La Cinquième Commission entend un exposé du Département de la gestion sur l’amélioration de la situation financière de l’ONU

14 mai 2012
AG/AB/4030

La Cinquième Commission entend un exposé du Département de la gestion sur l’amélioration de la situation financière de l’ONU

14/05/2012
Assemblée générale
AG/AB/4030
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Cinquième Commission                                       

Deuxième partie de la reprise de session

34e séance – après-midi                                    

LA CINQUIÈME COMMISSION ENTEND UN EXPOSÉ DU DÉPARTEMENT DE LA GESTION SUR L’AMÉLIORATION

DE LA SITUATION FINANCIÈRE DE L’ONU

Elle est aussi saisie, pour examen, des budgets du compte d’appui

auxopérations et de la Base de soutien logistique de Brindisi, en Italie

La Cinquième Commission a poursuivi, cet après-midi, les travaux de la deuxième partie de sa reprise de session en entendant un exposé sur l’amélioration de la situation financière de l’Organisation et en examinant la situation budgétaire du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix et celle de la Base de soutien logistique de l’ONU, située à Brindisi, en Italie.

Présentant la situation budgétaire de l’Organisation, M. Warren Sach, Administrateur chargé du Département de la gestion, a indiqué que malgré le climat financier mondial, fortement marqué par la crise, la situation financière de l’ONU a connu certaines avancées.  « Bien que les contributions non versées atteignent des montants plus élevés qu’en 2010, le nombre des États Membres qui se sont intégralement acquittés de leurs contributions a augmenté par rapport à l’an dernier », a-t-il précisé.

Le montant des contributions non acquittées s’élevait à 454 millions de dollars au mois de décembre 2011, soit 103 millions de plus qu’au 31 décembre 2010, a relevé M. Sach.  Toutefois, s’est-il félicité, 143 États Membres s’étaient, à la fin 2011, entièrement acquittés de leur contribution au budget ordinaire, soit cinq pays de plus que l’année précédente.

En matière d’opérations de maintien de la paix, l’Administrateur a fait remarquer que le montant total des contributions au financement des opérations qui n’avait pas encore été versé à la fin de l’année 2011, s’élevait à 2,63 milliards de dollars, soit un montant supérieur de 164 millions de dollars par rapport à la fin de l’année 2010.

Les délégations seront invitées à exprimer leurs vues sur la présentation faite par M. Sach sur l’amélioration de la situation financière de l’Organisation au cours d’une séance qui aura lieu le jeudi 24 mai, dans la matinée, a indiqué le Président de la Cinquième Commission, M. Michel Tommo Monthé.

Cet après-midi, la Cinquième Commission a également examiné les dispositions budgétaires relatives au compte d’appui aux opérations de maintien de la paix et à la Base de soutien logistique des Nations Unies à Brindisi (Italie), après la présentation des rapports soumis sur ce point de l’ordre du jour par Mme Maria Eugenia Casar, Sous-Secrétaire générale et Contrôleur des Nations Unies, et par M. John Muwanga, Président du Comité consultatif indépendant pour les questions d’audit (CCIQA).

En ce qui concerne le compte d’appui aux opérations, dont les prévisions de dépenses pour l’exercice 2012-2013 s’élèveraient à un peu plus de 283 millions de dollars, selon la proposition du Secrétaire général, le représentant de l’Algérie, qui s’exprimait au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a demandé que son niveau de financement reflète les mandats, le nombre, la taille et la complexité des opérations et des missions de politique spéciale.  De son côté, la délégation de l’Union européenne a invité les délégations à privilégier une réduction des dépenses.

Les membres de la Cinquième Commission étaient également saisis, cet après-midi, de rapports relatifs à l’exécution d’un projet pilote visant à établir des centres d’investigation à Nairobi, à Vienne et à New York, pour la période allant du 1er  juillet 2009 au 30 juin 2012, en vue d’une éventuelle restructuration de la Division des investigations du Bureau des Services de contrôle interne (BSCI). 

