Conférence de presse de la Présidente de l’Alliance des petits États insulaires en développement sur le changement climatique avant le Sommet de Durban

23 novembre 2011
Conférence de presse

Conférence de presse de la Présidente de l’Alliance des petits États insulaires en développement sur le changement climatique avant le Sommet de Durban

23/11/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA PRÉSIDENTE DE L’ALLIANCE DES PETITS ÉTATS INSULAIRES EN DÉVELOPPEMENT

SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE AVANT LE SOMMET DE DURBAN

À quelques jours de l’ouverture de la dix-septième Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui va se tenir à Durban, en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre, Mme Dessima M. Williams, Présidente de l’Alliance des petits États insulaires en développement et Représentante permanent de la Grenade auprès de l’ONU, a détaillé les attentes de ces États, qui subissent déjà les effets du réchauffement de la planète. 

« Nous sommes dans une situation d’urgence absolue, car les petits États insulaires sont déjà confrontés aux changements climatiques », a-t-elle déclaré devant les journalistes accrédités à l’ONU, avant d’en énumérer les conséquences concrètes et visibles dans les petits États insulaires: montée du niveau de la mer, érosion des côtes, dégradation des sols, salinisation des sources d’eau, intensification de la fréquence et de la violence des cyclones et des ouragans.

Rappelant ensuite le coût financier et humain que commencent déjà à payer ces États, la représentante de l’Alliance a indiqué qu’ils « ne pouvaient plus attendre au delà de 2015 que la communauté internationale s’entende ».  

« Nous voyons devant nous les preuves que la fenêtre de temps qui se présentait à la communauté internationale pour agir est en train de se fermer », a-t-elle déclaré, avant d’insister sur « le message principal » que l’Alliance entend faire passer à Durban.  Ce message c’est: « il faut agir avant 2015, avant que cette fenêtre ne se ferme, en lançant des actions ambitieuses permettant de limiter les émissions de gaz à effet de serre pour contenir la hausse des températures en dessous d’1,5°centigrade, qui est le maximum que la planète peut tolérer », a dit Mme Williams.

En décembre 2010, lors de la Conférence de Cancún, la communauté internationale était parvenue à un consensus en fixant pour la première fois un objectif de limitation du réchauffement global à 2°C, mais en incluant aussi dans sa résolution la possibilité de renforcer cet objectif et de le ramener à 1,5°C en 2015.  Aucune décision portant sur les réductions des émissions à l’échelle mondiale n’avait en revanche pu être adoptée, a regretté Mme Williams.

Citant les rapports scientifiques qui ont montré que les émissions de gaz à effet de serre ont atteint de nouveaux records en 2010, Mme Dessima M. Williams a estimé qu’il était désormais urgent de contenir le réchauffement de la planète en dessous de 1,5°C, en imposant aux États des objectifs chiffrés de limitation de leurs émissions de gaz polluants.  

Pour faire entendre leurs voix, les petits États insulaires seront largement représentés à Durban, avec la présence d’une centaine de délégués, dont sept ministres d’États, a-t-elle indiqué.  Aux côtés de l’Alliance, ils défendront une position commune constituée de trois points essentiels, a dit Mme Williams.

Parlant de ces points, il a dit que premièrement, il s’agit du renouvellement du Protocole de Kyoto, qu’elle a qualifié de « pilier de la lutte contre le réchauffement climatique » parce qu’il est l’instrument de la limitation chiffrée des émissions de gaz à effet de serre, mais arrive à échéance en 2012.

Deuxièmement, a-t-elle ajouté, figure la mise en place d’un instrument juridique facilitant la mise en œuvre du Protocole de Kyoto, en particulier pour permettre à tous les États qui n’en sont pas parties de prendre des engagements et de mener des actions légalement et internationalement crédibles. 

Troisièmement, a conclu la représentante, il faut assurer le renouvellement des engagements financiers pris par les pays industrialisés.  Ceci doit être fait avec la mise en œuvre d’une part du Fonds vert décidé en 2010 à Cancún, a-t-elle dit, en le qualifiant de « priorité », car de lui dépend l’adaptation aux changements climatiques et les transferts de technologies propres, qu’ils concernent le logement, les transports ou encore l’industrie.  Les engagements pris doivent aussi être tenus en renforçant la transparence du Fonds de financement rapide mis en place en 2009 à Copenhague, qui prévoit une aide de 30 milliards de dollars des États industrialisés aux États déjà confrontés aux effets du changement climatique, a souligné Mme Williams.  

« Nous devons être ambitieux », a-t-elle conclu, en insistant notamment sur « l’excellente préparation » des petits États insulaires, qui sont prêts à aborder les négociations de Durban et y défendre leurs positions.  

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