Quatrième Commission: les délégations vantent le mérite des centres d’information pour pallier le fossé numérique

20 octobre 2011
CPSD/488

Quatrième Commission: les délégations vantent le mérite des centres d’information pour pallier le fossé numérique

20/10/2011
Assemblée générale
CPSD/488
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Quatrième Commission

12e séance – après-midi


QUATRIÈME COMMISSION: LES DÉLÉGATIONS VANTENT LE MÉRITE DES CENTRES

D’INFORMATION POUR PALLIER LE FOSSÉ NUMÉRIQUE


Elle adopte deux textes sur les questions relatives à l’information


Après avoir achevé son débat sur les questions relatives à l’information, la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) a adopté sans vote, cet après-midi, deux projets de résolution.


Intitulé « Politique et activités de l’Organisation des Nations Unies en matière d’information », l’un des projets, doté d’un dispositif de 82 paragraphes, recommande notamment à l’Assemblée générale de demander au Département de l’information (DPI) de jouer un rôle actif dans la sensibilisation de l’opinion publique à la crise financière et économique mondiale et à son incidence sur le développement et au défi planétaire que constituent les changements climatiques.  Par ce texte, l’Assemblée demanderait au DPI d’établir un ordre de priorité dans son programme de travail afin, de mieux cibler son message et concentrer ses efforts, et d’adapter ses programmes aux besoins des publics visés.


En vertu de l’autre projet de résolution, relatif à « l’information au service de l’humanité  » que lui recommande la Quatrième Commission, l’Assemblée demanderait que tous les pays coopèrent afin d’atténuer les disparités dans la façon dont l’information circule en fournissant une assistance accrue pour développer les infrastructures et les capacités de communication dans les pays en développement.


Avant l’adoption de ces deux textes, la Quatrième Commission a achevé son débat général, entamé mardi dernier, sur les questions relatives à l’information. 


La question du fossé numérique a suscité de nombreuses remarques.  En effet, si les avantages offerts par les nouvelles technologies de l’information et des communications ne sont pas contestés, ont dit les délégations, il faut s’inquiéter et dénoncer les conséquences de la fracture numérique qui existe entre le monde développé et le monde en développement et faire en sorte que la communauté internationale prenne des mesures pour y remédier rapidement.


Comme l’a constaté le représentant de Cuba, en se basant sur des statistiques de l’Union internationale des télécommunications (UIT), plus de 70% de la population mondiale n’ont toujours pas accès à Internet et 759 millions d’adultes sont toujours analphabètes, ce qui soulève la question de savoir si les nouvelles technologies de l’information, notamment les « médias sociaux », sont réellement au service de l’humanité tout entière.  Á l’instar d’autres délégations comme la Tunisie, le Pakistan et le Myanmar, il a défendu le rôle essentiel que jouent les Centres d’information des Nations Unies dans la diffusion d’une information de proximité, souvent dans les langues locales, aux populations du monde en développement.  Par le biais de ces centres d’information il est possible de minimiser en partie l’impact du fossé numérique, a argué le représentant de Cuba.


La Quatrième Commission se réunira demain, vendredi 21 octobre, à 15 heures, pour commencer l’examen de la question relative aux effets des rayonnements ionisants.


QUESTIONS RELATIVES À L’INFORMATION (A/66/21 et A/66/261)


Suite du débat général


M. MIAN JAHANGIR IQBAL (Pakistan) a déclaré que le Département de l’information (DPI) est la « voix des Nations Unies » par le travail qu’il accomplit et ses réalisations.  Le Département acouvert des questions importantes pour la communauté internationale, telles que la réforme des Nations Unies, les changements climatiques, les droits de l’homme, le développement de l’Afrique, l’Alliance des civilisations et les Objectifs du Millénaire pour le développement.  Le Département, a-t-il dit, continue de fournir une information exacte et dans les temps, notamment après les inondations qui ont frappé le Pakistan en août 2010.  En tant que premier pays contributeur de contingents aux opérations de maintien de la paix, le Pakistan attache une importance particulière à ces opérations et à l’information qui les concerne, a dit M. Iqbal.  Le représentant a salué le nouveau site Internet des opérations de maintien de la paix, disponible dans les six langues de travail.  M. Iqbal a souhaité que davantage de mesures soient prises pour renforcer les centres d’information régionaux dans les pays en développement.  Ces centres, a-t-il dit, permettent de combler le fossé entre les pays développés et les pays en développement.  Des ressources adéquates doivent être allouées à ces centres, pour en assurer le bon fonctionnement, et il faut les renforcer, a-t-il plaidé.  Le Gouvernement du Pakistan respecte la liberté d’expression et celle des médias, a conclu le représentant.