Mme Carman Lapointe, Secrétaire générale adjointe aux Services de contrôle interne, a souligné à la fois la nécessité d’envoyer des enquêteurs résidents dans les missions, et l’apport des centres régionaux, qui fournissent des moyens d’appui aux missions qui ne disposent pas de tels enquêteurs.

Les délégations ont aussi pris note des recommandations du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB), dont les rapports ont été présentés à la Cinquième Commission par son Président, M. Collen Kelapile.

Avant d’entamer son débat général, la Cinquième Commission a demandé à l’Assemblée générale de nommer Mme Susan McLurg (États-Unis) en tant que membre du Comité des contributions, poste devenu vacant suite à la démission de Mme Lisa P. Spratt, qui était elle aussi ressortissante des États-Unis.  La candidature de Mme McLurg a été soumise pour remplir le mandat de Mme Spratt, qui viendra à expiration le 31 décembre 2012.

La prochaine réunion de la Cinquième Commission sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.

AMÉLIORATION DE LA SITUATION FINANCIÈRE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

Déclaration de l’Administrateur chargé du Département de la gestion

M. WARREN SACH, Administrateur chargé du Département de la gestion, a présenté l’examen de la situation financière de l’Organisation centré sur les quatre principaux indicateurs financiers que sont le montant des contributions mises en recouvrement, le montant des contributions non acquittées, les ressources en liquide disponibles dans la trésorerie de l’ONU et enfin, le total de ce que l’Organisation doit aux États Membres.

S’agissant du budget ordinaire, M. Sach a précisé qu’au 31 décembre 2011 les contributions mises en recouvrement et les versements opérés étaient respectivement supérieurs de 249 millions de dollars et de 162 millions de dollars au niveau qu’elles atteignaient à la même période en 2010.  Le montant des contributions non acquittées s’élevait quant lui à 454 millions de dollars au mois de décembre 2011, soit 103 millions de plus qu’au 31 décembre 2010.

M. Sach s’est ensuite félicité du fait qu’en fin 2011, 143 États Membres s’étaient entièrement acquittés de leur contribution au budget ordinaire, soit cinq pays de plus que l’année précédente.  À la date du 7 mai 2012, a-t-il ajouté, le nombre d’États Membres s’étant acquittés de la totalité de leur quote-part de contribution au budget ordinaire s’élevait à 92, soit 6 de plus que le nombre d’États ayant accompli ce même devoir à la date du 10 mai 2011, a-t-il précisé.  Sur les 2,4 milliards de dollars prévus au budget ordinaire pour 2012, 1,7 milliards de dollars ont été versés à la date du 7 mai, a indiqué M. Sach.

En matière d’opérations de maintien de la paix, l’Administrateur a rappelé que le caractère imprévisible de la demande rend très difficile toute prévision financière en la matière.  Il a ensuite souligné que le montant total des contributions au financement des opérations de maintien de la paix qui n’avaient pas encore été versé à la fin de l’année 2011, s’élevait à 2,63 milliards de dollars, ce qui représente 164 millions de dollars plus qu’à la fin de l’année 2010.

Bien que le solde de trésorerie des opérations de maintien de la paix se soit élevé à environ 3,8 milliards de dollars à la fin 2011, M. Sach a précisé que ce montant était réparti entre les comptes des différentes opérations de maintien de la paix, dont l’utilisation est soumise à de nombreuses restrictions.  Dans ses résolutions concernant le maintien de la paix, l’Assemblée générale a en effet indiqué que les besoins d’une opération de maintien de la paix ne peuvent être financés en puisant dans les ressources d’une autre mission du même genre encore active.  M. Sach a également précisé qu’au 7 mai 2012, 37 États Membres s’étaient acquittés des contributions qui étaient dues. 

L’Administrateur a ensuite précisé que, d’après les informations disponibles actuellement, le montant total des liquidités disponibles dans les comptes des opérations de maintien de la paix devrait s’élever, à la fin 2012, à 3 milliards de dollars, à raison de 2,6 milliards pour les missions en cours, de 279 millions pour les missions terminées, et de 139 millions pour le Fonds de réserve.

