À quelques semaines de l’indépendance du Soudan du Sud, Asha-Rose Migiro déclare que l’ECOSOC et la Commission de consolidation de la paix sont bien placés pour apporter leur soutien

14 juin 2011
DSG/SM/559-AFR/2193

À quelques semaines de l’indépendance du Soudan du Sud, Asha-Rose Migiro déclare que l’ECOSOC et la Commission de consolidation de la paix sont bien placés pour apporter leur soutien

14/06/2011
Vice-Secrétaire générale
DSG/SM/559 AFR/2193
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À QUELQUES SEMAINES DE L’INDÉPENDANCE DU SOUDAN DU SUD, ASHA-ROSE MIGIRO DÉCLARE QUE L’ECOSOC

ET LA COMMISSION DE CONSOLIDATION DE LA PAIX SONT BIEN PLACÉS POUR APPORTER LEUR SOUTIEN

On trouvera ci-après le texte de la déclaration prononcée par la Vice-Secrétaire générale, Mme Asha-Rose Migiro, à l’occasion d’une manifestation organisée hier, lundi 13 juin, par le Conseil économique et social (ECOSOC) et la Commission de consolidation de la paix (CCP) afin de promouvoir la paix et le développement durables au Soudan et au Soudan du Sud:

Je remercie le Conseil économique et social et la Commission de consolidation de la paix d’avoir organisé cette manifestation pour la paix et le développement au Soudan et au Soudan du Sud.  Cette manifestation vient à point nommé, le Soudan du Sud devant accéder à l’indépendance dans les semaines qui viennent et compte tenu de la montée des tensions dans la région.  L’Accord de paix global constitue une étape historique.  Pourtant, nous savons tous qu’il ne faut pas relâcher les efforts qui nous ont menés aussi loin.  Le référendum de janvier dernier a été un succès, mais le Nord et le Sud doivent relever de nouveaux défis.

En effet, actuellement, l’inquiétude règne au sujet de la sécurité le long de la frontière, en particulier dans les zones contestées, de l’intensification des combats à Abyei et dans le Kordofan méridional et des perspectives de parité politique et économique entre les groupes dans les deux États.

Le Secrétaire général se félicite des réunions que les parties ont tenues hier et aujourd’hui à Addis-Abeba, notamment de la rencontre entre les Présidents Al-Bashir et Salva Kiir, qui visent à régler ces questions avant l’indépendance du Soudan du Sud.  La sécurité, aussi bien dans le Nord que dans le Sud, mais aussi dans la sous-région, dépendra des relations qu’entretiendront les Gouvernements du Soudan et du Soudan du Sud.  Chacun devra faire preuve de l’engagement politique nécessaire à l’obtention des dividendes de la stabilité: le commerce transfrontalier, le partage pacifique des ressources et la mobilité des citoyens ayant un « foyer » à la fois dans le Nord et dans le Sud.

La période qui suit un conflit est toujours capitale pour la création d’institutions, la réconciliation et le développement.  Bien que nous nous employions à tirer le meilleur parti de ce moment crucial, nous savons également que doter un État des moyens d’éviter, d’endiguer et de régler les conflits, de fournir les services de base et de répondre aux besoins de sa population est une entreprise de longue haleine.  Cependant, à court terme, l’aide apportée par la communauté internationale peut faire la différence.  L’ONU continuera de jouer son rôle.  L’expérience montre qu’après un conflit, les pays qui œuvrent pour le développement économique, l’éducation et les perspectives politiques de leurs citoyens, en particulier des femmes et des filles, sont mieux à même de parer le retour à l’instabilité ou la reprise d’un conflit.

Les dirigeants du Soudan du Sud savent bien que la transition vers l’indépendance suscitera l’espoir d’une prospérité « imminente ».  Les trois à cinq prochaines années constituent une étape cruciale.  Le règlement des questions urgentes telles que la réforme du secteur de la sécurité et le désarmement, la démobilisation et la réintégration, dépend fortement de la stabilité et de la confiance.  Les parties ont toutes deux intérêt à instaurer des conditions propices à la concrétisation de ces initiatives de réforme.

Le Secrétaire général a recommandé au Conseil de sécurité d’établir une mission de maintien de la paix des Nations Unies au Soudan du Sud à partir du 9 juillet.  Celle-ci serait chargée d’aider le nouveau Gouvernement à régler un grand nombre de ces questions, en étroite collaboration avec plusieurs organes des Nations Unies et avec d’autres partenaires.  Le Nord doit lui aussi faire face à ses propres difficultés socioéconomiques qui appellent également l’attention de la communauté internationale.  Le Conseil économique et social et la Commission de consolidation de la paix sont bien placés pour apporter une partie de l’appui dont le Nord et le Sud ont besoin.  Je vous invite à réfléchir, avec nos partenaires soudanais, à ce que vous pouvez faire pour contribuer à la paix et au développement en cette période cruciale.

Permettez-moi de vous souhaiter plein succès à cette réunion.  Je vous remercie.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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