M. KYAW MYO HTUT (Myanmar) a déclaré que l’information et les technologies de communication modernes ont largement contribué aux changements drastiques qui surviennent dans le monde, y compris dans le quotidien des gens.  Sa délégation souhaite toutefois que l’usage de ces nouvelles technologies se base sur les principes de la Charte des Nations Unies et du droit international, en vue de favoriser des relations pacifiques entre nations et d’être au service de tous les pays et peuples.  Par conséquent, il faudrait assurer un accès équitable à ces technologies modernes, compte tenu du rôle primordial que l’information peut jouer dans le cadre du développement économique et social.  La fracture numérique entre pays développés et en développement reste une source de préoccupation majeure, dans la mesure où de larges pans des sociétés en développement sont marginalisés par le manque d’accès aux infrastructures nécessaires et par la pauvreté.  Ce déséquilibre peut mener à une diffusion à sens unique de l’information, a prévenu M. Myo Htut.  Par conséquent, le rôle du DPI devrait être plus important dans la diffusion d’informations justes, impartiales et en temps opportun, à une audience mondiale.  Le Myanmar attache également un intérêt particulier aux activités des Centres d’information des Nations Unies (CINU) qui parviennent à diffuser des informations sur les Nations Unies en 150 langues locales.  De son côté, le nouveau Gouvernement constitutionnel du Myanmar a pris une série de mesures robustes pour favoriser le développement durable sur tous les fronts, y compris celui de l’information et de la communication, a précisé le représentant.


M. BASO SANGQU (Afrique du Sud) a déclaré que les Nations Unies sont le seul acteur de paix dans le monde, et dans ce contexte, leurs activités et objectifs doivent être connus de tous.  Il est donc de la responsabilité des États Membres des Nations Unies de faire en sorte que les peuples soient informés, notamment en ce qui concerne les questions prioritaires dont traitent les Nations Unies.  Le contenu doit donc être au centre de la communication, a ajouté le représentant, avant de souligner le caractère essentiel du travail des Centres d’information des Nations Unies (CINU).  C’est pour cela que l’Afrique du Sud a soutenu la création d’un de ces centres à Luanda, de façon à apporter une information en langue lusophone aux peuples de la région, a dit M. Sangqu.  Le représentant a aussi estimé que le Département de l’information doit continuer à utiliser les nouveaux médias, tout en s’assurant du bien-fondé et de la pertinence de leur contenu.

M. Sangqu a enfin déclaré apprécier les efforts du Département pour faire connaître les thématiques liées à l’Holocauste, à l’apartheid ou encore au développement en Afrique, grâce à la promotion du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).


M. DJUMAKADYR ATABEKOV (Kirghizistan) a estimé que l’information s’accompagne d’un caractère de découverte, et son principal intérêt pourrait se résumer à la formule de Confucius qui a dit: « je sais et j’agis ».  Pour sa délégation, le document de base qui régit les relations entre États reste la Déclaration universelle des droits de l’homme qui préconise la liberté dans la recherche de l’information, ainsi que dans sa diffusion.  Saluant les efforts déployés sans cesse par le Secrétaire général pour diffuser une information juste, équitable et accessible à l’audience mondiale, y compris sur la situation qui règne au Kirghizistan, M. Atabekov a estimé que les informations du DPI et de son réseau de CINU aident les États, de manière concrète, à mettre en œuvre les programmes et tâches liés à la réalisation des OMD.  Il a aussi rappelé que la Constitution de son pays garantit les droits de l’homme fondamentaux, ce qui se traduit notamment aujourd’hui par la présence de plus de 100 partis politiques et de divers médias. 


