La coopération entre les missions de la paix de l’ONU est un outil utilisé par nécessité et non par choix, rappelle M. Hervé Ladsous devant le Conseil de sécurité

12 décembre 2012
CS/10854

La coopération entre les missions de la paix de l’ONU est un outil utilisé par nécessité et non par choix, rappelle M. Hervé Ladsous devant le Conseil de sécurité

12/12/2012
Conseil de sécurité
CS/10854
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

6886e séance – après-midi


LA COOPÉRATION ENTRE LES MISSIONS DE LA PAIX DE L’ONU EST UN OUTIL UTILISÉ PAR NÉCESSITÉ

ET NON PAR CHOIX, RAPPELLE M. HERVÉ LADSOUS DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ


Cette coopération ne doit pas se faire aux dépens

du renforcement des capacités des missions, avertissent plusieurs États Membres


« La coopération entre les missions de maintien de la paix est un outil qui s’utilise par nécessité, et non par choix », a rappelé le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Hervé Ladsous, devant le Conseil de sécurité.


Il s’est ainsi fait l’écho des déclarations de plusieurs délégations qui ont vu dans cette coopération, par laquelle il faut entendre le transfert à titre temporaire de personnels ou équipements mis à disposition par les États Membres entre deux ou plusieurs missions souvent proches géographiquement, « l’exception plutôt que la règle ».


« La coopération intermissions ne saurait se substituer à la fourniture des capacités dont ont besoin les missions pour accomplir leurs tâches », a poursuivi M. Ladsous, qui a ajouté que cet outil, loin d’être nouveau, devrait être utilisé uniquement de manière temporaire, afin de combler des lacunes criantes ou de fournir des renforts lorsque les missions sont à leurs pics d’activité. 


« Des hélicoptères de transport militaires ont ainsi été transférés de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) à la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) afin de faire face à la crise dans l’État de Jonglei », a-t-il indiqué.  Cette coopération, en remédiant à des lacunes capacitaires au sein d’une mission, peut ouvrir une brèche similaire au sein d’une autre mission, a-t-il précisé. 


M. Ladsous a expliqué que le manque récurrent de certains équipements critiques, tels que les hélicoptères de transport militaires, la flexibilité de cet outil et le contexte financier marqué par des ressources de plus en plus rares, est l’une des raisons qui ont fait que cette coopération devienne de plus en plus attrayante.


« Il s’agit d’une roue de secours », a affirmé la Secrétaire générale adjointe à l’appui aux missions, Mme Ameerah Haq, qui a fait remarquer que la coopération entre les missions ne pouvait en aucun cas être considérée comme une formule magique de solutions à long terme. 


« Mais il est tout aussi vrai que cette coopération est particulièrement utile pour les réactions à court terme afin de faire face à une crise », a-t-elle indiqué, en ajoutant que tout retard dans la mise sur pied d’une présence sur le terrain pouvait avoir un impact négatif sur les chances de voir la mission remplir son mandat. 


Si certaines délégations, à l’instar de celle de la France et des États-Unis, lui ont emboîté le pas, le représentant de l’Inde, dont le pays est un important contributeur de troupes, a critiqué le fait que la coopération intermissions soit utilisée, non pas pour augmenter l’efficacité des missions, mais pour diminuer les ressources mises à disposition de chacune d’entre elles.  « Une coopération intermissions axée uniquement sur les enjeux financiers ne ferait que réduire son efficacité », a-t-il mis en garde, en souhaitant dans le même temps que les pays contributeurs de troupes puissent adapter leur contribution au cas par cas.


« Cette coopération n’a pas seulement pour but de faire des économies », lui a répondu le délégué du Royaume-Uni, qui a souligné que la coopération intermissions avait permis d’accroître de manière substantielle l’efficacité des déploiements.


Cette coopération offre un certain nombre d’avantages qui ont permis d’améliorer la qualité des opérations de maintien de la paix, a-t-il soutenu, alors que le délégué de la Fédération de Russie a invité le Conseil à établir avant tout des mandats réalistes.


Le Ministre portugais des affaires étrangères, qui assistait au débat, a plaidé, pour sa part, pour une approche plus intégrée et coordonnée des opérations de maintien de la paix, en soulignant « la complexité et la diversité croissantes de leurs tâches ».


Alors que le représentant du Pakistan a demandé que les pays contributeurs de troupes disposent du temps nécessaire pour consentir au transfert de capacités demandé, le Secrétaire général adjoint a appelé de ses vœux la mise en place d’un cadre léger et flexible relatif à la coopération intermissions.


« Ce cadre permettrait aux pays contributeurs de troupes, au gouvernement du pays hôte de la mission et au Conseil de planifier une telle coopération chaque fois que cela est nécessaire », a conclu M. Ladsous.


OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX DES NATIONS UNIES


Déclarations


M. HERVÉ LADSOUS, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a tout d’abord rappelé qu’il n’y avait pas de définition officielle de la coopération intermissions.  Cette forme de coopération n’est pas, a-t-il précisé, un nouvel outil à disposition du Conseil et des pays contributeurs de troupes et de police pour appuyer la mise en œuvre des mandats de maintien de la paix.  M. Ladsous a rappelé que l’opération de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine (MINUBH), il y a 13 ans, avait mis à disposition 27 membres du personnel en uniforme pour appuyer le lancement de la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK).  « En 2012, plusieurs opérations ont mis à disposition des observateurs militaires en vue du lancement de la MISNUS en Syrie », a-t-il affirmé, en notant que dans ces deux cas, la mise à disposition du personnel en uniforme avait été effectuée avec le consentement préalable des pays fournisseurs de troupes concernés.


Mentionnant les facteurs qui ont rendu la coopération intermissions de plus en plus attrayante, le Secrétaire général adjoint a cité le manque récurrent de certains équipements critiques, tels que les hélicoptères de transport militaires, la flexibilité de la coopération intermissions, les appels répétés de l’Assemblée générale et du Conseil en vue de l’établissement de synergies entre missions déployées dans une proximité géographique et le climat financier qui a vu dans la coopération intermissions un outil pour une utilisation plus rationnelle de ressources de plus en plus rares.


Mentionnant les exemples d’une telle coopération depuis janvier 2006, le Secrétaire général adjoint a présenté les leçons qui peuvent en être tirées.  « Tout d’abord, toutes les fois que les personnels et les équipements de pays contributeurs de troupes sont impliqués, la coopération intermissions exige le consentement préalable de ces pays, du pays hôte de la mission et, en général, du Conseil de sécurité », a-t-il assuré, en ajoutant que tout retard dans l’obtention de ce consentement réduisait l’impact de ce renforcement temporaire.  Il a cité l’exemple du transfert de capacités de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) à l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), alors que la situation à Abidjan avait commencé à se stabiliser.


M. Ladsous a ensuite rappelé que la coopération intermissions avait été utilisée jusqu’à présent comme une mesure temporaire, afin de combler des lacunes criantes ou de fournir des renforts lorsque les missions sont à leurs pics d’activité.  « Des hélicoptères de transport militaires ont ainsi été transférés de la MONUSCO à la MINUSS afin de faire face à la crise dans l’État de Jonglei », a-t-il indiqué.


« Les cas de coopération intermissions peuvent survenir en lien avec des évènements prévisibles, tels que la tenue d’élections, de référendums ou de recensement, ou bien lors d’événements imprévisibles, comme des crises sécuritaires ou bien des catastrophes naturelles », a-t-il expliqué.  M. Ladsous a ajouté que la survenue d’évènements imprévisibles rendait plus difficile la planification, ainsi que l’obtention du consentement des pays contributeurs de troupes et de police, du pays hôte de la mission ou du Conseil.  « Enfin, la coopération intermissions est un outil qui s’utilise par nécessité, et non par choix », a rappelé M. Ladsous, qui a ajouté que cet outil devrait être utilisé uniquement de manière temporaire.  La coopération intermissions ne saurait se substituer à la fourniture aux missions des capacités nécessaires à l’accomplissement de leurs tâches, a poursuivi M. Ladsous.  Il a assuré que cette coopération, en remédiant à des lacunes capacitaires au sein d’une mission, ouvrait une brèche similaire au sein d’une autre mission.  « La coopération entre les missions comble un manque d’effectifs ou d’équipements de manière temporaire et sur une échelle limitée », a-t-il précisé.


En conclusion, le Secrétaire général adjoint a indiqué que le consentement préalable des pays contributeurs de troupes, du gouvernement du pays hôte et du Conseil de sécurité était l’élément clef de la coopération intermissions.  « Il serait opportun d’explorer la possibilité de mettre en place un cadre léger et flexible relatif à la coopération intermissions, et qui permettrait aux pays contributeurs de troupes, au gouvernement du pays hôte et au Conseil, de planifier une telle coopération chaque fois que cela est nécessaire », a affirmé M. Ladsous.


Mme AMEERAH HAQ, Secrétaire générale adjointe à l’appui aux missions, a expliqué que la coopération entre les missions de maintien de la paix visait à ce que les Casques bleus et le personnel civil, ainsi que les équipements militaires et autres, puissent être redéployés rapidement dans un autre champ d’opérations.  Il peut s’agir d’un appui temporaire avant un retour éventuel vers le lieu d’origine, a-t-elle précisé.  C’est pourquoi, il faudrait prévoir, voire anticiper, le soutien logistique en termes de carburant ou de maintenance.


