Conférence de presse sur les droits des peuples autochtones d’Amérique latine et centrale

19 mai 2011
Conférence de presse

Conférence de presse sur les droits des peuples autochtones d’Amérique latine et centrale

19/05/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES D’AMÉRIQUE LATINE ET CENTRALE


À la veille de la demi-journée de débat sur les populations autochtones d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud et des Caraïbes, qui aura lieu demain, vendredi 20 mai, M. Saúl Vicente Vásquez, originaire de Zapoteca, au Mexique, et membre de l’Instance permanente sur les questions autochtones, ainsi que trois autres représentants de peuples autochtones de la région, ont fait le point sur les questions et problèmes qui seront abordés au cours de cette séance de travail.


Si depuis l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, en 2007, des progrès ont été réalisés en termes de reconnaissance des droits des peuples et des populations autochtones en Amérique latine, a indiqué M. Vásquez, beaucoup reste néanmoins à faire en la matière.


Saúl Vicente Vásquez et les autres intervenants à la conférence de presse ont évoqué un certain nombre de problèmes, dont ceux liés à l’exploitation des terres et des ressources des territoires appartenant aux peuples autochtones sans que ceux-ci soient préalablement consultés ou ne donnent leur consentement.  Ils ont, d’autre part, mis l’accent sur le fait que la pauvreté et la marginalisation de leurs peuples sont toujours une cruelle réalité; que leurs droits de l’homme sont encore constamment bafoués; qu’il existe toujours une certaine confusion entre l’obligation de consulter les peuples autochtones et l’obligation d’obtenir leur consentement préalable, le respect de cette dernière leur permettant de dire « non ».  Dans le même esprit, ont-ils ajouté, il ne faut pas confondre le concept de la lutte contre les changements climatiques, que répandent les gouvernements et la communauté internationale, et celui du combat contre la destruction de la Terre nourricière, cher aux peuples autochtones.


Soulignant que la plus grande partie des pays signataires de cette Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones sont des pays d’Amérique latine et centrale, M. Vásquez a affirmé que les peuples autochtones de cette région se sont organisés et sont politiquement actifs pour transformer les démocraties de la région en États plurinationaux où leurs droits sont reconnus et respectés. 


Rejoignant ce propos, le représentant du réseau des peuples du bassin de l’Amazonie a expliqué que plusieurs organisations de ce type s’étaient formées, par delà des frontières nationales, pour promouvoir la cause des « nations autochtones » d’Amérique latine et centrale.  « Nous sommes parties prenantes aux discussions et nous avons des droits collectifs, en particulier le droit à l’autodétermination concernant notre avenir et notre destin! », a-t-il fait valoir. 


Si tous ont salué l’exemple de la Bolivie, où des représentants de populations autochtones font partie du Gouvernement au plus haut niveau, certains des participants à la conférence de presse ont néanmoins regretté que certaines provinces boliviennes ne respectent toujours pas le droit de représentation de leurs peuples autochtones au niveau régional. 


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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