Conférence de presse de Mme Radhika Coomaraswamy, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés

26 mars 2012
Conférence de presse

Conférence de presse de Mme Radhika Coomaraswamy, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés

26/03/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE MME RADHIKA COOMARASWAMY, REPRÉSENTANTE SPÉCIALE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

POUR LES ENFANTS ET LES CONFLITS ARMÉS

La Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Mme Radhika Coomaraswamy, a, cet après-midi devant la presse, dressé un compte rendu de sa récente mission au Soudan du Sud, insistant notamment sur la démobilisation des enfants enrôlés de force dans les milices armées, leur éducation et leur réintégration dans leurs familles et leurs communautés.

« L’un des messages à réitérer est de dire au Gouvernement du Soudan du Sud que l’éducation est la clef pour bâtir le futur du pays », a déclaré Mme Coomaraswamy, qui a effectué sa visite dans ce nouvel État d’Afrique du 11 au 15 mars dernier. 

Les enfants qui ont été démobilisés et retirés des rangs des factions armées devraient retrouver le chemin de l’école, a expliqué la Représentante spéciale, qui était l’invitée du Point de presse du Porte-parole du Secrétaire général, au Siège des Nations Unies, à New York.  Elle a souligné le fait que le Gouvernement du Soudan du Sud consacrait une part importante de son budget à l’éducation, même si celui-ci reste modeste. 

Le 12 mars, l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) s’est engagée, dans un accord signé avec la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et Mme Coomaraswamy, à libérer tous les enfants qui avaient été incorporés dans ses rangs.

Trois jours plus tard, lors de sa rencontre avec Mme Coomaraswamy, le Président du Soudan du Sud, M. Salva Kiir Mayardit, réaffirmait l’engagement du SPLA.

Selon la Représentante spéciale, cet accord lie également tous les groupes armés qui avaient déposé les armes et accepté l’amnistie du Gouvernement.

L’intégration sociale de ces enfants constitue un autre défi majeur dans une situation où il n’y a pas beaucoup d’opportunités économiques, a-t-elle ensuite assuré, précisant également que seuls 4% des enfants au Soudan du Sud fréquentent l’école secondaire.  

Mme Coomaraswamy a ajouté que les différents groupes, les chefs des communautés ainsi que les dirigeants religieux avaient un rôle à jouer dans le processus de réconciliation.  « Nous devons procéder à cette réconciliation entre les communautés, nous devons aussi stopper les cycles de violence », a-t-elle déclaré.

Près de 2 000 enfants doivent encore être démobilisés.  Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance se charge de ce processus avec le Ministère du bien-être social et la Commission du Soudan du Sud pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR). 

La Représentante spéciale a espéré que le processus de démobilisation et de réintégration des enfants se termine cette année.  Elle a noté l’étroite coopération du Gouvernement du Soudan du Sud à ce sujet.  En revanche, Mme Coomaraswamy a déploré le fait de ne pas avoir pu se rendre dans l’État du Jonglei en raison du début des opérations de désarmement et des conflits tribaux qui y prévalent.

L’autre objectif du voyage était d’évaluer les différents problèmes auxquels fait face le Soudan du Sud, notamment le manque d’infrastructures et les conséquences des opérations de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).  « Nous nous sommes assurés que les enfants capturés par la LRA soient libérés immédiatement et mis sous protection », a en particulier expliqué Mme Coomaraswamy.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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