S’agissant des dettes que l’Organisation a envers des États Membres, et qui concernent le montant de dettes dues aux pays fournisseurs de contingents, à ceux ayant mis des unités de police formée à la disposition des opérations de maintien de la paix, et à ceux qui ont fourni du matériel aux contingents déployés, il s’élevait, au 31 décembre 2011, à 529 millions de dollars, a indiqué M. Sach.

En ce qui concerne la situation financière des Tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda et pour l’ex-Yougoslavie, M. Sach a précisé que celle-ci demeurait inchangée à la fin 2011, avec 27 millions d’arriérés de contributions non acquittées, qui est resté le même qu’à la fin de l’année 2010.  Le nombre d’États Membres ayant versé, à la fin 2011, l’intégralité de leurs contributions aux deux tribunaux était de 105, soit 7 de plus que fin 2010.

S’agissant du plan-cadre d’équipement (CMP), qui fonctionne sur un compte spécial créé par une résolution de l’Assemblée en 2002, l’Administrateur a précisé qu’au 7 mai 2012, 188 États Membres avaient versé des contributions au CMP pour un montant total de 1,86 milliard de dollars.  Il a précisé qu’il restait un solde de 8 millions de dollars à recouvrer.

Avant de conclure, M. Sach a rendu hommage aux États Membres qui, à la date du 7 mai 2012, avaient intégralement versé toutes les contributions au budget ordinaire, aux tribunaux internationaux, aux opérations de maintien de la paix et au plan-cadre d’équipement.  Deux autres États Membres s’étant acquittés de leurs obligations budgétaires depuis cette date, 36 États ont à ce jour payé la totalité de leurs contributions financières au fonctionnement de l’Organisation, a précisé M. Sach.  

Il a ensuite considéré que l’examen de la situation financière de l’ONU était marqué par certaines avancées, malgré le climat financier mondial, marqué par la crise.  « Bien que les contributions non versées s’établissent à des montants plus élevés qu’en 2010, le nombre des États Membres qui se sont intégralement acquittés de leurs contributions a augmenté par rapport à l’an dernier », a-t-il précisé.  Il a ensuite rappelé que la santé financière de l’Organisation dépendait des États Membres, qui doivent s’acquitter intégralement et ponctuellement de leurs obligations budgétaires.

À l’issue de cet exposé, le Président de la Cinquième Commission, M. MICHEL TOMMO MONTHÉ (Cameroun), a expliqué aux délégations que celles-ci auraient l’occasion d’exprimer leurs vues sur l’exposé de M. Sach au cours d’une séance dont la date a été fixée au jeudi 24 mai, dans la matinée.  Le texte de la présentation de M. Waren Sach sera alors publié comme document de travail de la Commission sous la cote A/66/521/Add.1, en additif au rapport du Secrétaire général intitulé « Amélioration de la situation financière de l’Organisation des Nations Unies ».

ASPECTS ADMINISTRATIFS ET BUDGÉTAIRES DU FINANCEMENT DES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX DES NATIONS UNIES

Compte d’appui aux opérations de maintien de la paix

Exécution du budget du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix pour l’exercice allant du 1er  juillet 2010 au 30 juin 2011

Rapport du Secrétaire général ( A/66/610 et A/66/610/Add.1 )

Dans ce rapport, le Secrétaire général recommande à l’Assemblée générale de se prononcer sur l’affectation du solde inutilisé de l’exercice 2010-2011, soit 22 390 100 dollars.  Il propose aussi à l’Assemblée générale de se prononcer sur l’affectation des autres recettes de l’exercice, qui s’élèvent à 6 098 000 dollars et correspondent aux intérêts créditeurs (1 026 000 dollars), aux recettes diverses ou accessoires (615 000 dollars) et à l’annulation d’engagements d’exercices antérieurs (4 457 000 dollars).

