À l’occasion de la publication du Rapport mondial sur les drogues 2011, le Secrétaire général déclare que le nombre de décès dus à l’usage de stupéfiants est une tragédie mondiale

23 juin 2011
SG/SM/13665-SOC/NAR/941

À l’occasion de la publication du Rapport mondial sur les drogues 2011, le Secrétaire général déclare que le nombre de décès dus à l’usage de stupéfiants est une tragédie mondiale

23/6/2011
Secrétaire général
SG/SM/13665 SOC/NAR/941
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

À L’OCCASION DE LA PUBLICATION DU RAPPORT MONDIAL SUR LES DROGUES 2011, LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DÉCLARE QUE LE NOMBRE DE DÉCÈS DUS À L’USAGE DE STUPÉFIANTS EST UNE TRAGÉDIE MONDIALE

On trouvera ci-après le texte de l’allocution que le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a prononcée à l’occasion de la publication du Rapport mondial sur les drogues 2011, aujourd’hui 23 juin, à New York:

M. Yuri Fedotov, Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), je vous remercie pour votre clairvoyance et votre détermination.  Merci également d’avoir organisé cette cérémonie.  Le Rapport qui sort aujourd’hui dresse un tableau sinistre de la menace que constituent les drogues illicites.

Non seulement les trafiquants violent la loi, mais ils portent atteinte aussi à l’esprit humain.  Ils font le lit du terrorisme et de l’insurrection et privent les sociétés de la paix.  Le nombre de victimes est particulièrement accablant parmi les enfants et les jeunes.  Lorsque leurs parents se droguent, les enfants risquent davantage de se droguer.  Ils sont alors exposés à des troubles de la santé mentale, au crime et à la violence.  La consommation de drogues contribue également à la propagation de maladies infectieuses telles que le VIH/sida et l’hépatite C.  Enfin, nous avons tous été témoins des exactions les plus odieuses auxquelles se livrent les groupes armés qui droguent des enfants pour les forcer à commettre des atrocités.

Ne blâmons pas ceux qui deviennent toxicomanes.  Ne les montrons jamais du doigt.  Il ne faut pas exercer de discrimination à leur égard.  Il faut au contraire qu’ils bénéficient d’un traitement médical et de services de conseil.  La toxicomanie est une maladie, pas un crime. On compte aujourd’hui 210 millions de toxicomanes, mais tous ne survivront pas jusqu’à demain: près de 200 000 d’entre eux meurent chaque année.  Toutes les trois minutes, une personne meurt de cette maladie évitable.  Ces chiffres constituent, somme toute, une tragédie mondiale.

Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour y remédier.  Lors de mes rencontres avec les dirigeants politiques et les hauts responsables du monde entier, je soulève la question du trafic de drogues.  Je les encourage à coopérer pour arrêter les trafiquants.

Dernièrement, j’ai chargé une équipe d’étudier les autres moyens d’action que l’Organisation des Nations Unies pourrait mettre en œuvre dans le cadre de ses opérations de maintien et de consolidation de la paix, de ses activités de développement et de ses travaux de désarmement.  Il faut absolument adopter une approche globale et intégrée.  Pour ce faire, je compte sur le pouvoir mobilisateur et la compétence de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

L’UNODC sauve des vies dans de nombreux pays, partout dans le monde. L’importance de ce travail ainsi que les dangers qu’il implique nous ont été rappelés lorsque quatre membres du personnel de l’UNODC et leurs pilotes ont succombé à un accident d’avion le mois dernier en Bolivie.  Je présente mes plus sincères condoléances à leur famille.

Ce nouveau Rapport nous aidera à poursuivre leur travail.  Il nous fournit les informations dont nous avons besoin.  À présent, il est temps d’agir.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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