Le Comité des ONG octroie le statut consultatif spécial à 11 ONG et recale 28 autres

17 mai 2011
ECOSOC/6477-ONG/721

Le Comité des ONG octroie le statut consultatif spécial à 11 ONG et recale 28 autres

17/05/2011
Conseil économique et social
ECOSOC/6477 ONG/721
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité chargé des organisations non gouvernementales

Reprise de la session de 2011

20e et 21e séances - matin et après-midi

LE COMITÉ DES ONG OCTROIE LE STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL

À 11 ONG ET RECALE 28 AUTRES

Le Comité des ONG a octroyé, aujourd’hui, le statut consultatif spécial à 11 ONG qui pourront ainsi soumettre des communications écrites et des pétitions au Conseil économique et social (ECOSOC)*.

En revanche, 28 autres ONG ont vu leur demande d’accréditation reportée dans l’attente de réponses apportées aux questions posées par les membres du Comité.

Le Comité octroie trois types de statut: le statut consultatif général, le statut consultatif spécial et l’inscription sur la liste. 

Le statut consultatif général concerne les ONG dont les activités couvrent la plupart des domaines d’action de l’ECOSOC.  Ces ONG sont autorisées à soumettre à l’ECOSOC des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à son ordre du jour.

Le statut consultatif spécial concerne, quant à lui, des ONG internationalement reconnues pour leur compétence particulière dans certains domaines d’activité du Conseil.  

Enfin, le Comité inscrit sur la Liste des ONG qui peuvent contribuer, de temps à autre, aux travaux de l’ECOSOC, en ne pouvant soumettre à ce dernier que des communications écrites.

Le Comité des ONG poursuivra ses travaux demain, mercredi 18 mai, à partir de 10 heures.

__________

*     Le communiqué publié hier contenait une erreur.  L’ONG Global Justice Center s’est bien vue octroyer le statut consultatif spécial.

EXAMEN DES NOUVELLES DEMANDES D’ADMISSION AU STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL

Les 11 ONG suivantes se sont vues octroyer aujourd’hui, le statut consultatif spécial:

Association Mondiale de Psychanalyse du Champ Freudien AMP, France

Center for Regional Policy Research and Cooperation "Studiorum", Ex-République yougoslave de Macédoine

Fairtrade Labelling Organizations International e.V., Allemagne

Grupo Intercultural Almaciga, Espagne

Helios Life Association, Suisse

Latter-Day Saints Charities, États-Unis

OLPC Foundation, États-Unis

Peace Family and Media Association, Éthiopie

Red Mujeres, Desarrollo, Justicia Y Paz AC, Mexique

Society for Development and Community Empowerment, Nigéria

Surfrider Foundation Europe, France

NOUVELLES DEMANDES D’ADMISSION AU STATUT CONSULTATIF DONT L’EXAMEN A ÉTÉ REPOUSSÉ

Le Comité a décidé de reporter l’examen de la demande de l’Association togolaise pour les Nations Unies, du Togo, à la demande de la représentante du Venezuela qui attend des précisions sur les finances de l’association.  Elle a également voulu savoir quels avaient été les résultats des travaux de l’ONG Isfahan Association for Protection of Human Rights, d’Iran, pour promouvoir l’adhésion à la Convention sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes.

De son côté, le représentant du Pakistan s’est interrogé sur le budget de Manavata, de l’Inde.  Comment une organisation qui dit être internationale peut-elle avoir un budget aussi limité?, s’est-il notamment interrogé.  Il a également réclamé des précisions sur les projets lancés par cette ONG.

Ce dernier a également voulu des précisions sur la nature exacte de l’Afghan Poverty Relief, du Royaume-Uni, relevant que cette organisation était également inscrite en Afghanistan.

Le représentant de la Fédération de Russie a voulu savoir quelles étaient les méthodes employées par l’ONG AIDS Accountability International, de la Suède, pour évaluer les initiatives gouvernementales de lutte contre le VIH/sida.  Le représentant du Pakistan a également réclamé des précisions sur les recherches menées sur des groupes vulnérables.  De son côté, le représentant du Maroc a demandé des éclaircissements sur l’évaluation des progrès en matière de santé sexuelle et reproductive, sur la création d’indicateurs en matière de VIH/sida et sur la conception qu’à l’ONG de la diversité sexuelle.