M. ANTON Y. USPENSKIY (Fédération de Russie) s’est déclaré satisfait de la coopération entre le Comité de l’information et le Département de l’information de l’ONU, ainsi que de l’augmentation de l’activité du Département opérée en direction des jeunes. « Permettre leur implication et leur participation dans la prise de décision favorisera la conduite des activités de l’Organisation des Nations Unies à long terme », a-t-il ajouté.  Dans le même ordre, le représentant a jugé positif la plus grande implication du milieu universitaire dans les travaux des Nations Unies tout en soulignant la nécessité d’accroître cette coopération.  Un des éléments du mandat assigné du Département est de promouvoir la tolérance, a-t-il encore estimé.  Et dans ce sens, le représentant s’est déclaré satisfait des activités menées par le Département autour de l’Holocauste qui permettent de mettre en lumière les horreurs du nazisme.  Il est déplorable de voir que dans certains pays on continue de réviser l’histoire et de transformer en héros les personnalités du régime nazi, a poursuivi le représentant russe.  Il a aussi estimé que la poussée des nouveaux médias ne doit pas se faire au détriment des médias traditionnels.  Il en est de même de la question du multilinguisme, à laquelle la Fédération de Russie est très attachée.  « Nous voudrions que le portail en russe du Centre des actualités devienne un élément incontournable de la politique d’information de l’Organisation », a-t-il ajouté, tout en se déclarant satisfait du travail en langue russe de la Radio des Nations Unies.


M. MURAD ASHAROV (Ouzbékistan) a insisté sur le caractère impartial et équilibré que doit avoir l’information.  Par ailleurs, il a mis l’accent sur le fait que pour les pays en développement il est essentiel de pouvoir bénéficier du soutien de la communauté internationale pour pouvoir s’équiper et avoir accès aux nouvelles technologies de l’information.  Il est indispensable que l’ONU continue de fixer des normes et des références en termes d’utilisation de ces technologies, a estimé M. Asharov.  Parlant des efforts déployés en Ouzbékistan au cours des dernières années pour encourager l’étude des langues étrangères, il a cependant reconnu que la langue la plus parlée y reste le russe.  Par conséquent, a-t-il dit, il est particulièrement important que le DPI respecte la parité entre les six langues officielles de l’ONU et que son Service de presse puisse être notamment accessible en russe. 


M. AMINE CHABI (Maroc) a mis l’accent sur la diversité des activités menées par le Département de l’information et qui sont énumérées dans le rapport publié sous la cote A/66/261.  Le Secrétaire général adjoint au DPI,

 M. Akasaka, a-t-il poursuivi, s’est assigné la tâche d’informer, d’engager et d’agir.  Cette triple mission résume le défi de rendre l’ONU davantage accessible, a-t-il dit.  Á cet égard, M. Chabi a rappelé l’importance des moyens d’information traditionnels.  Il a, par ailleurs, souligné le rôle clef que jouent les centres régionaux d’information, notamment pour communiquer  sur les activités menées par les Nations Unies aux plans national, régional et international.  « Informer localement sur ce qui se déroule globalement », est la mission des 63 centres régionaux, a dit le représentant.  Le Centre de Rabat, créé en 1962, qui est le plus ancien d’Afrique, participe activement à diffuser au peuple du Maroc l’information de l’ONU, a-t-il indiqué.  Par ailleurs, M. Chabi a félicité le DPI pour l’attention particulière portée à la question de la Palestine et au processus de paix.  Le représentant a également fait part de l’attachement de sa délégation à la question du multilinguisme.  Enfin, indiquant que le Maroc était fournisseur de contingents, le représentant a souhaité que la communication sur les opérations de maintien de la paix, sur le travail des Casques bleus et sur les missions onusiennes soit renforcée.


Saluant les efforts fournis par le Département de l’information pour améliorer la transmission de l’information, Mme AUGUSTINE UGOCHUKWU NWOSA (Nigéria) a toutefois déploré la disparité entre les pays développés et les autres, notamment ceux d’Afrique.  Les moyens modernes d’information et les nouveaux médias représentent une avancée pour la communauté mondiale, mais les moyens traditionnels demeurent le seul outil d’information dans certains pays, a-t-elle poursuivi.  Elle a estimé que le DPI devait jouer un rôle accru en diffusant une information positive sur les mandats des différentes missions d’opérations de maintien de la paix.  La représentante a souligné l’importance des réunions sur le développement durable, sur le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), sur la culture de la paix et sur le dialogue entre les civilisations.  Elle a assuré l’Organisation de l’appui de sa délégation aux travaux du DPI et au Comité de l’information.