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (A/66/779)

Le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) recommande la suppression de certains postes et la recommande que certains nouveaux emplois proposés par le Secrétaire général ne soient pas approuvés.  Mais en même temps, le CCQAB recommande le rétablissement des 11 postes dont la suppression était proposée.  Les recommandations du CCQAB se traduisent au final par une augmentation nette de 1 036 300 dollars du budget du compte d’appui par rapport au projet de budget présenté par le Secrétaire général.

Budget du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix pour l’exercice allant du 1er  juillet 2012 au 30 juin 2013

Rapport du Secrétaire général ( A/66/721)

Pour l’exercice allant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013, le budget proposé par le Secrétaire général pour le compte d’appui aux opérations de maintien de la paix s’élève à 283 119 100 dollars, sans tenir compte des ressources à prévoir pour le projet relatif au progiciel de gestion intégré, d’un montant de 37 337 600 dollars.  Il doit permettre de financer 1 259 postes, du fait de la suppression proposée de 36 postes.

Le Secrétaire général recommande aussi d’affecter au financement du compte d’appui pour l’exercice 2012-2013 un montant total de 6 098 000 dollars au titre des autres recettes, qui comprennent les intérêts créditeurs (1 026 000 dollars), les recettes accessoires (615 000 dollars), et l’annulation d’engagements de l’exercice allant du 1er  juillet 2010 au 30 juin 2011 (4 457 000 dollars).

Il demande en outre d’affecter au financement du compte d’appui pour l’exercice 2012-2013 un montant de 2 477 000 dollars provenant de l’excédent du Fonds de réserve pour le maintien de la paix par rapport à son montant autorisé pour l’exercice clos le 30 juin 2011.

Enfin, le Secrétaire général propose de répartir entre les budgets des opérations de maintien de la paix en cours le solde de 274 544 100 dollars, pour l’exercice 2012-2013.

Budget du Bureau des Services de contrôle interne (BSCI) au titre du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix pour l’exercice allant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013

Rapport du Comité consultatif indépendant pour les questions d’audit (A/66/737)

Les prévisions de dépenses du BSCI au titre du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix pour l’exercice 2012-2013 s’élèvent à 25 474 400 dollars (montant brut), ce qui représente une diminution de 1 892 200 dollars (montant brut), soit 7% de diminution par rapport au budget approuvé de l’exercice précédent, qui se chiffrait à 27 366 600 dollars (montant brut).

Le rapport du Comité consultatif indépendant pour les questions d’audit (CCIQA) sur le budget du BSCI au titre du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix pour l’exercice 2012-2013 note que le BSCI continue d’évoluer vers une démarche résolument axée sur les risques dans l’élaboration de son plan de travail.  Le CCIQA recommande que le BSCI fasse d’autres analyses de l’écart des capacités couvrant l’ensemble de ses travaux.

Prenant acte du fait qu’il a été tenu compte de la plupart des recommandations contenues dans ses précédents rapports au sujet du processus de planification préalable à l’élaboration du programme de travail annuel du Bureau, le Comité considère utile de recommander le projet de budget présenté pour la Division de l’audit.

En ce qui concerne la Division de l’inspection et de l’évaluation, le Comité recommande que le Bureau s’assure que la mise en œuvre du plan de travail ait un rang de priorité élevé étant donné que les ressources sont allouées en partant du principe que les plans de travail vont être intégralement exécutés.

Le Comité recommande aussi que le Bureau fournisse dans son prochain plan de travail des éclaircissements au sujet de ces activités qui n’ont pas encore été exécutées en raison d’un manque de ressources.  Il recommande également qu’à la lumière du plan de travail proposé par la Division de l’inspection et de l’évaluation et dans l’attente des conclusions de son examen, l’effectif actuel de la Division reste inchangé pour l’exercice 2012/13.

Compte tenu des paragraphes 37 et 38 de la résolution 63/287 de l’Assemblée générale concernant la restructuration de la Division des investigations, la finalisation en cours du projet pilote et le nombre de vacance de postes à la Division, et les conclusions qui seront issues de l’examen indépendant, le Comité souscrit à la demande visant à créer un emploi d’agent temporaire (autre que pour les réunions) de la catégorie des services généraux dans la Division des investigations pour le budget en cours.