Les militaires et les civils sont déployés dans un contexte où le facteur temps a son importance, a souligné Mme Haq.  Ainsi, tout retard dans la mise sur pied d’une présence sur le terrain peut avoir un impact négatif sur les chances de voir la mission remplir son mandat.  Elle a cité la création de la Mission de supervision des Nations Unies en République arabe syrienne (MISNUS) dont le déploiement a été source d’enseignements.  La proximité géographique de l’appui apporté par d’autres missions est essentielle, a-t-elle fait observer.  Ainsi, le soutien de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et de la Force des Nations Unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) a été essentiel lors du déploiement de la MISNUS qui a pu ainsi atteindre son niveau opérationnel en un mois seulement, peu après l’autorisation du Conseil de sécurité, a-t-elle rappelé.  Dans le même temps, il a néanmoins fallu veiller à ne pas trop réduire les effectifs et matériel de la FINUL et de la FNUOD.  Mme Haq a cependant reconnu que les événements en Syrie avaient éclipsé de manière tragique le déploiement rapide de la MISNUS, alors que celui-ci n’aurait incontestablement pas pu se faire sans le renfort des missions déployées dans la région.


Comme l’a noté M. Hervé Ladsous, a-t-elle relevé, il s’agit d’une roue de secours: la coopération entre les missions ne peut en aucun cas être considérée comme une formule magique de solutions à long terme.  Mais il est tout aussi vrai que cette coopération est particulièrement utile pour les réactions à court terme afin de faire à une crise.  Par exemple, les contrats conclus avec des transporteurs aériens pour le soutien aux opérations de maintien de la paix comportent une disposition permettant de faire appel à eux pour le soutien intermissions.


Cela s’inscrit dans les efforts d’optimisation effectués par le Département de l’appui aux missions.  Lors du séisme de 2010 en Haïti par exemple, des gros porteurs utilisés par la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont pu être utilisés au profit de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).  Les avions affrétés par la MONUSCO ont, à nouveau, été mis à contribution en janvier dernier pour faire face à la crise en Côte d’Ivoire.  Cette souplesse est aussi illustrée dans des échanges de personnels civils, a indiqué Mme Haq en citant quelques exemples.  Elle a aussi expliqué que la coopération entre les missions déployées au Soudan avait permis d’apporter un soutien critique aux Casques bleus sur le terrain afin de contourner les obstacles mis à la délivrance rapide de visas par exemple.


Mme Haq a attribué cette efficacité à une expérience de plusieurs décennies dans le domaine de l’appui aux missions.  Le maintien de la paix ne doit pas être vu comme une constellation de missions indépendantes mais plutôt comme une action planétaire par laquelle l’ONU peut renforcer sa présence et apporter des gains en matière de synergie et d’efficacité pour le profit des missions et de son personnel.  Elle a noté le rôle incomparable, joué dans ce cadre, par le Centre de service régional d’Entebbe et par le Centre de service mondial de Brindisi.


M. PAULO PORTAS, Ministre des affaires étrangères du Portugal, a fait le bilan des deux années de mandat de son pays au sein du Conseil de sécurité, qu’il a qualifiées de « particulièrement intenses » avec, notamment, la contribution du Conseil à l’instauration des transitions démocratiques en Libye et au Yémen.  Il a toutefois déploré qu’en ce qui concerne la République arabe syrienne, force est de reconnaître que le Conseil n’a pas été en mesure d’apporter une contribution efficace pour mettre fin à la violence et aider à répondre aux aspirations légitimes du peuple syrien.  Il a également formé l’espoir que la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État observateur non membre contribue à la reprise de négociations crédibles entre les parties en vue d’un accord global.  En Afrique, en dépit de la nouvelle crise en République démocratique du Congo, et des nouveaux défis au Mali et au Sahel, le Conseil a joué un rôle important dans la stabilisation de la situation en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire et au Libéria, a-t-il souligné.  Par ailleurs, l’appui résolu que le Conseil a apporté au peuple du Soudan du Sud dans ses efforts visant la création d’un État a également abouti à son adhésion aux Nations Unies.  Enfin, le Timor-Leste est un autre exemple où un peuple a triomphé.  Le Portugal est particulièrement fier d’avoir participé, aux côtés des Nations Unies, au succès de la mission de maintien de la paix.  Face à sa tâche gigantesque et aux nouveaux défis mondiaux, il est essentiel que le Conseil de sécurité maintienne son rôle en tant qu’organe international chargé de préserver la paix, et d’agir de manière prompte, efficace et crédible pour relever ces défis, a recommandé M. Portas.


