Conférence de presse sur les activités du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes

29 Juillet 2011
Conférence de presse

Conférence de presse sur les activités du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes

29/07/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LES ACTIVITÉS DU COMITÉ POUR L’ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES

« Depuis 30 ans, nos recommandations ont un impact croissant sur la politique des États parties en matière de promotion de la parité entre les sexes et du respect des droits de la femme », a affirmé Mme Sylvia Pimentel, Présidente du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), organe chargé de suivre les applications nationales de la Convention du même nom.

Avec certaines de ses collègues, Mme Pimentel a donné, aujourd’hui, une conférence de presse au Siège de l’ONU à New York, pour marquer la fin d’une session tenue du 11 au 29 juillet et au cours de laquelle son Comité a examiné la situation des femmes au Costa Rica, à Djibouti, en Éthiopie, en Italie, au Népal, en République de Corée, à Singapour et en Zambie. 

La Présidente du Comité qui suit l’application de l’unique instrument international relatif aux droits de la femme, entré en vigueur le 3 septembre 1981, a souligné que les États parties sont tenus de faire en sorte que les « Observations finales » du Comité soient discutées par leurs parlements.  C’est un exercice qui doit impliquer députés, sénateurs et ministres.

À cet égard, Mme Pimentel s’est félicitée d’une plus forte participation de la société civile, en précisant que chaque recommandation du Comité permettait aux États de prendre conscience de leurs insuffisances et par exemple, la faible protection des femmes migrantes à Singapour, en République de Corée du Sud et en Italie; ou encore le poids de valeurs traditionnelles contraires aux droits de la femme en Zambie.

Revenant à la situation à Singapour, l’experte de la Chine, Mme Zou Xiaoqiao, a exprimé l’inquiétude du Comité face aux réserves émises par Singapour à l’article 2 de la Convention, un article déterminant, puisqu’il demande à l’État partie d’adopter des mesures politiques pour mettre en œuvre les principes de parité et éliminer la discrimination à l’égard des femmes. 

L’experte de la Slovénie, Mme Violetta Neubauer, s’est quant à elle attardée sur l’insuffisance des progrès en Italie, qu’elle a imputée à la persistance des valeurs patriarcales et des stéréotypes sur la place de la femme dans la famille et son image d’objet sexuel, malheureusement véhiculée par des politiciens et les médias.  Une immédiate réaction de l’Italie pour éliminer ces barrières est requise.  

La conférence de presse a aussi été l’occasion de parler des recommandations du Comité sur les droits fondamentaux de la femme dans les situations de conflit. Mme Pramila Patten, Présidente du Groupe de travail du Comité sur la question a parlé d’un débat très enrichissant tenu le 18 juillet dernier avec le soutien d’ONU-Femmes et du Bureau de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, en présence de nombreux fonds et programmes de l’ONU et de 18 organisations non gouvernementales (ONG).

Depuis sa création, il y a 30 ans, le Comité a été témoin d’un impact grandissant et disproportionné des conflits armés sur les droits de la femme.  « Si tous les civils sont affectés par l’instabilité politique en général et les conflits en particulier, les femmes sont frappées de manière disproportionnée », a insisté Mme Patten.

« Si beaucoup a été fait au niveau international, l’émergence de nouvelles formes de conflits nous a poussés à adopter cette recommandation », a-t-elle dit en précisant qu’elle couvrait de larges domaines, allant des conflits internes aux conflits transfrontaliers ou internationaux aux autres situations d’extrême violence comme les tensions liées aux élections, en passant par la situation des femmes réfugiées et des femmes vivant sous occupation.  L’experte a précisé que cette recommandation rappelle que la Convention s’applique en temps de paix comme en temps de guerre.  Fruit d’une décision que le Comité a prise en octobre 2010, la recommandation ne se limite pas à la violence sexuelle mais s’élargit aussi aux droits économiques et sociaux comme l’accès à la nourriture, à la santé ou à l’emploi.

Le Comité a également travaillé sur d’autres recommandations comme celle relative à l’accès des femmes à la justice.  Les recommandations peuvent être consultées sur le site de la Convention http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/recommendations/index.html.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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