Conférence de presse du Coordonnateur des affaires humanitaires de l’ONU pour la Somalie, M. Mark Bowden, sur la famine dans le sud du pays

20 Juillet 2011
Conférence de presse

Conférence de presse du Coordonnateur des affaires humanitaires de l’ONU pour la Somalie, M. Mark Bowden, sur la famine dans le sud du pays

20/07/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU COORDONNATEUR DES AFFAIRES HUMANITAIRES DE L’ONU POUR LA  SOMALIE, M. MARK BOWDEN, SUR LA FAMINE DANS LE SUD DU PAYS


Le Coordonnateur  des affaires humanitaires de l’ONU pour la Somalie, M. Mark Bowden, a confirmé, ce matin, que les Nations Unies venaient de déclarer l’état de famine dans deux régions du sud du pays, le sud de Bakool, et Lower Shabelle


Lors d’une vidéoconférence de presse à partir de Nairobi, M. Bowden a expliqué que 350 000 personnes étaient directement et gravement touchées par la famine dans ces deux régions du sud du pays, dont une partie est contrôlée par la milice Al-Shabaab.


Le Coordonnateur pour la Somalie a précisé que l’ONUdéclarait des états de famine lorsque les taux de malnutrition aigüe des enfants dépassent 30%, que plus de 2 personnes sur 10 000 meurent par jour et que la population n’est pas en mesure d’avoir accès à la nourriture. 


« Dans certaines zones du sud du pays, le taux de malnutrition des enfants de moins de 5 ans dépasse les 50% », a-t-il constaté, estimant que la crise qui sévit actuellement en Somalie, et qui frappe près de la moitié de la population somalienne, soit 3,7 millions de personnes, était la plus grave qu’a connue la région depuis deux décennies.


M. Bowden a affirmé qu’une aide rapide et efficace des Nations Unies était vitale et « possible à mettre en place si les donateurs, les ONG et les parties au conflit agissent ensemble ».  Il a estimé que 300 millions de dollars sont immédiatement requis pour couvrir, pendant deux mois, les besoins alimentaires des habitants des coins les plus touchés ainsi que des personnes ayant fui ces zones pour rejoindre, Mogadiscio, la capitale somalienne, et les camps de réfugiés situés en Éthiopie et au Kenya.  « La réponse apportée pour les deux mois à venir sera cruciale car elle constituera un jalon pour l’aide à long terme, sachant que les effets de la famine vont se faire sentir jusqu’en janvier prochain », a-t-il noté. 


Assurant que « tous les Somaliens sont unis pour soulager les souffrances de la population », M. Bowden a fait savoir que le Gouvernement fédéral et les miliciens islamistes facilitaient « effectivement » l’accès humanitaire aux localités.  Répondant aux questions des correspondants de presse, il a notamment déclaré qu’aucune intervention humanitaire en Afrique n’était dépourvue de risques.  « Les donateurs doivent en être conscients et faire confiance à nos équipes d’évaluation des risques sur le terrain », a-t-il insisté. 


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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