Le Ministre a souligné qu’aujourd’hui, le maintien de la paix était l’activité phare de l’ONU, voire le symbole le plus visible de la présence de l’ONU dans différentes régions, en rappelant qu’à ce jour, il existe 16 opérations de maintien de la paix et un certain nombre de missions politiques spéciales, employant plus de 100 000 femmes et hommes –personnel civil, militaire, et de police– pour exécuter les tâches mandatées par le Conseil.  Tous ceux qui servent les Nations Unies sur le terrain méritent d’être félicités, constamment épaulés, respectés et protégés, a-t-il insisté, avant de souligner qu’au cours des 10 dernières années, 23 000 soldats de la paix portugais avaient participé à plusieurs missions des Nations Unies, et à des opérations de l’Union européenne et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).


Le Ministre portugais des affaires étrangères a ensuite indiqué qu’étant donné la complexité et la diversité croissantes des tâches sollicitées, il était nécessaire d’adopter une approche plus intégrée et coordonnée pour les opérations de maintien de la paix.  De même, il a recommandé des approches et des réponses régionales aux demandes régionales, et fait remarquer qu’une telle approche avait réussie, notamment en Afrique de l’Ouest grâce à la coopération intermissions comme dans le cas des missions au Libéria et en Côte d’Ivoire.  Cela sera d’autant plus pertinent lors du débat sur une stratégie intégrée pour le Sahel, a-t-il déclaré.  M. Portas a néanmoins appelé à veiller à ce que les mesures prises dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée ne contribuent pas à transférer la menace aux pays voisins.  Là encore une approche régionale est fondamentale, a-t-il souligné.  Partant, la lutte contre le fléau de l’Armée de résistance du Seigneur serait inconcevable sans une stratégie régionale impliquant les missions stationnées dans la région des Grands Lacs, au Soudan et au Soudan du Sud, et en étroite coopération avec tous les gouvernements concernés, a expliqué M. Portas.  Une telle coopération entre les missions a été déterminante pour le lancement de nouvelles opérations, comme ce fut le cas récemment avec la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie, qui a bénéficié des contributions d’autres missions dans la région.


M. PAVAN KAPOOR, du Ministère des affaires étrangères de l’Inde, a tout d’abord rappelé que 100 000 soldats indiens avaient servi au sein des opérations de maintien de la paix des Nations Unies depuis les années 1950.  Il a ensuite déploré que l’augmentation des ressources ne soit pas allée de pair avec l’élargissement des mandats des missions, qui doivent faire, de l’avis du Ministre, « toujours plus avec moins ».


« Durant les deux années de mandat de l’Inde au sein de ce Conseil, nous avons été les témoins des efforts incessants pour élargir les mandats sans que ne soient prévues les mesures permettant de remédier au manque de ressources constaté », a-t-il affirmé.  M. Kapoor a ensuite rappelé que la coopération intermissions était utilisée, non pas pour augmenter l’efficacité des missions, mais pour diminuer les ressources mises à disposition de chacune d’entre elles.  « L’échange d’équipements entre les missions fait partie de cette tendance », a-t-il ajouté.


Le Ministre s’est dit convaincu que les échanges d’information entre les missions géographiquement proches, ainsi que le partage des stratégies concernant les trafics illicites transfrontières ou les programmes de démobilisation et de désarmement, pouvaient améliorer l’efficacité de ces missions.  « Néanmoins, de tels partages et stratégies doivent être conduits en consultation avec le leadership de ces missions et les pays hôtes et ne sauraient être imposés par le Siège », a-t-il dit.


M. Kapoor a ensuite prévenu qu’une coopération intermissions axée uniquement sur les enjeux financiers ne ferait que diminuer son efficacité.  Il a indiqué que le transfert de troupes et d’équipements d’une mission à une autre devrait également contribuer à régler les questions budgétaires afférentes, ainsi que les difficultés juridiques soulevées, telles que les immunités.  « Enfin, les pays contributeurs de troupes devraient pouvoir adapter leur contribution au cas par cas », a-t-il insisté, en ajoutant qu’une révision des mémorandums d’accord n’était pas forcément la solution attendue.


M. ZAHEER LAHER (Afrique du Sud) a déclaré que la coopération entre les missions de maintien de la paix devrait être considérée comme un complément et non pas comme une fin en soi.  Si une mission est en situation d’échec, ce n’est pas la coopération entre les missions qui peut y remédier, a-t-il averti.  La coopération triangulaire entre le Conseil de sécurité, le Secrétariat de l’ONU et les pays contributeurs de troupes est fondamentale dans le cadre de cette coopération.  La proximité géographique peut permettre par ailleurs d’organiser des activités de formation au profit de plusieurs missions, a également noté le représentant de l’Afrique du Sud.


