Conférence de presse de M. Edmond Mulet, Représentant spécial du Secrétaire général pour Haïti

8 avril 2011
Conférence de presse

Conférence de presse de M. Edmond Mulet, Représentant spécial du Secrétaire général pour Haïti

08/04/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE M. EDMOND MULET, REPRÉSENTANT SPÉCIAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL POUR HAÏTI

Avec la conclusion réussie des élections législatives et présidentielle, qui marque l’émergence d’une nouvelle génération politique, il y a des raisons solides de se montrer optimiste quant à l’avenir d’Haïti, à peine plus d’un an après le séisme dévastateur qui a frappé le pays, a déclaré cet après-midi en conférence de presse le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

« Pour la première fois depuis mon arrivée en Haïti, j’ai de bonnes nouvelles à donner », s’est félicité M. Edmond Mulet, pour qui l’annonce des résultats préliminaires du second tour des élections est une preuve de la résistance du peuple haïtien et de sa détermination à se bâtir un avenir meilleur.  Ces résultats révèlent que M. Michel Martelly a remporté l’élection présidentielle avec 67,57% des votes, a indiqué M. Mulet.  Son adversaire au second tour a décidé de se retirer officiellement de la course, a-t-il précisé.

Les résultats d’une partie des élections législatives n’ont pas été aussi satisfaisants, a cependant noté M. Mulet, qui a fait état de disparités dans la publication des résultats, ce qui a été à l’origine de tensions et de violences dans un certain nombre de districts.

Dès que les résultats définitifs de l’élection présidentielle seront publiés, le 18 avril, la législature prendra ses fonctions, a poursuivi le Représentant spécial du Secrétaire général.  Il a émis le vœu que le nouveau président élu et le nouveau gouvernement entérinent un ensemble de réformes constitutionnelles déjà approuvées par le Président sortant, M. René Préval.

Mettant l’accent sur un certain nombre de réalisations de M. Préval, M. Mulet a rappelé que son mandat avait été marqué par l’absence de violence perpétrée par l’État, ainsi que par la dépolarisation de la société haïtienne et le renforcement de la liberté de la presse.  En outre, le Président sortant d’Haïti a supervisé des élections démocratiques à l’issue desquelles un président démocratiquement élu issu de l’opposition prendra, pour la première fois, le pouvoir, a relevé M. Edmond Mulet.

La MINUSTAH demeure prête à porter assistance au Président élu Michel Martelly ainsi qu’à son gouvernement dans la mise en œuvre de la vision qu’ils ont du renouveau de l’état de droit en Haïti, a assuré M. Mulet.  M. Martelly a été encouragé par la MINUSTAH à coopérer avec la législature pour consolider le processus démocratique, reconstruire le pays et renforcer le développement économique d’Haïti, a indiqué le Représentant spécial.

Tout en reconnaissant qu’Haïti continue de faire face à des défis considérables, M. Mulet a préféré attirer l’attention sur le potentiel de développement du pays.  Répondant à une question sur la vulnérabilité des femmes dans les camps de personnes déplacées et sur l’important besoin qu’ont les Nations Unies de disposer de forces de police supplémentaires au lieu d’effectifs militaires, il a répondu que la Mission s’adaptait à l’évolution de la situation sur place et avait, en effet, l’intention de réduire sa composante militaire.  Cette réduction représentera cependant un retard de deux ans dans l’exécution du mandat révisé par le Conseil de sécurité en octobre 2009, qui avait été suspendue en raison du séisme, survenu en janvier 2010, a-t-il noté.  Il a cependant fait observer que l’élargissement des effectifs de la MINUSTAH avait été principalement dû à l’arrivée d’ingénieurs civils plutôt que de soldats.

Le Représentant spécial a ajouté qu’en juin, les Nations Unies conduiraient une évaluation de la sécurité en Haïti.  Tous les candidats à l’élection présidentielle ont plaidé en faveur de l’instauration d’une nouvelle force de sécurité dans le pays, la Police nationale haïtienne ayant trop de responsabilités différentes à assumer, a-t-il indiqué.

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