Projet pilote du Bureau des Services de contrôle interne (BSCI)

Rapport d’ensemble sur l’exécution du projet pilote visé par l’Assemblée générale dans sa résolution 63/287

Rapport d’activité du Bureau des Services de contrôle interne (A/66/755)

Dans sa résolution 63/287 portant sur le compte d’appui aux opérations de maintien de la paix pour 2009/10, l’Assemblée générale a constaté l’intérêt du système des enquêteurs résidents et décidé qu’à titre pilote, des centres d’investigation seront établis à Nairobi, Vienne et New York pour la période allant du 1er juillet 2009 au 30 juin 2012.  Le présent rapport fournit des informations sur le projet pilote, en vue d’envisager éventuellement une restructuration de la Division des investigations du Bureau des Services de contrôle interne (BSCI).

Le rapport explique que l’exercice pilote a consisté à conjuguer les deux systèmes: centres régionaux et enquêteurs résidents.  Il est apparu que la présence d’enquêteurs résidents peut présenter un intérêt considérable même si le fait de n’avoir qu’un seul enquêteur sur place limite l’exécution des programmes.  Dans les missions déjà dotées d’enquêteurs résidents, il en faut au moins trois, suggère le BSCI.

Ce rapport tire une autre conclusion selon laquelle les centres régionaux sont importants, dans le sens où ils fournissent des moyens d’appui aux missions qui ne disposent pas d’enquêteurs résidents et aux missions dont les enquêteurs résidents ont besoin de soutien et de renfort pour des raisons opérationnelles.  Un nombre élevé de postes d’enquêteurs résident étant restés vacants pendant l’exercice pilote, de nombreuses enquêtes ont dû être menées par des enquêteurs en poste dans les centres régionaux, est-il relevé dans le rapport.

Par ailleurs, note le rapport, la Division des investigations devra continuer à faire appel à des ressources externes au BSCI pour apporter un appui logistique aux enquêtes menées dans les missions et proposer un premier niveau d’intervention satisfaisant pour les affaires graves concernant des missions où le BSCI n’est pas présent ou n’a pas les moyens d’intervenir immédiatement.

Les autres conclusions du rapport portent notamment sur la difficulté à recruter et à retenir des enquêteurs résidents et sur la nécessité de continuer à lutter contre les risques de fraude et de criminalité en col blanc associée qui surviennent dans les opérations à haut risque.

Le rapport rappelle aussi que les enquêtes doivent répondre aux normes les plus strictes et que les enquêteurs spécialisés doivent être en nombre suffisant.  Le BSCI examinera également l’opportunité de mettre en place des moyens d’enquête au Centre de services régional d’Entebbe (Ouganda), puisque ce Centre assume un grand nombre de fonctions d’appui, ce qui s’accompagne d’une augmentation des risques associés, afin de tirer parti des gains d’efficacité, tels que les services de transport réguliers vers les missions.

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (A/66/779/Add.1)

Le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) prend note dans ce rapport de la légère baisse des taux de vacance de postes, aussi bien dans les missions que dans les centres régionaux d’investigation, mais il considère que les chiffres sont encore trop élevés.  Il compte que des progrès seront accomplis à cet égard et engage le BSCI à faire en sorte que tous les postes encore vacants soient pourvus dès que possible.

Le CCQAB prie le BSCI de présenter une analyse plus détaillée du projet de création d’un bureau à Entebbe.

Il demande que le BSCI tienne compte de tous les retours en provenance des parties concernées, afin de pouvoir comprendre tous les effets du projet pilote.

Le CCQAB note que l’exécution du projet pilote dure encore jusqu’au 30 juin 2012, et que le rapport présenté par le BSCI ne pouvait donc tenir compte ni d’un bilan complet dressé sur toute la durée du projet pilote, ni de toutes les consultations qui doivent avoir lieu avec l’ensemble des parties concernées.  Il recommande donc à l’Assemblée générale de prier le BSCI de lui présenter un rapport final sur le projet pilote en même temps que le projet de budget du compte d’appui pour 2013/14, qui devrait comprendre un bilan complet des constatations et conclusions découlant de l’expérience acquise sur la durée totale du projet pilote, des renseignements précis sur la totalité des consultations tenues avec toutes les parties concernées, et une ventilation des ressources utilisées pendant la durée du projet pilote.