M. MOHAMMAD MASOOD KHAN (Pakistan) a indiqué que le transfert de personnels et d’équipements devrait se faire au cas par cas.  Le Pakistan, pays contributeur de troupes, n’a jamais refusé un tel transfert, a-t-il poursuivi, en rappelant que des soldats pakistanais de la Mission des Nations Unies au Libéria étaient venus en renfort à l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire en 2011.  Le délégué a tenu à souligner l’importance du contrôle administratif et financier sur les actifs transférés d’une mission à une autre et a souhaité que les coûts afférents fassent l’objet d’un calcul précis.  Il a ensuite plaidé pour que des ressources supplémentaires soient fournies aux missions de la paix, avant de préconiser l’adoption de modalités standards pour la coopération intermissions.


Rappelant qu’il n’y avait pas de définition universelle de la coopération intermissions, le représentant a demandé que les pays contributeurs de troupes disposent du temps nécessaire pour consentir au transfert de capacités demandées.  « La coopération intermissions est justifiée par l’urgence.  Elle doit être l’exception et non pas la règle », a-t-il rappelé, avant de proposer la tenue de réunions biannuelles ou triannuelles entre les responsables des missions qui sont géographiquement proches pour explorer les moyens de répondre aux défis communs.


M. FERNANDO ALZATE (Colombie) a plaidé en faveur de la coopération entre les missions de maintien de la paix, notamment l’utilisation conjointe de ressources de différentes opérations déployées par les Nations Unies.  Cela permet une certaine souplesse pour appuyer, de manière temporaire, une mission dans un moment critique, a-t-il expliqué.  En ce qui concerne la coopération en termes d’échange d’informations et d’expériences, il a souhaité qu’elle se pratique de manière permanente et coordonnée, en tenant compte des priorités des pays concernés ou des missions présentes dans la région.  Il faut cependant s’assurer que la coopération entre les missions s’intègre dans les mandats et permette de mieux comprendre la situation sur le terrain, a-t-il dit.  M. Alzate a également conseillé, dans le cadre de la coopération intermissions, de prendre en compte les contraintes financières et de ressources humaines.


Cette coopération doit également pouvoir compter sur la participation coordonnée du système des Nations Unies, avec l’approbation des pays fournisseurs de contingents pour l’utilisation de leurs troupes et la volonté politique des pays hôtes.  Le représentant s’est félicité de la coopération qui est pratiquée dans la zone frontalière entre la Côte d’Ivoire et le Libéria.  Il a par ailleurs invité à renforcer les processus de coordination entre le Département des affaires politiques, celui des opérations de maintien de la paix, ainsi que le Bureau d’appui à la consolidation de la paix.  De son côté, le Conseil de sécurité peut contribuer à l’amélioration de la coordination des activités et des ressources logistiques et administratives des différentes missions, a-t-il estimé.


M. GERT ROSENTHAL (Guatemala) s’est félicité de l’organisation de cette session d’information permettant un échange de points de vue sur les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, auxquelles le Guatemala attache une grande importance et auxquelles il contribue en Afrique, au Moyen-Orient et en Haïti.  Cette participation a permis au Guatemala de voir combien les efforts réalisés par les Nations Unies pour le maintien de la paix ont évolué, que ce soit dans la conception des opérations ou dans le champ opérationnel.  L’augmentation du nombre d’opérations complexes et de la demande de ressources est un défi qui demande la participation du Conseil de sécurité comme des pays qui fournissent des contingents à l’ONU, a souligné le représentant.


L’un des nouveaux défis tient dans la façon d’améliorer la coopération entre les missions, a fait remarquer M. Rosenthal, en précisant que si des progrès ont été accomplis en la matière, ils restent modestes.  À cet égard, il a encouragé le Secrétariat à explorer tous les obstacles et toutes les opportunités avec les pays participants afin d’en informer le Conseil.  Une plus grande coopération s’impose dans le contexte actuel de restrictions budgétaires et de l’évolution des missions de maintien de la paix vers des conflits transfrontaliers.  L’échange d’information est d’autant plus important que les pays souhaitant participer aux missions ont besoin de données précises avant de s’engager.  En conclusion, M. Rosenthal a déclaré que le Conseil de sécurité devrait jouer un rôle clef pour promouvoir la coopération entre les missions, avec prudence et en respectant les mandats de chaque mission ainsi que les mémorandums d’accord que les pays fournisseurs de troupes ont signés avec les Nations Unies.


Mme GUO XIAOMEI (Chine) a déclaré que les opérations de maintien de la paix faisaient face à des besoins croissants, en notant la coopération croissante entre elles, ce qui implique de faire montre d’une certaine souplesse.  Si la Chine est favorable à la coopération intermissions, elle estime que celle-ci doit obtenir l’autorisation préalable à la fois du Conseil et du ou des pays concernés.  Son objectif est de mettre en œuvre plus efficacement les décisions du Conseil, a-t-elle rappelé, en précisant que cela suppose aussi au départ de dégager des ressources suffisantes.  La représentante de la Chine a souligné qu’il était essentiel que le Secrétariat tienne le Conseil informé des initiatives en matière de coopération intermissions.


