Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur la Guinée-Bissau

25 février 2011
SC/10184-AFR/2122

Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur la Guinée-Bissau

25/02/2011
Conseil de sécurité
SC/10184 AFR/2122
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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA GUINÉE-BISSAU

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois de février, Mme Maria Luiza Ribeiro Viotti (Brésil), sur la Guinée-Bissau:

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu le Représentant spécial du Secrétaire général, Joseph Mutaboba, et la Présidente de la formation Guinée-Bissau de la Commission de consolidation de la paix, l’Ambassadrice Maria Luiza Ribeiro Viotti.

Les membres du Conseil de sécurité ont apprécié que la Guinée-Bissau soit représentée par une délégation de haut niveau dirigée par le Premier Ministre Carlos Gomes Junior et composée des Ministres des affaires étrangères, de la défense nationale, de l’économie, du plan et de l’intégration régionale, et de la justice. Le Premier Ministre a informé le Conseil des événements survenus récemment dans le pays.

Les membres du Conseil de sécurité ont pris note des progrès faits par le Gouvernement bissau-guinéen au niveau du maintien de la stabilité et de l’ordre constitutionnel, y compris des travaux de l’Assemblée nationale pour la réconciliation. Ils se sont félicités de la libération des personnes détenues à la suite des événements du 1er avril 2010. Ils se sont également réjouis des bons résultats de la réforme économique en Guinée-Bissau.

Les membres du Conseil de sécurité demeuraient préoccupés par l’insécurité et la montée de la criminalité transnationale organisée, y compris le trafic de drogue, qui menaçaient la paix et la sécurité en Guinée-Bissau et dans la sous-région. À cet égard, ils ont réaffirmé qu’il fallait s’attaquer au problème du trafic de drogue dans les pays d’origine, de transit et de destination car il s’agissait d’une responsabilité commune et partagée.

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné que les autorités bissau-guinéennes devaient redoubler d’efforts pour créer des conditions favorables à la consolidation du pouvoir civil et à la réforme du secteur de la sécurité, pour lutter contre l’impunité et pour combattre le trafic de drogue.

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné qu’il importait de renforcer la coordination entre les acteurs internationaux et les parties prenantes – l’Organisation des Nations Unies, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et l’Union européenne – pour qu’ils continuent de soutenir les autorités bissau-guinéennes.

Les membres du Conseil de sécurité ont remercié la CEDEAO et la CPLP pour la feuille de route visant à assurer une formation et une protection afin d’accroître la sécurité des institutions de l’État dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, feuille de route qu’ils souhaitaient voir entérinée au plus tôt par la CEDEAO. Ils ont encouragé le Gouvernement bissau-guinéen à faire tout son possible pour qu’elle soit adoptée et mise en œuvre. Ils ont demandé à nouveau au Secrétaire général de se mettre en rapport avec la CEDEAO et la CPLP en vue de procéder à une évaluation commune des moyens à mobiliser pour aider à la mise en œuvre rapide de leur feuille de route. Ils ont déclaré s’attendre à ce que les résultats de cette évaluation commune leur soient communiqués le plus rapidement possible et notamment avant les prochaines consultations qu’ils devraient tenir sur la situation en Guinée-Bissau.

Les membres du Conseil de sécurité resteront saisis de la question des efforts de consolidation de la paix en Guinée-Bissau.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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