Base de soutien logistique des Nations Unies à Brindisi (Italie)

Exécution du budget de la Base de soutien logistique des Nations Unies à Brindisi (Italie) pour l’exercice allant du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011

Rapport du Secrétaire général ( A/66/603)

Dans ce rapport, le Secrétaire général propose à l’Assemblée générale de se prononcer sur l’affectation du solde inutilisé de l’exercice allant du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011, à savoir 53 900 dollars, ainsi que sur l’affectation des autres recettes et ajustements de l’exercice clos le 30 juin 2011, qui s’élèvent à 2 896 200 dollars, provenant d’intérêts créditeurs (1 331 200 dollars), de recettes diverses ou accessoires (1 320 500 dollars) et de l’annulation d’engagements d’exercices antérieurs (244 500 dollars).

La Base de Brindisi, en Italie, est opérationnelle depuis la fin de l’année 1994.  Elle a pour objectif général de favoriser le fonctionnement efficace et rationnel des opérations de maintien de la paix.

Budget de la Base de soutien logistique des Nations Unies à Brindisi (Italie) pour l’exercice allant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013

Rapport du Secrétaire général ( A/66/724)

Dans ce rapport et pour cet exercice de 12 mois, le Secrétaire général propose à l’Assemblée générale d’approuver un budget d’un montant de 70 461 600 dollars aux fins du fonctionnement de la Base, ainsi que la répartition du montant indiqué entre les budgets des différentes opérations de maintien de la paix en activité en vue d’assurer le financement de la Base du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013.

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur la Base de soutien logistique des Nations Unies à Brindisi: rapport sur l’exécution du budget de l’exercice allant du 1er  juillet au 30 juin 2011 et projet de budget pour l’exercice allant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013 ( A/66/718/Add.15)

Crédit ouvert pour 2010/11                68 170 600 dollars

Dépenses de 2010/11                       68 116 700 dollars

Solde inutilisé de 2010/11                    53 900 dollars

Crédit ouvert pour 2011/12                68 512 500 dollars

Dépenses prévues pour 2011/12             68 469 900 dollars

Montant prévu du solde inutilisé de 2011/12     42 600 dollars

Projet de budget du Secrétaire général pour 2012/13   70 461 600 dollars

Recommandation du Comité consultatif pour 2012/13     68 626 900 dollars

Dans son rapport, le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) émet plusieurs recommandations qui aboutiraient à réduire de 1 834 700 dollars l’enveloppe proposée dans le projet de budget de la Base de soutien logistique des Nations Unies à Brindisi (BSLB) (Italie) pour l’exercice allant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013.

S’agissant des propositions du Secrétaire général relatives à la conversion de la BSLB en Centre de services mondial, le Comité consultatif se dit peu convaincu de la nécessité opérationnelle et des avantages d’un tel arrangement.  Pour ses experts, l’idée de déployer le Centre de services mondial sur deux sites séparés risque d’avoir de lourdes incidences structurelles et financières.

En outre, le CCQAB estime que les cadres de budgétisation axée sur les résultats de la BSLB demeurent faibles et ne reflètent qu’en partie la gamme d’appuis fournis aux missions et à d’autres entités.  Selon le Comité, il conviendrait de réexaminer le niveau d’agrégation des objectifs et des résultats escomptés exposés dans le projet de budget.

En ce qui concerne la gestion des ressources humaines, le Comité recommande notamment de ne pas approuver la création de 11 postes et de 16 emplois de temporaire à Valence.  Il recommande également de ne pas approuver le transfert à Valence du Groupe du Conseil central de contrôle pour le personnel des missions, du Groupe de la vérification des références, du Groupe du renforcement des capacités, et du Groupe du traitement des indemnités pour frais d’études, qui se trouvent actuellement à Brindisi, ce qui représente 13 postes de travail.