M. KODJO MENAN (Togo) a indiqué que son pays, tout en saluant la coopération intermissions, souhaitait que soient pris en compte certains paramètres tels que l’efficacité de l’opération, le respect des mandats initiaux et l’avis des pays contributeurs de troupes.  En effet, le déploiement d’une mission dans un autre pays devra se faire de sorte à ne pas créer ou favoriser la résurgence de l’insécurité qui  avait nécessité sa mise en place dans le pays de départ, a-t-il ajouté.  Le représentant a en outre indiqué que, pour une plus grande efficacité, il importait d’assurer une bonne répartition et une coordination judicieuse des tâches à accomplir avec la détermination bien précise des responsabilités dans le commandement.  De toute évidence, le résultat escompté est d’optimiser les chances de réussite de la mission de paix avec des moyens réduits, et la coopération intermissions n’a de sens que si elle s’effectue à l’intérieur d’une même région.


À l’instar des redéploiements en Afrique de l’Ouest et au Moyen-Orient, le Togo estime qu’une coopération devrait pouvoir exister entre les missions opérant dans d’autres régions du monde lorsque le besoin se fait sentir, notamment en Afrique de l’Est, avec, bien entendu, le consentement des pays qui ont fourni les troupes et avec un mandat déterminé, a indiqué son représentant.  M. Menan a d’ailleurs indiqué que le Département des opérations de maintien de la paix et le Département de l’appui aux missions avaient un rôle significatif à jouer dans ce domaine.  Le Togo estime que la coopération intermissions ne devra pas concerner uniquement le redéploiement de troupes et de matériels, et aller au-delà pour prendre en compte le partage d’informations et de renseignements.  Ce type d’actions est très utile, surtout dans la lutte contre les trafics transfrontaliers de tous genres, qui s’opèrent en toute impunité, comme c’est le cas à la frontière entre le Libéria et la Côte d’Ivoire.  Au-delà de la volonté de faire vite et bien, le Togo estime que toute résolution du Conseil de sécurité autorisant la création d’une force de maintien de la paix devrait prendre en compte l’environnement dans lequel elle sera déployée et prévoir une disposition relative à la coopération entre la nouvelle mission et d’autres missions opérationnelles dans la région.  Son représentant a estimé que cette coopération pourrait, par la suite, être adaptée au fur et à mesure de l’évolution de la situation sécuritaire. 


M. PHILIPPE BERTOUX (France) a rappelé que le principe de la coopération entre les missions était un des aspects de la réflexion sur la réforme des opérations de maintien de la paix que la France a engagée en 2009 conjointement avec le Royaume-Uni.  Il a estimé que la coopération intermissions était de nature à améliorer l’efficience des opérations de maintien de la paix en permettant une meilleure gestion de ressources, une optimisation de l’emploi des moyens consacrés aux opérations de maintien de la paix et une mutualisation ou un redéploiement temporaire de moyens des missions déployées dans la même région.  Face aux menaces, la coopération entre les missions est une réponse adaptée et performante afin de renforcer ponctuellement, en hommes et en matériels, les missions qui en ont besoin.


Le représentant a cité en exemple la coopération entre l’ONUCI et la MINUL en Afrique de l’Ouest durant la crise postélectorale qui, a-t-il rappelé, avait joué un rôle clef pour renforcer l’ONUCI en personnels et en hélicoptères d’attaque au moment où celle-ci en avait le plus besoin.  Cette coopération intermissions a été utilisée aussi de manière préventive, au profit de l’ONUCI pendant les élections législatives ivoiriennes de décembre 2011 et, réciproquement, au profit de la MINUL pendant les élections générales libériennes en novembre 2011, a-t-il ajouté.  Le représentant de la France a aussi indiqué que cette coopération garantissait que l’une des deux missions pourra toujours compter sur le soutien de l’autre, au moment où le Conseil travaille à une réduction ordonnée du volume de Casques bleus déployés en Afrique de l’Ouest.


Pour tirer davantage partie de ce dispositif, dont la souplesse doit être préservée, M. Bertoux a appelé à des progrès dans deux domaines.  Il est tout d’abord important de bien prendre en compte dans notre réflexion toutes les composantes des missions, militaires, policières et civiles et tous les types de ressources, matérielles, unités, spécialistes.  Au-delà de la mutualisation nécessairement temporaire des capacités, notamment des capacités aériennes parfois trop rares comme des hélicoptères, la coopération intermissions doit donc être encouragée, voire rendue systématique, pour mutualiser des structures d’appui logistique.  Ceci permet de rationaliser de manière substantielle le Département de l’appui aux missions, et pour partager le renseignement, de prendre en compte la dimension régionale des crises.  Ceci s’explique surtout lorsque des missions sont déployées de part et d’autre d’une frontière et que des processus complexes comme ceux de désarmement-démobilisation-réintégration (DDR) sont en cours, a-t-il estimé.