M. YADH BOUSSELMI (Tunisie) a estimé que la faiblesse des ressources disponibles ne doit pas être une entrave à la promotion de l’information en langue arabe, notamment sur le site Internet de l’ONU.  Il faut que la disponibilité des informations en arabe soient accrues, a ajouté le représentant, estimant aussi qu’il s’agit là d’un objectif ambitieux qu’il faut toutefois atteindre.  Le représentant s’est ensuite déclaré satisfait des activités menées sur la question palestinienne, avant de souhaiter qu’elles se poursuivent.  Par ailleurs, la Tunisie reste préoccupée par la fracture numérique qui continue d’exister entre pays développés et pays en développement, a dit M. Bousselmi.  Dans ce contexte, le représentant a estimé que cette situation devait être améliorée et que des solutions doivent être trouvées.


M. OSCAR LEON GONZÁLEZ (Cuba) a estimé que si les avantages offerts par les nouvelles technologies de communication ne restent plus à démontrer dans le domaine de l’éducation et de la science, Cuba en est moins convaincu dans les autres domaines, car leur utilisation peut représenter une menace à la paix et à la sécurité internationales.  En se basant sur les chiffres de l’Union internationale des télécommunications (UIT), il a fait valoir que 70% de la population mondiale n’ont toujours pas accès à l’Internet, ce qui confirme que la fracture numérique reste considérable.  Avec seulement 18% de personnes ayant accès à Internet dans les pays en développement, et compte tenu du fait qu’il existe toujours 759 millions d’adultes qui ne savent pas lire, 72 millions d’enfants qui n’ont pas accès à l’éducation, 400 millions de personnes qui vivent dans la misère et 500 millions de personnes qui n’ont pas d’énergie électrique, le représentant a demandé dans quelle mesure ces nouvelles technologies sont réellement « au service de l’humanité tout entière ».  Ces chiffres nous amènent à dénoncer le fait que plus de 15 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour des armes, a dit M.LeonGonzález, soulignant qu’une fraction de ce montant suffirait à combler le fossé numérique.  Fort de ce constat, le représentant a défendu l’importance des CINU qui doivent continuer à jouer « un rôle essentiel dans la diffusion de l’information sur l’ONU en prenant en compte les besoins des publics visés ».  Il a également fait valoir que les moyens traditionnels d’information, radio et télévision, restent les plus appropriés pour informer la population analphabète du monde.


La délégation cubaine a également dénoncé la politique visant le changement de régime à Cuba que déploie sans cesse le Gouvernement des États-Unis, notamment par le biais de programmes radiophoniques.  Il a rappelé que l’UIT a exhorté à maintes reprises les États-Unis à supprimer ces interférences préjudiciables et à respecter les règlements internationaux en matière de télécommunications.  M. León González a affirmé que près de 30 millions de dollars en fonds fédéraux américains sont alloués à ces programmes radiophoniques, diffusés notamment par la « Voice of America ».


M. RODRIGO PINTADO (Mexique) a renouvelé l’appui de sa délégation au Département de l’information et a déclaré avoir pris note de ses activités de communication stratégique, d’information et de diffusion pour promouvoir les objectifs des Nations Unies.  Le représentant a aussi salué l’amélioration de l’accès et de la numérisation des archives photographiques.  M. Pintado a par ailleurs souligné l’excellente coopération que maintient le Mexique avec le centre d’information des Nations Unies situé à Mexico City à travers plusieurs s’adressant notamment aux jeunes.  M. Pintado a dit que sa délégation soutenait la proposition égyptienne visant à renforcer la coopération entre les Centres de Mexico, du Caire et de Pretoria.  Poursuivant son intervention, le représentant a salué l’introduction des nouveaux médias dans la communication du Département.  Cependant, le Département de l’information ne doit pas perdre de vue l’impact des médias traditionnels et doit conserver un équilibre dans la diffusion de l’information, sans que cela n’occasionne une charge supplémentaire, a-t-il recommandé.  De même, il y a un besoin d’accroître la quantité d’informations-clefs disponibles en langue espagnole et ce, sur tous les supports, y compris les nouveaux médias, a enfin plaidé M. Pintado.


