Conférence de presse du Secrétaire général et autres officiels à l'occasion du lancement du rapport du Partenariat pour faire reculer le paludisme

13 septembre 2011
Conférence de presse

Conférence de presse du Secrétaire général et autres officiels à l'occasion du lancement du rapport du Partenariat pour faire reculer le paludisme

13/09/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ET AUTRES OFFICIELS À L’OCCASION DU LANCEMENT DU RAPPORT

DU PARTENARIAT POUR FAIRE RECULER LE PALUDISME

Au cours d’une conférence de presse tenue ce matin dans l’auditorium de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld du Siège des Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a procédé au lancement du nouveau rapport du « Partenariat Faire reculer le paludisme », intitulé « Dix ans de partenariat et résultats ».  À ses côtés se trouvaient Mme Awa Marie Coll-Seck, Directrice exécutive du « Partenariat Faire reculer le paludisme », et Mme Geeta Rao Gupta, Directrice générale adjointe du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Le Secrétaire général a salué les résultats remarquables enregistrés au cours des 10 dernières années pour réduire de moitié le nombre de cas de paludisme à travers le monde et les décès provoqués par cette maladie qui peut être prévenue et traitée.

Ban Ki-moon a rappelé que le Partenariat pour lutter contre le paludisme a été lancé en 1998 par l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Banque mondiale.

Les progrès évoqués dans le rapport présenté aujourd’hui à la presse et au grand public ont été rendus possibles par le travail cohérent mené par cette alliance et par la forte augmentation du financement international, a précisé le Secrétaire général.

À la fin des années 1990, le paludisme était la première cause de mortalité en Afrique, a noté le Secrétaire général tout en relevant qu’au cours de la dernière décennie, les vies de plus d’un million d’enfants ont été sauvées en Afrique subsaharienne.

M. Ban Ki-moon a souhaité que tous les membres de la communauté internationale alignent leurs efforts sur ceux des pays concernés pour empêcher le paludisme de ressurgir.  « Investir dans le contrôle du paludisme, c’est investir dans les peuples, les économies et les nations », a-t-il dit.

Mme Awa Marie Coll-Seck a souligné que le nouveau rapport du « Partenariat Faire reculer le paludisme » prouve que la lutte contre la maladie produit des résultats tangibles et sauve beaucoup de vies.  Entre 2000 et 2010, les pays où le paludisme était devenu endémique ont considérablement accru leurs interventions antipaludiques, a-t-elle expliqué.  Quatre cent millions de moustiquaires ont été distribuées, de quoi couvrir 80% de la population à risque en Afrique subsaharienne, a précisé Mme Awa Marie Coll-Seck.   

Mme Coll-Seck a indiqué que le Maroc, le Turkménistan et les Émirats arabes unis avaient réussi à éradiquer le paludisme.

Le financement international contre le paludisme a été multiplié par 15, passant de 100 millions de dollars en 2003 à 1,5 milliard de dollars par an en 2010.  Ce financement provient en majorité du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, de l’Initiative paludisme du Président des États-Unis, de la Fondation Bill et Melinda Gates, d’UNITAID (Facilité internationale d’achat de médicaments), et de donateurs bilatéraux tels que le Royaume-Uni, a souligné Mme Coll-Seck.

La Directrice exécutive du Partenariat a annoncé trois objectifs pour 2015: réduire à zéro le nombre de décès dus au paludisme dans les pays où le mal est endémique; réduire de 75% le fardeau du paludisme par rapport aux niveaux de 2000; et éradiquer le paludisme dans 10 pays supplémentaires.

Mme Geeta Rao Gupta, Directrice générale adjointe de l’UNICEF, a ajouté que la communauté internationale, qui lutte contre le paludisme, a développé des outils nouveaux pour atteindre les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables et leur distribuer des moustiquaires.  « Nous savons ce que nous devons faire », a-t-elle insisté.

« Un enfant qui meurt toutes les 45 secondes du paludisme, c’est tout simplement inacceptable », a poursuivi la Directrice générale adjointe de l’UNICEF.  Les nouvelles technologies et les vaccins représentent une opportunité pour traduire dans la réalité le sixième Objectif de Millénaire pour le développement (combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies).

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