Conférence de presse du Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU sur le lancement du tout premier rapport sur la diplomatie préventive

12 septembre 2011
Conférence de presse

Conférence de presse du Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU sur le lancement du tout premier rapport sur la diplomatie préventive

12/09/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT AUX AFFAIRES POLITIQUES DE L’ONU

SUR LE LANCEMENT DU TOUT PREMIER R APPORT SUR LA DIPLOMATIE PRÉVENTIVE


M. B. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint du Département des affaires politiques a présenté aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse au Siège de l’ONU à New York, le tout premier rapport du Secrétaire général sur la diplomatie préventive, intitulé « Les fruits de la diplomatie préventive* ». Le rapport fera l’objet d’un débat au Conseil de sécurité, le 22 septembre.


Le Secrétaire général a souligné le caractère crucial de la diplomatie préventive en ce qu’elle permet d’atténuer les tensions avant qu’elles ne se transforment en conflit.  « Ce que nous devons faire, c’est être sur le terrain le plus vite et le plus tôt possible, pour résoudre les problèmes avant qu’ils ne s’aggravent ».  


M. Pascoe a fait deux reproches.  Il a estimé que les Nations Unies mettent trop l’accent sur la stabilisation de situations qui avaient déjà dégénéré et sur les questions électorales.  La stabilisation, les élections et la diplomatie préventive sont trois processus qui doivent être menés ensemble, a-t-il dit. 


Le Secrétaire général adjoint s’est donc félicité que l’ONU, les États Membres et les autres partenaires recourent de plus à la diplomatie, un concept décrit pour la première fois, il y a 50 ans, par Dag Hammarskjöld, deuxième Secrétaire général des Nations Unies.


M. Pascoe a illustré ses propos en citant l’implication de l’ONU au Kenya entre 2007 et 2008, en Guinée en 2009 et au Kirghizistan en 2010.  Cette année au Malawi, après des semaines de manifestations antigouvernementales, l’intervention des médiateurs a permis d’éviter des affrontements. 


La diplomatie préventive implique, pour garantir l’efficacité de l’outil, que nous travaillions avec les organisations régionales concernées, mais aussi d’autres organes comme le Département des opérations de maintien, a prévenu le Secrétaire général adjoint.  Les Bureaux régionaux d’Asie centrale, d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale tout comme les Coordonnateurs résidents jouent un rôle déterminant, a insisté M. Pascoe, en précisant que leur contribution a été décisive pour améliorer les compétences des médiateurs et revitaliser ainsi la diplomatie préventive. 


À titre d’exemple, le Secrétaire général adjoint a confié qu’il vient de rencontrer, la semaine dernière, les dirigeants régionaux à Nairobi, au Kenya, pour discuter de la situation en Somalie et poser les jalons d’un processus de normalisation pour les 12 prochains mois.  Un événement, a-t-il ajouté, que d’aucuns auraient qualifié d’impossible hier. 


M. Levant Bilman, Directeur de la Division des politiques et de la médiation au Département des affaires politiques, a indiqué que l’« Équipe d’appui à la médiation » du Département, établie en 2008, a désormais beaucoup de pouvoir depuis que l’Assemblée générale a adopté, au mois de juin de cette année, une résolution sur le renforcement de la médiation.  L’Équipe se concentre sur l’appui technique aux médiateurs; le renforcement des capacités; et les conseils. 


Une équipe de réserve d’experts peut-être déployée en 72 heures pour appuyer des médiateurs sur le terrain.  Elle a été déployée 50 fois depuis sa création en juillet 2010.  Leur action peut porter sur la justice transitionnelle, les modalités d’un cessez-le-feu ou encore des amendements consensuels à une constitution. 


Les médiateurs sont très impliqués en Libye où ils travaillent aux termes de référence d’une future mission de l’ONU.  Le Département des affaires politiques a aussi été sollicité pour les élections en Égypte et d’autres domaines en Tunisie.  « Nous sommes les Nations Unies, et nous allons là où nous sommes les bienvenus », a dit M. Pascoe avant de préciser qu’aucune invitation n’était venue de la Syrie. 


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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