La représentante de la Chine a relevé que le site internet de l’ONG Academy of Breastfeeding Medicine, des Etats-Unis, contenait plusieurs erreurs.  Le représentant du Pérou a voulu des précisions sur l’accord sur la distribution de la technologie solaire au Pérou évoquée par alpesandes.org, de la Suisse.

La représentante de la Chine a voulu savoir comment l’ONG Asociación de Amigos de las Naciones Unidas, de l’Espagne, définissait les conflits oubliés et s’est notamment interrogée sur sa préoccupation face à la situation au Tibet.  Cette ONG se préoccupe-t-elle des affaires intérieures d’un pays?, s’est-elle demandé.  De son côté, le représentant de la Fédération de Russie a voulu savoir pourquoi elle considérait la Tchétchénie comme un conflit international et oublié.  Il a souhaité prendre connaissance de l’étude lancée par l’ONG sur cette question.  La représentante de Cuba a voulu savoir, quant à elle, avec quelles autres associations d’amis de l’ONU cette ONG travaillait.

À l’instar de son homologue d’Israël, la représentante du Venezuela a voulu des précisions sur les recettes d’Asylum Access, des États-Unis.  Son homologue de Cuba a voulu connaître les critères utilisés pour choisir les pays dans lesquels cette ONG compte travailler.

La représentante de la Chine a voulu savoir qui avait refusé le dossier de l’ONG Captive Daughters, des États-Unis, en 2005.  Le représentant du Pakistan a demandé des exemples des contributions concrètes que l’ONG compte faire à l’ECOSOC, autres que la diffusion de vidéos sur youtube.com

La demande d’Earth Day Network, Inc., États-Unis, a également été reportée; la représentante de la Chine voulant savoir si, en cas de réponse favorable du Comité, cette ONG entendait partager son statut avec le millier d’autres organisations qui constituent son réseau.

Le représentant du Pérou a voulu savoir si l’ONG Grupo Intercultural Almaciga, Espagne, menait toujours des activités au Pérou.  Il a également réclamé des précisions sur ses initiatives de soutien aux peuples autochtones de son pays.  La représentante de l’Espagne est intervenue pour défendre le travail de cette ONG.  Celle du Venezuela a estimé que cette ONG méritait d’obtenir le statut consultatif spécial.

La représentante de la Turquie a voulu connaître la nationalité et la profession des membres de The International Association of Genocide Scholars, Inc, États-Unis.

Relevant que toutes les recettes de l’ONG International Covenant for the Protection of Journalists (ICPJ), de la Suisse, étaient dépensées pour son site Internet, la représentante de la Chine s’est interrogée sur le travail de l’ONG sur le terrain.  Son homologue de la Fédération de Russie a voulu savoir dans quel domaine du droit elle se spécialisait.  Qu’entend l’ONG par « droit international des droits de l’homme »?  La représentante de Cuba a déploré la brièveté des réponses fournies par cette ONG et a souhaité que les questions précédemment formulées par sa délégation lui soient de nouveau transmises. 

La représentante de la Chine a souhaité des précisions sur les activités menées dans son pays ainsi qu’à Cuba par Internationale Organisation Für Volkskunst (IOV), Autriche.  La représentante du Venezuela a fait la même demande, avant que son homologue de l’Autriche ne fasse part de l’appui de sa délégation à cette ONG.  La représentante de la Bulgarie a appuyé également la demande de l’ONG.

Celle de la Chine a ensuite relevé que l’ONG International Partnership for Human Rights, Belgique, avait participé à l’examen périodique ministériel de l’ECOSOC par l’intermédiaire d’une autre organisation.  Cette pratique n’est pas correcte, a-t-elle jugé.  Elle a demandé des précisons sur sa contribution à cet évènement et a voulu savoir si l’ONG comptait contribuer aux travaux du Conseil des droits de l’homme.

Son homologue de la Fédération de Russie a réclamé des précisions sur les projets qu’elle entend mener dans son pays et dans la région du Caucase.  La représentante de Cuba a également souhaité connaître l’ensemble des pays où œuvre cette ONG.

