La Deuxième Commission adopte quatorze projets de résolution, dont deux après des procédures de vote

1 décembre 2011
AG/EF/3329

La Deuxième Commission adopte quatorze projets de résolution, dont deux après des procédures de vote

1/12/2011
Assemblée générale
AG/EF/3329
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Deuxième Commission                                       

37e séance – après-midi                                    

LA DEUXIÈME COMMISSION ADOPTE QUATORZE PROJETS DE RÉSOLUTION, DONT DEUX APRÈS DES PROCÉDURES DE VOTE

La Commission devrait conclure ses travaux demain en adoptant

des textes encore en suspens avant de saisir l’Assemblée de ses rapports

La Commission économique et financière (Deuxième Commission) a adopté, cet après-midi, 14 projets de résolution dont 6 portaient sur des questions liées au développement durable.  La plupart des projets de texte soumis aux délégations ont été adoptés par consensus, à l’exception de deux projets de résolution* qui ont été mis aux voix.

Le premier projet de résolution adopté après une procédure de vote avait trait aux « Mesures économiques unilatérales utilisées pour exercer une pression politique et économique sur les pays en développement ».  Ce texte a été présenté à la Commission par la délégation de l’Argentine, s’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine.  Le projet de texte, qui vise à ce qu’il soit mis fin à la prise de mesures de sanctions coercitives contre des États, sans que l’imposition de ces mesures aient reçu l’aval du Conseil de sécurité ou de l’Assemblée générale des Nations Unies, a été adopté par 118 voix, contre 2 (Israël, États-Unis) et 49 délégations se sont abstenues lors du vote. 

Le représentant des États-Unis a estimé que cette résolution « visait à empêcher la communauté internationale d’agir », et il a indiqué que son pays était en faveur de l’imposition de sanctions ciblées contre certains États, car « elles peuvent éviter que l’on ait recourt à l’usage de la force ».  Prenant cette position à contre-pied, le représentant du Mexique a par contre estimé que l’usage de mesures coercitives ou de sanctions commerciales contre des pays tiers pourrait être assimilé à un abandon délibéré des ressources de la diplomatie et du dialogue qui doivent prévaloir entre États dans la résolution des différends.  Il a en outre précisé que toutes sanctions, qu’elles soient économique, diplomatique ou militaire ne pouvaient émaner et être légitimées que si elles sont imposées par des décisions formulées par le Conseil de sécurité ou l’Assemblée générale de l’ONU. 

Le projet de résolution sur « Les technologies agricoles au service du développement », présenté par Israël, a été également adopté par un vote, recueillant 133 voix en sa faveur, aucun vote négatif et 35 abstentions, dont tous les pays membres du Groupe des États arabes.  Aux termes de ce texte qui a été parrainé par plus d’une centaine d’États Membres, l’Assemblée générale mettrait l’accent sur la promotion d’activités de recherche-développement qui permettent de mettre au point des technologies abordables, durables et viables, susceptibles d’être aisément utilisées par les petits exploitants agricoles, en particulier les femmes rurales.

Le représentant du Liban, s’exprimant au nom du Groupe des États arabes, a expliqué l’abstention des États arabes lors du vote relatif à ce texte.  Il a notamment estimé qu’un projet de résolution similaire présenté par le Groupe des 77 et de la Chine existait déjà.  Estimant qu’Israël était mal placé pour parrainer ce type de résolution, il a ensuite relevé que « l’occupation israélienne du Golan syrien et des territoires palestiniens empêchait le développement de l’agriculture dans ces zones ».   

Le représentant d’Israël a quant à lui, rappelé l’importance centrale de l’agriculture dans le développement et ses bénéfices dans la lutte contre la pauvreté.  L’agriculture « peut renforcer l’émancipation des femmes qui constituent 90% des fermiers dans les régions rurales », a-t-il notamment expliqué.

La question de l’autonomisation des femmes a donné lieu à l’adoption consensuelle d’un projet de résolution**.  S’il est adopté par l’Assemblée général, le texte recommandé par la Deuxième Commission prônerait le renforcement de l’application de la Déclaration et du Programme d’action de la quatrième Conférence mondiale de l'ONU sur les femmes qui s’est tenue en 1995 à Beijing, en Chine. 

Par ailleurs, en plus des six projets de résolution ayant trait à la thématique du développement durable, les autres projets de texte adoptés cet après-midi par la Deuxième Commission portaient sur des thématiques aussi variées que les « Questions de politique macroéconomique »; les « Groupes de pays en situation particulière »; « L’élimination de la pauvreté et autres questions liées au développement »; la « Participation des femmes au développement »; la « Mise en valeur des ressources humaines » et « Vers des partenariats mondiaux ».

