Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur la République démocratique du Congo

17 octobre 2011
SC/10414-AFR/2267-PKO/293

Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur la République démocratique du Congo

18/10/2011
Conseil de sécurité
SC/10414 AFR/2267 PKO/293
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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre, Mme Joy Ogwu (Nigéria), sur la République démocratique du Congo (RDC):

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé de Roger Meece, Représentant spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo, sur les préparatifs des élections qui doivent se tenir prochainement dans le pays.

Les membres du Conseil ont de nouveau demandé que le scrutin soit crédible et se déroule pacifiquement, ce dont la responsabilité incombe principalement au Gouvernement de la RDC.  Ils ont rappelé l’importance de la tenue d’un débat politique libre et constructif, de la liberté d’expression, de la liberté de réunion, de l’équité en matière d’accès aux médias, y compris ceux qui sont contrôlés par l’État, et de la sécurité de tous les candidats, ainsi que de la présence d’observateurs électoraux et de témoins, de journalistes, de défendeurs des droits de l’homme et de représentants de la société civile, y compris des femmes.

Les membres du Conseil ont insisté sur le fait qu’il fallait que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) entretienne un dialogue régulier et plus intense avec tous les candidats, afin de faire en sorte que l’élection et les périodes antérieure et postérieure se déroulent pacifiquement.  Ils ont engagé la CENI à s’attaquer, en particulier, aux problèmes techniques qui semblent avoir une influence déterminante sur la crédibilité du processus, notamment en ce qui concerne la fiabilité de la base de données électorale et le dépouillement des résultats du scrutin.  Ils se sont félicités de l’initiative prise par la CENI, de mettre en place un Comité national de médiation chargé de régler les différends entre toutes les parties prenantes.  Ils ont vivement engagé toutes les parties congolaises à signer et respecter le Code de conduite électoral élaboré par la CENI et à participer de façon constructive et pacifique à la totalité du processus électoral, y compris après le scrutin.  Se déclarant préoccupés par des informations selon lesquelles des violences auraient éclaté dans les rues de Kinshasa à propos des élections, ils ont demandé à tous les partis de faire campagne pacifiquement.

Les membres du Conseil se sont félicités du déploiement, en cours et prévu, d’observateurs internationaux, régionaux et nationaux, ainsi que de l’action menée par les partis politiques, la société civile et les chefs religieux pour faire des élections une affaire cent pour cent congolaise.

Les membres du Conseil ont demandé à la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo de continuer d’apporter leur soutien à l’organisation et à la tenue des élections, comme prévu dans la résolution 1991 (2011).  En particulier, ils ont engagé le Représentant spécial du Secrétaire général et la Mission à poursuivre leur concertation avec la CENI, notamment par l’intermédiaire du Comité d’accompagnement des élections, et à apporter leur concours à l’intensification des échanges de vues entre la CENI et l’ensemble des parties concernées congolaises, en particulier par l’intermédiaire du Forum des partis politiques.  Ils ont rappelé qu’ils avaient demandé à être tenus au courant régulièrement et sans délai des événements du processus électoral qui pouvaient les intéresser et de l’appui fourni au processus par la MONUSCO.

Les membres du Conseil ont pris note de la lettre dans laquelle le Secrétaire général insistait sur le fait que la Mission n’avait pas assez d’hélicoptères militaires et sur l’effet que cela avait sur sa capacité de s’acquitter de son mandat.  Ils se sont félicités que certains pays aient promis de fournir les hélicoptères dont la MONUSCO avait besoin, en engageant ces pays et le Secrétariat à faire aboutir rapidement leurs entretiens, afin que les hélicoptères puissent être déployés sur le terrain avant le scrutin.

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