Le Secrétaire général appelle les gouvernements à investir davantage dans la santé mentale pour que les maladies mentales soient traitées avec efficacité

SG/SM/13860-OBV/1036
5 octobre 2011

Le Secrétaire général appelle les gouvernements à investir davantage dans la santé mentale pour que les maladies mentales soient traitées avec efficacité

05/10/2011
Secrétaire général
SG/SM/13860
OBV/1036
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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL APPELLE LES GOUVERNEMENTS À INVESTIR DAVANTAGE DANS LA SANTÉ

MENTALE POUR QUE LES MALADIES MENTALES SOIENT TRAITÉES AVEC EFFICACITÉ


On trouvera, ci-après, le message du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, prononcé à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre:


La santé passe nécessairement par la santé mentale.  Les troubles mentaux contribuent considérablement aux maladies et aux décès prématurés et représentent 13% des causes de morbidité dans le monde.  Le ralentissement économique mondial –et les mesures d’austérité qui y sont liées– ne font qu’augmenter les risques de mauvaise santé mentale à travers le monde.


Pauvreté, chômage, conflits et guerres ont tous des répercussions sur la santé mentale.  Qui plus est, le caractère chronique et handicapant des troubles mentaux impose souvent aux individus et aux ménages un fardeau financier qui les précarise.  Les personnes souffrant de ces troubles –ainsi que leur famille– sont en plus victimes de stigmatisation et de discrimination et sont traitées injustement, ce qui les prive de leurs droits civils et politiques et entrave leur capacité de participer à la vie publique de la société à laquelle elles appartiennent.


Les ressources, tant humaines que financières, que les gouvernements et la société civile consacrent à la santé mentale sont généralement insuffisantes.  Des données récentes de l’Organisation mondiale de la Santé montrent clairement que la part des budgets de santé qui est consacrée à la santé mentale est trop faible.  La plupart des pays à revenu faible ou moyen lui consacrent moins de 2% de leurs dépenses, et nombreux sont les pays qui comptent moins d’un spécialiste de la santé mentale pour un million d’habitants.


La Journée mondiale de la santé mentale est placée, cette année, sous le thème « Investir dans la santé mentale ».  Nous ne saurions espérer voir s’améliorer les statistiques mondiales de la santé mentale si nous ne contribuons pas davantage, par des moyens financiers et autres, à la promotion de la santé mentale et à la fourniture des services voulus à ceux qui en ont besoin.  Les décès, les handicaps et la détresse imputables aux troubles mentaux doivent trouver la place qui leur revient dans les programmes de santé des gouvernements.


Les maladies mentales peuvent être traitées avec efficacité.  Nous avons les connaissances voulues.  Il existe des mesures de prévention et de prophylaxie qui sont réalistes, abordables et économiques et qui sont appliquées, par exemple, dans le cadre du Programme d’action de l’OMS intitulé « Combler les lacunes en santé mentale ».  Toutefois, si nous voulons passer résolument des constatations aux actes, il nous faut des dirigeants forts, des partenariats renforcés et nous devons y consacrer de nouvelles ressources.  Engageons-nous aujourd’hui à investir dans la santé mentale; nous en serons gagnants!


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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