Celle du Venezuela a souhaité des précisions sur le paiement d’impôts de l’ONG Corporación Excelencia en la Justicia, de la Colombie.  Si c’est une organisation à but non lucratif, pourquoi doit-elle en verser? La représentante de Cuba a demandé des précisions sur la provenance des fonds.

Elle a également voulu savoir dans quels pays le Japan Water Forum, Japon, canalisait les donations du secteur financier.  S’agit-il de subventions ou de prêts du secteur privé? a-t-elle précisé.

La représentante de la Chine a estimé que les réponses de la John D. and Catherine T. MacArthur Foundation, États-Unis, étaient insuffisantes, tandis que son homologue du Venezuela a estimé que les questions posées par les délégations n’étaient pas fidèlement transmises aux ONG.  Cette dernière s’est par ailleurs inquiétée des rapports éventuels entre le Comité et cette ONG qui s’est bornée à dire aux membres du Comité d’aller sur son site Internet pour trouver leurs réponses. 

Elle a également souhaité obtenir une liste des pays où travaillent les ONG financées par la fondation.  Son homologue de la Fédération de Russie a voulu des précisions sur les activités dans son pays.  Le représentant du Kirghizistan a, quant à lui, souhaité que l’organisation modifie l’erreur technique concernant son budget.

La représentante de la Chine a souhaité connaître la position de la National Secular Society, Royaume-Uni, sur la diffamation des religions.  Selon elle, le site Internet de l’ONG ne respecte pas la terminologie de l’ONU s’agissant de Taiwan.  Son homologue du Pakistan a voulu savoir comment cette ONG abordait le principe de liberté de religion.  Comment promouvoir des écoles transcommunautaires tout en laissant aux parents la liberté de choisir l’éducation de leurs enfants?

Le représentant du Kirghizistan a demandé des éclaircissements sur les « moyens naturels » évoqués par l’ONG Noble Institution for Environmental Peace Inc., Canada, qui pourraient réguler la population.  Quels ont été les critères adoptés par cette ONG pour mener des activités au Venezuela? a demandé la représentante de ce pays.  L’analogie entre augmentation de la température et augmentation de la violence est présentée sans aucune preuve, a relevé le représentant du Pakistan.  Cette affirmation se base-t-elle sur une étude scientifique?

Relevant que les enseignants volontaires de la People for Successful Corean Reunification, République de Corée, était recruté en ligne, la représentante de la Chine s’est interrogée sur leurs qualifications.  La représentante de Cuba a voulu savoir quels projets étaient entrepris avec le financement dont bénéficie l’ONG. 

Son homologue du Venezuela a demandé des précisions sur ses programmes de réunification.  Recherche-t-elle la disparition de la République populaire démocratique de Corée (RPDC)?  Le représentant de la RPDC a voulu connaître la nature de la relation entre l’ONG et le Ministère de la réunification du Gouvernement sud-coréen.

Cette dernière intervention a donné lieu à un débat de procédure sur le droit ou non des observateurs d’interroger les ONG.  Poursuivant son intervention, le représentant de la RPDC a relevé que cette ONG recevait des fonds gouvernementaux et que ses activités semblent différer du nom qu’elle porte.  Il a en conclu que l’ONG « adopte une approche basée sur la confrontation qui vise à éliminer mon gouvernement ».  Il a réclamé des précisions sur les activités menées pour favoriser une véritable réunification.

Le représentant du Pakistan a estimé que Release Legal Emergency and Drugs Service Limited, Royaume-Uni, avait contourné la question relative aux lois draconiennes.  Son homologue de la Fédération de Russie a estimé que le travail de cette ONG allait à l’encontre des lois contre le trafic de stupéfiants.  Ses objectifs ne sont pas forcément en conformité avec ceux de l’ECOSOC, a commenté le représentant du Pérou.  Comment la dépénalisation de la possession de drogue pourrait-elle avoir un effet sur la criminalité transnationale? a demandé la représentante du Venezuela.

La représentante d’Israël a souhaité obtenir une liste descriptive en anglais des recherches et publications de Scandinavian Institute for Human Rights (SIHR) Norway, Norvège.  Le représentant du Maroc a estimé injuste de reporter l’examen d’une demande d’accréditation simplement parce qu’une réponse a été rédigée en arabe.  Ma délégation veut simplement obtenir une brève liste des publications et « non pas des pages et des pages de documents », s’est impatientée la représentante d’Israël.