Présentation et débat général

M. ABEDLHAKIM MIHOUBI (Algérie), qui s’exprimait au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a réaffirmé que toutes les opérations de maintien de la paix (OMP) doivent être financées à hauteur de leurs besoins réels, afin de leur permettre d’accomplir leurs mandats.  Un soutien suffisant doit être apporté lors de toutes les phases d’exécution des mandats de ces opérations, a-t-il insisté, avant de demander que le niveau de financement du Compte d’appui aux OMP reflète les mandats, le nombre, la taille et la complexité des opérations de maintien de la paix et des missions de politique spéciale.  Il a demandé en particulier d’améliorer la qualité des services offerts aux personnels sur le terrain.

Le Groupe des 77 et la Chine soulignent aussi la nécessité d’assurer une bonne coopération entre le Secrétariat de l’ONU et tous les États Membres, notamment les pays fournisseurs de contingents, dont il faut tenir compte des avis, a souligné le représentant.  Tous les changements affectant les mandats ou les mémorandums d’accords doivent tenir compte des vues des pays contributeurs de troupes, a-t-il insisté.  M. Mihoubi a également plaidé en faveur d’une plus grande représentation de ces pays à des postes de direction, dans tous les départements concernés, tant au Siège que sur le terrain.  Cela permettrait une plus grande cohérence entre ceux qui gèrent et dirigent les opérations et ceux qui les exécutent sur le terrain, a-t-il fait valoir.  Enfin, le représentant s’est inquiété du faible niveau de représentation de femmes de pays en développement dans les effectifs du Secrétariat, notamment au niveau des emplois de cadres.

Mme CARMEL POWER, de la délégation de l’Union européenne auprès des Nations Unies, a souligné la nécessité de conserver au compte d’appui aux opérations de maintien de la paix son caractère « ajustable » par rapport aux besoins des opérations.  En d’autres termes, elle a appelé à consolider les activités de maintien de la paix en privilégiant si possible une baisse des dépenses en ce qui concerne le compte d’appui.  Mme Power s’est inquiétée que cela ne soit pas le cas dans la proposition soumise par le Secrétaire général.  Elle a noté que la proportion de dépenses demandées au titre du compte d’appui, par rapport aux dépenses proposées au titre de tous les budgets des opérations de maintien de la paix, est la deuxième en ordre d’importance au cours des cinq dernières années.  Sur les 1259 postes financés par le compte d’appui, on n’en propose qu’une toute petite réduction.  La proposition ne vise en effet que la suppression de deux postes, a fait remarquer Mme Power.  L’Union européenne va donc surveiller de près tous les aspects de la proposition concernant ce compte, a-t-indiqué en précisant que l’Union européenne s’intéresserait de près à tout ce qui a trait aux postes de travail, et au coût de l’assistance temporaire et des vacances de postes.

La représentante a dit que l’Union européenne partageait l’avis du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) selon lequel le Secrétaire général devrait redoubler d’efforts pour déterminer ce qui constitue les capacités essentielles nécessaires au soutien des activités de maintien de la paix.  Il devrait aussi décider ce qui est nécessaire pour s’adapter aux changements affectant le niveau des activités de maintien de la paix par rapport à ce qui était prévu au départ lorsque le compte d’appui a été conçu, a-t-elle souligné.  Mme Power a indiqué vouloir demander des informations plus détaillées sur les rôles et la répartition des tâches entre le Département d’appui aux missions et le Département de la gestion en ce qui concerne les postes dont le budget est lié au financement des OMP.  Elle a aussi invité le Secrétariat à fournir une image plus claire et plus transparente de la totalité des ressources allouées à des fonctions spécifiquement liées au soutien au maintien de la paix.  Enfin, concernant l’évaluation du projet pilote du Bureau des Services de contrôle interne, elle a dit attendre un rapport plus complet sur son exécution.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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