La prochaine réunion plénière de la Deuxième Commission aura lieu demain, vendredi 2 décembre, à 10 heures.  La Commission économique et financière devrait achever ses travaux à l’issue de cette séance de travail plénière, avant que les rapports et projets de texte qu’elle adresse à l’Assemblée générale n’y soient adoptés.

*A/C.2/66/L.50, A/C.2/66/L.41/Rev.1

**A/C.2/66/L.62

DÉCISIONS SUR DES PROJETS DE RÉSOLUTION

Questions de politique macroéconomique: Commerce international et développement

Explications de position avant le vote

Le représentant des États-Unis a estimé que chaque État Membre avait le droit de déterminer librement la manière dont il défend ses intérêts commerciaux vis-à-vis des autres pays.  Il a estimé que ce projet de résolution visait à empêcher la communauté internationale d’agir.  Il a défendu la prise de sanctions ciblées contre certains pays, estimant qu’elles pouvaient éviter le recours à la force.  Il a conclu son intervention en indiquant que les États-Unis avaient demandé un vote sur ce projet de texte.

Le représentant du Mexique a rejeté l’usage de mesures coercitives ou de sanctions commerciales imposées à certains pays, soulignant qu’elles avaient des conséquences humanitaires graves et qu’elles signifiaient l’abandon de la diplomatie et du dialogue entre les États dans la recherche de solutions et dans la résolution des différends.  Soulignant que toute décision de sanctions, qu’elles soient économiques, diplomatiques ou militaires ne pouvait émaner que du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, il a indiqué que le Mexique voterait en faveur du projet de résolution. 

La Deuxième Commission a adopté par118 voix pour, 2 voix contre (Israël, États-Unis), et 49 abstentions, le projet de résolution intitulé « Mesures économiques unilatérales utilisées pour exercer une pression politique et économique sur les pays en développement» (A/C.2/66/L.50). 

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale engagerait instammentla communauté internationale à prendre d’urgence des mesures efficaces pour mettre fin au recours unilatéral, à l’encontre de pays en développement, à des mesures économiques coercitives qui ne sont pas autorisées par les organes compétents de l’Organisation des Nations Unies ou sont contraires aux principes de droit international énoncés dans la Charte des Nations Unies et qui contreviennent aux principes de base du système commercial multilatéral.  

Explications de vote 

S’exprimant au nom de l’Union Européenne et des candidats à l’entrée dans l’Union européenne, la représentante de la Pologne a indiqué que ces États s’étaient abstenus lors du vote.  Elle a cependant indiqué que « le genre de mesures coercitives unilatérales dont il est question dans le projet de résolution pouvaient être admises quand elles permettent de lutter contre le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive ou les violations des droits de l’homme et de la bonne gouvernance ».  Elle a conclu son intervention en précisant que « l’Union européenne restait attachée aux sanctions commerciales dans le cadre d’une approche mesurée, avec en dernier recours la prise de mesures commerciales coercitives ». 

Le représentent de la République arabe syrienne a dénoncé les sanctions économiques imposées aux pays en développement, estimant qu’elles avaient des finalités d’ordre politiques et défendaient les intérêts de leurs auteurs.  Cela reflète le mépris de ces États pour les résolutions de l’ONU et le droit des peuples au développement », a-t-il déclaré.  Il a ensuite dénoncé « une politique de deux poids deux mesures de la part de ces États qui pourtant, n’ont pas eu le courage d’imposer des sanctions à Israël, et n’ont jamais pu condamner le blocus imposé au peuple palestinien ».  Dénonçant aussi le blocus imposé par les États-Unis à Cuba, il a estimé que cela montrait « le mépris dont font preuve les États-Unis à l’égard des appels de la communauté internationale ».

Questions de politique macroéconomique: Système financier international et développement

Remarque d’ordre général

La représentante de la France a indiqué que sa délégation se gardait le droit de faire des commentaires concernant la traduction du texte soumis aux délégations, et a souligné que des erreurs graves y apparaissaient déjà. 

La Deuxième Commission a adopté par consensus le projet de résolution intitulé « Système financier international et développement » (A/C.2/66/L.69). 

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale considèrerait qu’il est urgent de rendre les systèmes monétaire, financier et commercial internationaux plus cohérents, de mieux assurer leur gouvernance et de donner plus de régularité à leur fonctionnement, et qu’il importe de veiller à ce qu’ils soient ouverts, justes et non exclusifs de sorte qu’ils complètent les efforts de développement déployés à l’échelon national pour assurer une croissance économique durable et la réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau international, dont ceux du Millénaire.