M. YUSSEF KANAAN, Conseiller adjoint de l’Observateur permanent de la Palestine, a souligné l’importance du programme d’information spécial sur la question de Palestine du DPI qui jouit d’un vaste appui international.  Il a particulièrement salué les diverses manifestations organisées dans ce cadre, notamment le Séminaire sur la paix au Moyen-Orient qui a eu lieu à Budapest en juillet 2011.  La délégation de l’Observateur permanent de la Palestine demande au DPI de poursuivre et de renforcer l’aide qu’il apporte au peuple palestinien pour ce qui est de la formation des journalistes et du personnel des médias palestiniens.  Par ailleurs, la délégation souhaite que le DPI organise et fasse la promotion des missions d’établissement des faits dans le Territoire palestinien occupé et en Israël et rétablisse le lien qui existait sur le site Internet de l’ONU sur la question de Palestine. 


M. Kanaan a dénoncé l’attitude systématique des forces d’occupation israéliennes qui consiste à empêcher les journalistes et les photographes palestiniens et étrangers de couvrir les faits sur le terrain.  Il a affirmé que les forces d’occupation israéliennes prennent pour cibles les journalistes en les attaquant à balles réelles ou en plastiques, en les « passant à tabac » et en leur lançant des grenades à fragmentation.  Face à cette réalité, la délégation de l’Observateur permanent de la Palestine demande à la communauté internationale d’intensifier ses efforts pour garantir la protection des journalistes et photographes qui travaillent sur place.  De leur côté, les dirigeants palestiniens n’ont ménagé aucun effort pour mettre en place des réseaux modernes d’information, a encore précisé l’Observateur de la Palestine, ajoutant qu’une nouvelle loi sur la télévision et la radio est en cours d’élaboration avec le conseil de professionnels du secteur.  Il a également salué les efforts des ONG palestiniennes qui défendent la liberté d’expression, notamment le Centre palestinien pour le développement des médias et leurs libertés (MADA) et le réseau Internet des médias arabes (AMIN).


Décisions sur les projets de résolution A et B, figurant dans le document A/66/21


Projets de résolution adoptés par consensus sans vote


Projet A: « L’information au service de l’humanité »


      La Commission recommande à l’Assemblée générale de demander que tous les pays coopèrent et agissent de manière concertée afin d’atténuer les disparités dans la façon dont l’information circule à tous les niveaux en fournissant une assistance accrue pour développer les infrastructures et les capacités de communication dans les pays en développement, de manière à leur permettre, ainsi qu’à leurs médias publics, privés ou autres, d’élaborer librement et indépendamment leurs propres politiques d’information et de communication et à assurer la libre circulation de l’information à tous les niveaux. 


L’Assemblée demanderait également, aux termes de ce texte, que les journalistes puissent travailler librement et efficacement, toute attaque contre leur personne étant résolument condamnée.


Elle demanderait en outre le renforcement de l’action régionale et de la coopération entre pays en développement, ainsi que la coopération entre pays développés et pays en développement en vue d’améliorer leur capacité de communication, l’infrastructure de leurs médias et leurs techniques de communication.


Projet B: « Politique et activités de l’Organisation des Nations Unies en matière d’information »


La Commission recommande à l’Assemblée générale de demander au Département de l’information et à son réseau de centres d’information de porter leur attention sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement arrêtés au plan international, notamment ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire et de jouer un rôle actif dans la sensibilisation de l’opinion publique à la crise financière et économique mondiale et à son incidence sur le développement et au défi planétaire que constituent les changements climatiques.


Aux termes de ce texte, l’Assemblée réaffirmerait en outre que le Département doit établir un ordre de priorité dans son programme de travail afin de mieux cibler son message et concentrer ses efforts, et d’adapter ses programmes aux besoins des publics visés.


L’Assemblée générale soulignerait qu’il importe de traiter sur un pied d’égalité toutes les langues officielles des Nations Unies dans toutes les activités du Département de l’information et quelles soient fondées sur des supports traditionnels ou nouveaux. 


Elle soulignerait qu’il importe de rationaliser le réseau de centres d’information des Nations Unies et prierait le Secrétaire général de continuer à faire des propositions en ce sens, notamment en redéployant des ressources.


En outre, l’Assemblée prierait le Département de l’information et le Département des opérations de maintien de la paix de continuer à coopérer à la mise en œuvre d’un programme efficace d’ouverture aux populations locales pour expliquer la politique de tolérance zéro de l’Organisation en matière de lutte contre l’exploitation et les abus sexuels.


Elle prierait le Secrétaire général de tout faire pour maintenir les services fournis par le Département de l’information pendant les travaux prévus par le Plan-cadre d’équipement.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.