Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur la Côte d’Ivoire

3 mars 2011
SC/10191-AFR/2131

Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur la Côte d’Ivoire

03/03/2011
Conseil de sécurité
SC/10191
AFR/2131
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA CÔTE D’IVOIRE


On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mars, M. Li Baodong (Chine), sur la Côte d’Ivoire:


Le 3 mars 2011, les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Alain Le Roy, sur la situation en Côte d’Ivoire.


Les membres du Conseil de sécurité demeurent profondément préoccupés par la récente escalade de la violence en Côte d’Ivoire, en particulier à Abidjan, après les attaques qui, d’après les informations, ont été perpétrées contre des civils, y compris des femmes.  Ils sont également très préoccupés par le nombre croissant de réfugiés et de personnes déplacées du fait de cette violence.  Ils expriment leur préoccupation quant au risque de résurgence de la guerre civile et exhortent toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue pour y faire échec et pour résoudre leurs  différends de manière pacifique.  Ils condamnent les menaces, les obstructions et les actes de violence aveugle perpétrés par les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire contre le personnel des Nations unies et la violence commise par toutes les parties contre les civils.  Ils réitèrent en outre l’exhortation qu’ils adressent depuis longtemps date à M. Laurent Gbagbo afin qu’il lève sans délai le blocus de l’Hôtel du Golf.


Les membres du Conseil de sécurité expriment de nouveau leur plein soutien au Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre de son mandat.  Étant donné la persistance des fortes tensions et du conflit, ils exhortent l’ONUCI, qui exerce son mandat de manière impartiale, à tout mettre en œuvre pour s’acquitter de ce mandat et notamment pour protéger les civils et continuer à surveiller le respect constant, par toutes les parties, de l’accord de cessez-le-feu du 3 mai 2003, afin d’empêcher la reprise des hostilités.


Les membres du Conseil de sécurité réitèrent leur soutien à l’Union africaine et à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest dans les efforts qu’ils déploient pour trouver une solution au conflit et soulignent qu’ils souhaitent que la crise politique en Côte d’Ivoire trouve une issue pacifique.  Ils soutiennent l’action que mène le Panel de haut niveau de  l’Union africaine et attendent avec intérêt de prendre connaissance de ses conclusions.  À cet égard, les membres du Conseil de sécurité appellent les parties ivoiriennes à permettre au Panel et à ses membres de mener à bien leurs travaux sans être l’objet de menaces ou d’intimidations.



Par ailleurs, les membres du Conseil de sécurité condamnent les restrictions imposées à l’exercice du droit fondamental à la liberté d’expression en Côte d’Ivoire, qu’illustrent les tentatives visant à perturber la diffusion de la radio ONUCI FM, l’utilisation de la RTI pour inciter à la haine et la violence, ainsi que les actes d’intimidation et de violence à l’encontre des journalistes.


Les membres du Conseil de sécurité encouragent l’ONUCI à surveiller la mise en œuvre de l’embargo sur les armes et à fournir des informations vérifiées sur toute violation éventuelle de celui-ci.  Ils se disent à nouveau disposés à imposer, sur la base de ces informations, des mesures, y compris des sanctions ciblées, contre tous ceux qui menacent le processus de paix en Côte d’Ivoire, font obstacle au travail de l’ONUCI et des autres acteurs internationaux, incitent publiquement à la haine et la violence et commettent de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire.


*   ***   *

À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.