Le représentant du Pakistan a demandé des explications sur les termes « développement de master et de doctorat pour le droit international ».  Il a relevé des inconsistances dans les noms et le nombre de pays dans lesquels travaille l’ONG Shrimati Pushpa Wati Loomba Memorial Foundation, Royaume-Uni. 

La représentante de la Chine a relevé que le site Internet de Trustees of Boston University, États-Unis, comportait toujours certaines fautes.

ÉCHANGE AVEC LES ONG

La représentante de la Chine a réclamé des précisions sur les activités menées dans son pays par Latter-Day Saints Charities, États-Unis.  L’ONG a expliqué qu’un programme de distribution de chaises roulantes a été mis sur pied et qu’un autre sur la sensibilisation à l’asthme est en cours d’élaboration.

Le représentant de ZOA Vluchtelingenzorg, Pays-Bas, a expliqué que son organisation n’avait pas de membres car il ne s’agit pas d’une ONG mais d’une association.  Des bureaux existent dans de nombreux pays et une demande d’enregistrement est actuellement en cours au Burundi.  Dans 10 des 14 pays où l’ONG travaille, des documents d’enregistrement ont été établis.  Elle travaille avec des partenaires locaux dans les quatre autres.  À la question du Soudan, l’ONG a répondu qu’elle avait cessé ses activités au Mozambique, en Angola et au Rwanda, mais qu’elle travaillait actuellement au Libéria, au Soudan, en Éthiopie, en Ouganda, en République démocratique du Congo et, par l’intermédiaire de partenaires locaux, au Burundi.

ZOA Vluchtelingenzorg a commencé à travailler au Soudan à la fin des années 90, puis au Darfour en 2004.  L’ONG est dûment enregistrée dans le pays, a affirmé son représentant.  Il a également expliqué que la majorité de ses activités étaient dans les domaines de l’assainissement et de l’éducation, auprès des populations déplacées notamment.  Des initiatives de reconstruction sont également en cours.

Le représentant du Pérou a demandé des précisions sur les activités menées dans sa région par Grupo Intercultural Almaciga, l’Espagne.  L’ONG a  expliqué que les projets exécutés l’étaient par l’intermédiaire d’un consortium d’organisations.

Si vous ne connaissez pas vous-même la définition des droits sexuels, comment pouvez-vous l’apprendre aux autres? a demandé le représentant du Kirghizistan à l’ONG Youth Coalition for Sexual and Reproductive Rights (YCSRR), Canada.

Sa représentante a indiqué que son ONG reconnaissait que les jeunes n’étaient pas un groupe homogène et qu’elle proposait des politiques et programmes à différents groupes, par exemples les jeunes vivant en milieu rural et les jeunes autochtones.  Elle a expliqué que les membres de l’ONG comptaient des étudiants, des médecins et des sages-femmes, entre autres.  L’ONG ne fait pas de renforcement des capacités sur les droits sexuels.  Elle se concentre sur les besoins spéciaux des jeunes et des adolescents. 

Y-a-t-il une convergence de vues entre ce que vous revendiquez dans le cadre des droits sexuels et reproductifs et la vision des pays où vous menez vos activités? a enchainé le représentant du Maroc.  Les activités de l’ONG ne sont jamais en contradiction avec les lois nationales, a répondu l’ONG en insistant sur le fait que la priorité est donnée au travail avec les organisations locales.

Le représentant du Pakistan s’est inquiété que l’abréviation du nom de cette ONG, en Coalition des jeunes, risque d’induire le public en erreur.  À une autre question, l’ONG a répondu qu’elle n’avait pas travaillé au Pakistan et qu’elle n’a pas de présence nationale importante.

Mais que faites-vous exactement? s’est énervé le représentant du Pakistan.  L’ONG fait du renforcement des capacités de manière limitée afin de mieux faire connaître le plan d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement.  L’ONG a créé des partenariats, en particulier au Ghana.  Elle ne travaille pas au Soudan et se concentre sur les droits sexuels et reproductifs des jeunes.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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