vision pour parvenir à « l’économie verte », l’un des deux thèmes de la Conférence, avec la création d’un cadre institutionnel pour le développement durable.

Les intervenants ont jugé trop lent le rythme des négociations du projet de document final de Rio+20, dont le second cycle, entamé le 23 avril dernier, s’achève aujourd’hui.  Même si la société civile ne participe pas à des négociations réservées exclusivement aux gouvernements, Mme Martina Bianchini, Présidente de l’Équipe spéciale sur l’économie verte de la Chambre de commerce internationale, a dit savoir que le texte intitulé « L’avenir que nous voulons » est désormais passé de 6 000 à environ 300 pages.

Le projet de document final, a-t-elle dit, réaffirme la volonté politique des gouvernements de parvenir à une économie verte et offre des outils pertinents pour le cadre institutionnel du développement durable.  Il comprend aussi un Plan d’action dans 18 domaines, dont l’alimentation, l’eau, les emplois verts, les infrastructures, les changements climatiques, l’éducation, le genre, les catastrophes naturelles ou encore la désertification.

Mais, a regretté M. Marcelo Furtado, Directeur exécutif de « Greenpeace Brésil », de nombreuses dispositions restent « entre crochets », c’est-à-dire toujours en négociation.  Il a toutefois mentionné une avancée hier, s’agissant de la surpêche.

Si les gouvernements sont mobilisés, le secteur privé est invité à s’engager plus sérieusement, a rappelé M. Michael Strauss, Directeur exécutif d’« Earth Media ».

La représentante de la Chambre de commerce internationale a en effet présenté la feuille de route des entreprises, guidée par deux principes, à savoir l’amélioration des performances « vertes » et une meilleure collaboration avec les gouvernements.  Une « Journée des affaires » sera d’ailleurs organisée à Rio+20.

Mais, M. Paul Quintos, d’« Ibon International », ONG philippine, a estimé que l’on mettait un peu trop l’accent sur le rôle du secteur privé.  « Nous craignons que la responsabilité de l’économie verte passe au secteur privé, ce qui entrainerait une logique dangereuse de profits. »

M. Adrian Fernandez, de l’ONG bolivienne « Earthinbrackets Youth », a partagé les mêmes craintes devant les risques inhérents à des ressources naturelles gérées presqu’exclusivement par des entreprises privées.  La meilleure solution, a concédé la représentante de la Chambre de commerce internationale, serait de combiner les engagements volontaires de la société civile et les mesures de régulation des gouvernements.

Toutefois, son collègue d’« Ibon International » n’a pas caché son malaise, conscient de « la réticence » des gouvernements à fixer des objectifs ambitieux en matière d’économie verte.  Les gouvernements doivent engager plusieurs réformes, dont celle de l’architecture financière internationale, pour mobiliser les ressources en faveur de l’économie verte et des pays en développement, a-t-il dit, avant de les exhorter à adopter des cadres solides de responsabilisation du monde des affaires. 

« Le processus de négociation, très lent, se fixe sur les intérêts nationaux », a déploré le représentant de « Greenpeace Brésil ».  « Les grands groupes devraient parler d’une seule voix. »  « Après les négociations décevantes sur les changements climatiques, il est important que la Conférence Rio+20 soit couronnée de succès. »

« Nous sommes encore loin du monde que nous voulons », a-t-il conclu, en faisant référence au slogan de Rio+20, « L’avenir que nous voulons ».  Le développement durable relève de la responsabilité de tous.

Le processus de négociation du projet de document final de Rio+20 a commencé à New York en janvier dernier.  Il s’est poursuivi entre le 19 au 27 mars, puis entre le 23 avril au 4 mai.  À ce jour, les dernières retouches devaient être apportées à Rio, du 13 au 15 juin.  Mais compte tenu du volume du document, 300 pages, certaines ONG ont dit craindre que les gouvernements n’aient à convoquer un autre cycle de négociations avant le rendez-vous de Rio.  

*     Le monde des affaires et la société civile forment les neuf « grands groupes » identifiés au Sommet de la Terre de 1992, à savoir les agriculteurs, les autochtones, les autorités locales, la communauté scientifique et technique, les entreprises et l’industrie, les femmes, les jeunes, les ONG, et les travailleurs ainsi que les syndicats.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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