Conférence de presse du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, M. Richard Falk

20 octobre 2011
Conférence de presse

Conférence de presse du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, M. Richard Falk

20/10/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE dU Rapporteur spÉcial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupÉs depuis 1967, M. RICHARD FALK

Le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, M. Richard Falk, s’est alarmé jeudi, des violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël, particulièrement à l’encontre des enfants, qui subissent nombre de privations.

« Le droit international et les normes des droits de l’homme ne sont pas adaptés pour une situation d’occupation à long terme, depuis 1967 », a déclaré M. Falk, lors d’une conférence de presse organisée au Siège de l’ONU, à New York, après avoir présenté son rapport annuel devant la Troisième Commission de l’Assemblée générale, chargée des affaires sociales, culturelles et humanitaires.

« Des générations entières d’enfants ont grandi sans connaître autre chose que l’occupation, et des familles de réfugiés vivent dans des camps depuis 1948 », a-t-il déploré, en ajoutant que les enfants « ont besoin de plus de protection ».  Le rapport témoigne notamment d’attaques contre des enfants palestiniens sur le chemin de l’école par des colons israéliens.

Il a fait également état des répercussions du blocus de Gaza qui entraînent des privations pour la population civile, et en particulier les enfants, des violations de leurs droits, ainsi que de l’expansion des colonies israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et de la multiplication des actes de violence des colons, a indiqué M. Falk.

Interrogé sur un éventuel manque d’équilibre dans son rapport entre les violences faites aux Palestiniens et celles faites aux Israéliens, M. Falk a indiqué que son mandat lui spécifiait de se concentrer sur les violations des droits de l’homme commises par Israël dans les territoires palestiniens occupés.  « J’ai essayé de faire de mon mieux pour témoigner de manière honnête et équitable », a-t-il dit, en soulignant que la situation n’était de toute façon pas équilibrée puisqu’il y avait occupation.  Il a précisé qu’il n’avait pu se rendre à Gaza, pour des questions de sécurité.

Évoquant la question de la candidature palestinienne à l’ONU, M. Falk a estimé que le droit des Palestiniens à l’autodétermination était inaliénable, qu’il n’était pas négociable.  C’est pourquoi, a-t-il dit, les objections au principe de l’autodétermination n’avaient aucun sens.  Il a souligné, en réponse à une interrogation sur des déclarations menaçantes du Hamas contre Israël, que les Palestiniens étaient représentés officiellement par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) aux Nations Unies, et non par le Hamas.  

Interrogé sur la possibilité d’arriver à la paix, M. Falk a déclaré qu’on ne pourrait trouver une paix « juste et durable » sans respecter les droits des Palestiniens, conformément au droit international et que les négociations menées depuis les Accords d’Oslo en 1994, s’étaient apparentées à un « marchandage » ne respectant pas ces droits.  C’est aux deux peuples de trouver la solution pour atteindre la paix, elle ne viendra pas d’intervenants extérieurs, a-t-il souligné.

(A/66/358)

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