La coopération des missions entre elles, au même titre que celles-ci avec les bureaux de consolidation de la paix, ou avec les organisations régionales, doit permettre de rendre plus efficace la lutte contre les menaces transversales susceptibles de déstabiliser des régions entières, a souligné le représentant de la France.  Ainsi, il a indiqué que, pour répondre au danger présenté par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) en Afrique centrale, la MONUSCO, la MINUSS et la MINUAD ont été encouragées à partager leurs informations et leurs expériences dans le cadre de la stratégie régionale de lutte développée par l’ONU.  Il a fait remarquer que la coopération ONUCI-MINUL avait franchi une nouvelle étape cette année, avec un meilleur partage du renseignement, des opérations coordonnées de part et d’autre de la frontière et un appui aux deux Gouvernements ivoirien et libérien pour qu’ils renforcent leur propre coopération sécuritaire. 


M. Bertoux a appelé à poursuivre et renforcer cette stratégie intégrée, afin de progresser sur le désarmement des combattants et la sécurisation de la zone frontalière ivoiro-libérienne.  Il est indispensable d’établir une base juridique plus claire, a-t-il souligné, en souhaitant que la dimension de la coopération entre les missions soit intégrée dans la planification opérationnelle dès le montage des opérations.  M. Bertoux a estimé que l’introduction d’un langage standard dans les Mémorandums d’accord était de nature à faciliter la coopération, tout en respectant les mandats assignés par le Conseil de sécurité à chaque mission et en assurant une bonne coordination avec les États contributeurs de troupes.  Pour que la coopération intermissions puisse encore progresser, M. Bertoux a estimé qu’il était important de rationnaliser les moyens disponibles pour le maintien de la paix.


M. JOSEPH TORSELLA (États-Unis) a fait remarquer que l’ONU n’avait parfois pas d’autre choix pour répondre à une crise que de tirer profit des ressources d’une mission de la paix, et ce, afin de faire face aux dangers les plus pressants.  De tels dangers peuvent, en outre, concerner plusieurs missions géographiquement proches, a-t-il fait observer, en ajoutant qu’il était logique de créer un appui logistique commun à de telles missions.  Il a ensuite plaidé pour un renforcement de la coopération intermissions, à condition que cela ne se fasse au détriment d’une mission en particulier.  Les modalités d’une telle coopération ne sauraient remplacer la nécessité d’une meilleure planification des missions de la paix à long terme, a-t-il rappelé.


Le délégué des États-Unis a ensuite souligné les bénéfices importants de la coopération des missions des Nations Unies déployées en Afrique de l’Ouest, en citant, à ce titre, l’appui fourni par la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) à l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).  Les efforts pour une prévisibilité accrue de l’appui logistique fourni aux missions ont d’ores et déjà permis un meilleur partage des équipements en nombre limité, comme les avions militaires de transport, a-t-il dit.  Avant de conclure, il a exhorté le Secrétariat à explorer les pistes permettant de renforcer la coopération intermissions, étant donné qu’une telle coopération ne saurait se substituer au renforcement des capacités des missions.  « Le Conseil a la responsabilité de prévoir que chaque mission dispose des ressources nécessaires », a-t-il rappelé.


M. MARK LYALL GRANT (Royaume-Uni) a déclaré que la coopération intermissions était devenue un élément important du déploiement des opérations de maintien de la paix, en citant en particulier le partage d’aéronefs.  La rapidité du déploiement est souvent critique, comme on l’a vu dans le cas de la MISNUS, et c’est sur ce point que la coopération intermissions offre un avantage évident, a estimé le représentant du Royaume-Uni.  Cette coopération n’a pas seulement pour but de faire des économies, contrairement à ce qu’a souligné le représentant de l’Inde, a-t-il fait remarquer.  Il est évident que, selon les exemples donnés par M. Ladsous et Mme Haq, la coopération intermissions a permis d’accroître de manière substantielle l’efficacité des déploiements, a estimé le représentant.  Si certaines délégations expriment des réserves face à la notion de coopération intermissions, il est clair néanmoins que celle-ci offre un certain nombre d’avantages qui ont permis d’améliorer la qualité des opérations de maintien de la paix.  Au demeurant, cela ne dispense pas d’aborder les problèmes de pénuries et les faiblesses dont souffrent plusieurs missions, a indiqué le représentant avant de conclure.


