Conférence de presse du Président de la Bolivie, Evo Morales, sur la question du droit fondamental des peuples à l’eau et à l’assainissement

27 Juillet 2011
Conférence de presse

Conférence de presse du Président de la Bolivie, Evo Morales, sur la question du droit fondamental des peuples à l’eau et à l’assainissement

27/07/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA BOLIVIE, EVO MORALES, SUR LA QUESTION

DU DROIT FONDAMENTAL DES PEUPLES À L’EAU ET À L’ASSAINISSEMENT


Un an après l’adoption par l’Assemblée générale de la résolution sur le droit fondamental à l’eau et à l’assainissement, le Président de la Bolivie, M. EvoMorales Ayma, a exhorté la communauté internationale à agir pour garantir que l’eau devienne universellement accessible en tant que « bien public », et non plus comme un « bien de consommation privé » qui s’achète et qui se vend.


« L’eau c’est la vie!  L’eau c’est l’humanité.  Le droit à l’eau est aussi important que tout autre droit de l’homme », a déclaré M. Morales au cours de la conférence de presse qu’il a donnée au Siège des Nations Unies à New York.


Il a lancé un appel aux responsables locaux, régionaux et internationaux pour qu’ils adoptent des politiques qui permettront d’assurer un accès universel à l’eau potable ainsi qu’à l’eau destinée à l’irrigation, tout en luttant simultanément contre les changements climatiques qui représentent, a-t-il estimé, la plus grande menace posée aux ressources en eau de la planète.


Le Gouvernement de la Bolivie assume sa part de responsabilité, a expliqué M. Morales, puisqu’avec le soutien financier de la Coopération pour le développement des Andes et celui des institutions financières multilatérales basées au Venezuela, il investit cette année 100 millions de dollars dans son programme « Plus d’investissements pour l’eau », qui a pour mission d’approvisionner des communautés rurales en eau potable et en eau d’irrigation.


Répondant à une question sur la faisabilité de la proposition qu’il a faite de mettre en place un tribunal international de justice environnementale pour sanctionner les nations qui ne respectent pas leurs obligations en termes d’émissions de gaz à effet de serre, M. Morales a répondu qu’en dépit de l’opposition qu’avait rencontrée cette idée de la part de certains pays, un tel tribunal serait une bonne chose.


Pour ce qui est des propositions qu’il a l’intention de faire lors des travaux de la Conférence Rio+20 sur le développement durable, prévue l’année prochaine, le Président Evo Morales Ayma a expliqué que son gouvernement allait travailler avec des mouvements sociaux du monde entier pour définir des stratégies en vue de respecter davantage « la Terre nourricière » et « Mère nature » en se basant sur les résultats de la première Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre nourricière, qui s’est tenue à Cochabamba, en Bolivie, au mois d’avril dernier.


Le différend juridique entre la Bolivie et le Chili, au sujet de l’accès de la Bolivie à l’océan Pacifique, qu’elle avait perdu au XIXe siècle, a également été évoqué.  M. Morales a notamment expliqué que ce problème remontait à une époque où les oligarchies dominaient cette région, et qu’il devait rencontrer le Président de la Chili jeudi prochain pour discuter de cette question.


Quant à la possibilité d’inclure une disposition permettant une assistance militaire américaine dans la lutte contre le trafic de drogues en Bolivie dans le cadre d’un accord avec le Gouvernement des États-Unis, qui permettrait une normalisation des relations bilatérales entre les deux pays, M. Morales a affirmé être favorable à l’amélioration des relations entre les deux nations.  Toutefois, pour que cela soit possible, il faudra que les États-Unis respectent la souveraineté de la Bolivie et la traitent comme un partenaire égal, a précisé le Président de la Bolivie.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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