Aux termes de ce texte, l’Assemblée inviterait également les institutions financières et bancaires internationales à continuer d’accroître la transparence des mécanismes de notation du risque.  Elle considèrerait que les cotations du risque souverain établies par des organismes privés devraient reposer le plus possible sur des paramètres rigoureux, objectifs et transparents, qui soient fondés sur des données et des analyses de qualité, et encouragerait les institutions concernées, dont la CNUCED, à poursuivre leurs travaux sur cette question, notamment sur ses éventuelles répercussions sur les perspectives de développement des pays en développement.

Développement durable: Tourisme viable et développement durable en Amérique centrale

Déclarations d’ordre général

La représentante du Honduras a indiqué que ce projet de texte présenté par son pays visait à promouvoir « le tourisme durable, protégeant les patrimoines naturel et culturel » en Amérique centrale.  Elle a remercié les délégations qui ont soutenu le projet de résolution, en particulier l’Espagne, la délégation de l’Union européenne, la Chine, les États du Groupe des 77 et le Canada.   

Le représentant de l’Espagne a défendu la promotion du tourisme durable et réitéré le soutien de son pays à l’initiative du Honduras, soulignant que le tourisme durable sert les intérêts des peuples d’Amérique centrale, en permettant notamment de créer des emplois tout en protégeant les richesses naturelles de ces pays.

La Commission économique et financière a adopté,par consensus, leprojet de résolution intitulé « Tourisme viable et développement durable en Amérique centrale » (A/C.2/66/L.37). 

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale estimerait qu’il faut promouvoir le développement du tourisme viable, en particulier par la consommation de produits et services touristiques durables et accompagner celui de l’écotourisme, en tirant profit du fait que 2012 a été proclamée « Année du tourisme viable » en Amérique centrale, tout en préservant les cultures et l’intégrité de l’environnement des communautés autochtones et locales et en améliorant la protection des zones écologiquement fragiles et des patrimoines naturels, et promouvoir le développement du tourisme viable ainsi que l’acquisition de capacités en vue de contribuer à renforcer les communautés rurales et locales ainsi que les petites et moyennes entreprises, compte tenu de la nécessité de faire face, entre autres, aux problèmes posés par les changements climatiques et de mettre fin à la perte de diversité biologique.

Développement durable: Les technologies agricoles au service du développement »

Explications de position

S’exprimant au nom du Groupe des États arabes, le représentant du Liban a indiqué que les États arabes allaient s’abstenir lors du vote qu’ils ont réclamé sur le projet de texte relatif aux technologies agricoles au service du développement.  Il a estimé qu’un projet similaire, présenté par le Groupe des 77 et de la Chine existait déjà.  Il a ajouté que le projet déposé par Israël ne respectait pas l’égalité entre pays développés et pays en développement.  Il a également déclaré qu’Israël méprisait les résolutions de l’ONU et continuait ses violations du droit international.

Considérant qu’Israël « sape la Charte de l’ONU », il a demandé que « les États Membres ne permettent pas à Israël de manipuler les Nations Unies pour poursuivre des objectifs politiques ».  Il a conclu son intervention en soulignant que « l’occupation israélienne du Golan syrien et des territoires palestiniens empêchait le développement de l’agriculture dans ces zones », citant en particulier le cas des 8 000 oliviers détruits par Israël, les restrictions d’accès aux terres agricoles imposées par Israël aux Palestiniens et aux Syriens, et le détournement des ressources en eaux des territoires occupés au seul profit des colonies israéliennes. 

À l’issue du vote demandé par le Groupe des États arabes, la Deuxième Commission a adopté par 133 voix pour, aucune voix contre et 35 abstentions, le projet de résolution intitulé « Les technologies agricoles au service du développement » (A/C.2/66/L.41/Rev.1). 

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale demanderait aux États Membres de faire du développement agricole durable une partie intégrante de leurs politiques et stratégies nationales.  Elle noterait l’effet positif que la coopération Nord-Sud, Sud-Sud et triangulaire peut avoir à cet égard, et exhorterait les organismes des Nations Unies compétents à inclure des éléments de technologies et de recherche-développement agricoles dans leurs efforts visant à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement, en mettant l’accent sur une recherche-développement qui permette de mettre au point des technologies abordables, durables et viables, susceptibles d’être aisément utilisées par les petits exploitants, en particulier les femmes rurales, et diffusées auprès d’eux.

Explication de vote 

S’exprimant au nom des délégations qui ont coparrainé le projet de résolution, le représentant d’Israël a remercié toutes les délégations qui ont apporté leur soutien à ce texte, rappelant l’importance centrale de l’agriculture dans le développement et ses bénéfices, notamment dans la lutte contre la pauvreté.