M. PETR ILIICHEV (Fédération de Russie) a invité le Conseil de sécurité à délivrer des mandats réalistes et le Secrétariat à prévoir les ressources adaptées pour les opérations de maintien de la paix des Nations Unies.  La Cinquième Commission doit approuver des budgets équilibrés, a-t-il insisté.  Il a ensuite déclaré qu’une standardisation des paramètres de coopération intermissions devrait remplir plusieurs critères, dont l’obtention du consentement des pays hôtes de ces missions.  Les pays contributeurs de troupes doivent donner leur accord préalable pour le transfert de leurs contingents d’une mission à une autre, a-t-il ajouté.  Le délégué a en outre indiqué que le renforcement d’une mission ne devrait pas se faire au détriment d’une autre et qu’il ne devrait pas conduire à la modification du mandat d’une mission, en rappelant que seul le Conseil était habilité à l’approuver.  En conclusion, il a tenu à rappeler que chaque opération devrait être conduite dans le respect de son mandat et dans le souci constant de préserver la sécurité des soldats de la paix.


M. CHRISTOPHE EICK (Allemagne) a déclaré que le maintien de la paix relevait de la responsabilité de tous les États Membres de l’ONU.  La coopération intermissions peut constituer un appui efficace en créant des synergies entre les missions qui sont déployées dans la même région, tout en essayant de réaliser des économies.  Cette coopération représente plus qu’un partage d’effectifs et d’équipements, elle permet aussi un partage d’informations, a-t-il relevé.  Il ne faudrait pas se cantonner à une vision étroite qui n’a pour objectif que de mettre en commun des aéronefs.  En outre, la coopération intermissions ne doit pas justifier le paiement de contributions trop modestes pour financer les missions, a-t-il rappelé.  Le représentant a assuré que l’Allemagne était favorable à un partage des pratiques optimales.  L’Allemagne est aussi favorable à l’idée d’évaluer les initiatives en matière de coopération intermissions, présentée par M. Ladsous, a-t-il ajouté.


M. TOFIG MUSAYEV (Azerbaïdjan), rappelant que toute opération de maintien de la paix visait à prévenir la violence et à préserver la paix, a souligné que la coordination et la coopération entre les missions déployées dans la même région devraient être considérées comme étant normales, logiques et permanentes.  Ce processus doit comprendre l’échange d’informations, des évaluations communes, la définition de stratégies communes, des patrouilles et des actions de surveillance conjointes, des formations intéressant les deux missions, ainsi que des responsabilités frontalières partagées, a-t-il expliqué.


Pour sa délégation, de tels niveaux de coopération intermissions doivent avoir l’aval du Conseil et ils doivent être prévus dans les mandats des opérations de maintien de la paix.  Il va de soi, a ajouté le représentant de l’Azerbaïdjan, que d’éventuelles activités transfrontalières communes doivent être autorisées expressément par les autorités des pays concernés et coordonnées avec les pays contributeurs de troupes.  Par ailleurs, il a averti que les capacités d’une mission ne devraient pas être utilisées comme une béquille permanente pour répondre aux déficiences opérationnelles et logistiques d’une autre.


M. MOHAMMED LOULICHKI (Maroc) a déclaré que le caractère de plus en plus multidimensionnel et complexe des opérations de maintien de la paix sur le terrain imposait à l’ONU une polyvalence qui ne pouvait être concrétisée qu’à travers des stratégies de coordination et de coopération entre les missions.  Ces nouveaux défis suscitent des discussions sur les moyens de rendre plus efficaces les opérations de maintien de la paix, a-t-il dit, en rappelant que son pays avait fourni des Casques bleus dans le cadre de 13 missions depuis 1960 en tant que pays contributeur africain de contingents à des missions déployées.  Le Maroc estime que « ces discussions doivent prendre en compte les spécificités de chaque mission et éviter les modèles s’appliquant à toutes les missions.  Il faut s’assurer, également, que les vues du pays hôte et des pays contributeurs de troupes soient prises en compte ».


M. Loulichki a souligné que dans le cadre des réunions du Groupe de travail du Conseil de sécurité pour les opérations de maintien de la paix, qu’il préside, celui-ci avait constaté l’importance que les membres du Conseil attachent à la coopération intermissions et à sa pertinence pour la protection des civils, particulièrement dans le cadre d’une réponse rapide à des situations d’urgence.  Bien que la coopération intermissions puisse fournir une réponse rapide pour des capacités faisant cruellement défaut, ce mécanisme doit continuer à fonctionner de manière « ad hoc ».  Tout en reconnaissant le rôle clef de cet outil, le représentant du Maroc a estimé que la coopération intermissions ne devrait pas être considérée comme une solution permanente aux problèmes structurels entravant l’efficacité du maintien de la paix.


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