Conférence de presse du Haut-Représentant pour les pays moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement

10 janvier 2011
Conférence de presse

Conférence de presse du Haut-Représentant pour les pays moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement

10 janvier 2011
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU HAUT-REPRÉSENTANT POUR LES PAYS MOINS AVANCÉS, LES PAYS EN

DÉVELOPPEMENT SANS LITTORAL ET LES PETITS ÉTATS INSULAIRES EN DÉVELOPPEMENT

Le Haut-Représentant pour les pays les moins avancés (PMA), les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, Cheikh Sidi Diarra, a affirmé devant la presse, cet après-midi, que les partenaires en développement des PMA avaient fait de « bons efforts » en vue de remplir leurs obligations, en particulier en matière d’allègement de la dette, de commerce, d’aide publique au développement et d’investissements étrangers directs.

Néanmoins, « il reste des fossés à combler », a déclaré M. Diarra, lors d’une conférence de presse, à New York, parallèlement à la première réunion du Comité préparatoire intergouvernemental de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les PMA, laquelle se tiendra en Turquie, du 9 au 13 mai 2011.   

M. Diarra, qui est également Conseiller spécial des Nations Unies pour l’Afrique, a souligné que cette réunion du Comité préparatoire rassemblait plus de 200 participants et représentait le « résultat de 18 mois de consultations aux niveaux national, régional et mondial ».

Définis en 1971, les pays les moins avancés (PMA) sont considérés comme « le segment le plus pauvre et le plus faible de la communauté internationale », du fait de leur vaste pauvreté et de la faiblesse de leurs structures économiques et institutionnelles, souvent exacerbées par des contraintes géographiques. 

La Conférence PMA-IV visera en priorité à évaluer les avancées obtenues depuis la tenue de la troisième conférence et l’adoption du plan d’action de Bruxelles et à définir de nouveaux objectifs à atteindre avec la mise en place de stratégies et d’un plan d’action pour la nouvelle décennie.

« Le monde a changé », a estimé M. Diarra, précisant que les défis d’aujourd’hui sont différents, à bien des égards, de ceux de 2001.  Le Haut-Représentant a ainsi souligné la nécessité de définir de « nouvelles priorités », basées sur les consultations aux niveaux régional et mondial et issues des rapports nationaux des PMA.

Il conviendrait ainsi, selon lui, de renforcer les infrastructures et les capacités de production des PMA, d’améliorer leur accès à la technologie, à la science et à la recherche, de lancer une « révolution verte en vue d’éliminer la faim et d’assurer la sécurité alimentaire ».

De même, M. Diarra a préconisé de « promouvoir le développement social et humain » afin de « garantir un accès universel aux services sociaux de base » et de progresser vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Il a mis l’accent sur l’urgence d’aider davantage les PMA à s’adapter aux changements climatiques et d’obtenir en leur faveur de « véritables accords environnementaux ». 

Il est également indispensable, à ses yeux, de renforcer la mobilisation des ressources financières pour les PMA, d’élargir leur accès aux marchés, de réduire leur vulnérabilité aux chocs externes et, en matière de paix et de sécurité, de développer les moyens de prévenir et résoudre les conflits aux niveaux national et régional.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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