Conférence de presse: le renforcement des partenariats public-privé peut accélérer le déploiement de l’énergie électrique renouvelable dans le monde

2 juin 2011
Conférence de presse

Conférence de presse: le renforcement des partenariats public-privé peut accélérer le déploiement de l’énergie électrique renouvelable dans le monde

2/06/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE: LE RENFORCEMENT DES PARTENARIATS PUBLIC-PRIVÉ PEUT ACCÉLÉRER LE DÉPLOIEMENT DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE RENOUVELABLE DANS LE MONDE

Les enjeux de l’énergie électrique renouvelable et l’importance des partenariats dans ce domaine ont été expliqués aujourd’hui par des experts et des patrons de l’industrie de l’électricité, au cours d’une conférence de presse au Siège de l’ONU à New York.  Aujourd’hui dans le monde, 1,6 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité et 3 milliards n’y ont qu’un accès minimal.

Face à cette situation, la Division du développement durable du Département des affaires économiques et sociales (DESA) a organisé aujourd’hui une réunion pour renforcer les partenariats public-privé et accélérer le déploiement, à l’échelle mondiale, de la technologie de l’énergie durable.  « Le monde a besoin d’un programme mondial pour traiter de ces questions », a expliqué M. Tariq Banuri, Directeur de cette Division.

Les Nations Unies se sont dotées de deux mécanismes en la matière: ONU-Énergie et le Partenariat mondial pour une énergie électrique durable.  ONU-Énergie, a rappelé le Directeur de la Division du développement durable, a été créée après le Sommet mondial sur le développement durable, qui s’était tenu à Johannesburg en 2002, en même temps qu’ONU-Eau et ONU-Océans. 

ONU-Énergie est chargée de renforcer la coordination et la cohésion des entités des Nations Unies qui s’occupent des questions relatives à l’énergie, s’agissant de l’accès à l’énergie, de son efficacité et de son caractère renouvelable.  Elle est présidée par M. Kandeh Yumkella, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).  L’ONUDI « a galvanisé les travaux du système de l’ONU en matière énergétique et a été placé à la tête du Groupe consultatif sur l’énergie et le climat », a rappelé M. Banuri.

En ce qui concerne le Partenariat mondial pour une énergie électrique durable, M. Jürgen Großmann, Président-Directeur général de RWE, compagnie allemande de gaz, électricité et eau, a indiqué qu’il rassemblait des personnes « compétentes, expérimentées et motivées », pour imprimer un caractère durable à l’électricité.  « C’est la première fois aujourd’hui que nous disposons d’une plate-forme internationale pour dire haut et fort ce qu’il faut faire dans ce domaine », s’est-il réjoui.  « Faisons notre possible pour que nos projets réussissent », a-t-il lancé, invitant les parties prenantes à travailler ensemble.

Le Directeur de la Division du développement durable a précisé que l’énergie n’est pas seulement au cœur du développement économique mais aussi au centre du développement humain.  « Sans énergie, il n’y a pas d’accès à l’eau potable, et sans eau potable, on ne peut pas sauver les enfants de la mort », a-t-il dit.  La mortalité infantile, dans la plupart des pays en développement, est en partie liée au manque d’accès à l’énergie, a-t-il insisté.  Le Président-Directeur général de l’entreprise allemande RWE a souligné l’importance de l’électricité pour l’éducation, en particulier à l’ère de l’Internet.

Le Directeur de la Division du développement durable a aussi fait le lien entre énergie et changements climatiques, rappelant que l’année prochaine, à la Conférence internationale sur l’environnement et le développement (Rio+20), le thème de l’énergie serait un des principaux sujets de discussion.  À ce propos, M. Thierry Vandal, Président-Directeur général d’Hydro-Québec, entreprise publique d’électricité du Québec, a insisté sur la responsabilité environnementale des fournisseurs.  Il a aussi noté que l’efficacité des projets dans ce domaine est accrue quand les personnes concernées sont impliquées et quand on prend en compte les connaissances traditionnelles.

M. Michael Morris, Président d’American Electric Power (AEP) et de « e8 », un partenariat mondial pour l’énergie renouvelable rassemblant les plus grandes compagnies d’électricité, a expliqué que l’objectif de « e8 » était de développer de petits projets d’accès à l’électricité.  Il a souligné l’importance du partenariat avec les Nations Unies dans ce domaine pour faire comprendre les obstacles qu’il y a dans de nombreux pays.  Il ne s’agit pas de fournir un accès à l’énergie 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, comme dans nos villes, mais de donner un accès suffisant pour accélérer le développement, a-t-il expliqué.

Ce matin, le Partenariat mondial pour une énergie électrique durable a décidé de mettre sur pied une équipe chargée de mener des projets de fourniture d’énergie propre et durable dans deux villages argentins, a enfin indiqué M. James Rogers, Président-Directeur général de Duke Energy, compagnie américaine d’électricité et de gaz.  Il a précisé que ces projets prévoyaient un partenariat avec les gouvernements locaux et les compagnies de distribution d’énergie.

Les projets que nous menons sont de petite taille mais ils ont un fort impact, ont insisté les experts en réponse aux questions des journalistes.  Par ces projets, nous aidons les compagnies d’électricité à accélérer le déploiement de la technologie de l’énergie électrique durable.  Ces projets constituent donc une part importante de la solution, au niveau mondial.  Les intervenants ont confirmé, par ailleurs, qu’il n’existait pas de fonds pour l’énergie et qu’il appartenait aux États d’en décider.

Aux États-Unis, à l’exception du Kansas et de la Californie, il n’y a pas de projets d’énergie renouvelable, a indiqué le Président de « e8 ».  Nous avons réussi à atteindre l’accès universel à l’énergie dans ce pays au cours du XXe siècle, mais il nous faut maintenant remplacer, moderniser, réduire les émissions de dioxyde de carbone et rendre plus efficace l’énergie, a ajouté le Président de Duke Energy.

*   ***   *

À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.