« Déplorant » que certains États aient réclamé un vote sur ce texte, alors que les États qui l’ont parrainé avaient demandé une adoption par consensus de cette « résolution apolitique », le représentant a regretté que « certains États ne manquent pas une occasion de politiser tous les problèmes, même ceux liés aux technologies agricoles ».  « En demandant un vote, ces États Membres ont montré une fois de plus qu’ils étaient plus préoccupés à marquer des points politiques, qu’à penser à leurs propres citoyens qui pourraient pourtant bénéficier de la technologie agricole », a-t-il conclu.

Mise en œuvre d’Action 21, du Programme relatif à la poursuite de la mise en œuvre d’Action 21 et des textes issus du Sommet mondial pour le développement durable

La Deuxième Commission a adopté, par consensus,ettel qu’oralementamendé, le projet de résolution intitulé « Mise en œuvre d’Action 21, du Programme relatif à la poursuite de la mise en œuvre d’Action 21 et des textes issus du Sommet mondial pour le développement durable » (A/C.2/66/L.59

Aux termes de ce projet de texte, l’Assemblée générale déciderait que la Conférence des Nations Unies sur le développement durable se tiendra du 20 au 22 juin 2012 à Rio de Janeiro, Brésil et elle recommanderait pour adoption par la Conférence l’ordre du jour provisoire de la Conférence qui figure à l’annexe I de la présente proposition de résolution.  Par ce texte, l’Assemblée engagerait également les États Membres à se faire représenter au plus haut niveau possible à la Conférence, y compris par des chefs d’État et de gouvernement.

Déclaration après l’adoption du texte

S’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, la représentante de l’Argentine a salué les délégations pour l’adoption par consensus de ce texte.

Stratégies internationales et prévention des catastrophes

La Deuxième Commission a adoptépar consensus, et tel qu’oralement amendé, le projet de résolution intitulé « Stratégie internationale de prévention des catastrophes » (A/C.2/66/L.64).

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale prendrait acte avec satisfaction des résultats de l’examen à mi-parcours du « Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015: pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes ».  Aux termes de ce texte, elle appellerait les États Membres, les fonds, les programmes et les institutions spécialisées des Nations Unies, dans le cadre de leur mandat, à accélérer l’application du Cadre d’action de Hyogo et chargerait le secrétariat de la Stratégie de faciliter l’élaboration d’un cadre de réduction des risques de catastrophe au-delà de 2015.  

Application de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique

La Commission a adopté, par consensus, et tel qu’oralement amendé, le projet de résolution intitulé « Application de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique » (A/C.2/66/L.60

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale inviterait le Fonds pour l’environnement mondial à envisager, en fonction des possibilités, d’augmenter les ressources affectées au domaine d’intervention concernant la dégradation des sols lors des prochaines reconstitutions des ressources.  

Promotion des sources d’énergie nouvelles et renouvelables

La Commission économique et financière a adopté par consensus le projet de résolution intitulé « Promotion des sources d’énergie nouvelles et renouvelables » (A/C.2/66/L.66).

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale inviterait les États Membres, ainsi que les organismes des Nations Unies et toutes les parties concernées à saisir l’occasion de la célébration de l’Année internationale de l’énergie durable pour tous pour sensibiliser l’opinion mondiale à l’importance des sources d’énergie nouvelles et renouvelables et des technologies peu polluantes.  L’Assemblée les inviterait à accroître les rendements énergétiques, à faire une plus grande place aux techniques énergétiques de pointe, y compris aux techniques moins polluantes d’exploitation des combustibles fossiles, et à exploiter de manière rationnelle les sources traditionnelles d’énergie, ainsi qu’à de promouvoir l’accès à des services énergétiques modernes, fiables, abordables et viables, et elle noterait à cet égard l’initiative du Secrétaire général sur l’énergie durable pour tous.

Déclarations

Après l’adoption du texte, la représentante de la Suisse est intervenue pour revenir sur les méthodes de travail au sein du groupe « Développement durable ».  Elle a insisté sur le caractère « exceptionnel » du travail réalisé, soulignant l’efficacité de l’approche adoptée, qui a consisté à séparer les éléments procéduraux de ceux substantiels.  Elle a également défendu les tentatives de bi-annualisation des résolutions, un rythme qui permet « de se concentrer sur les points essentiels inscrits à l’ordre du jour de la Commission ». Enfin, elle a défendu le travail consistant « à intégrer de nouveaux éléments dans les textes existants, au lieu de multiplier le nombre de résolutions ».  Elle a en revanche regretté que « certaines délégations ne se joignent aux discussions que très tard », et remettent en cause des points ayant déjà fait l’objet de consensus.

La représentante des États-Unis a salué et soutenu la position exprimée par la Suisse.

Groupes de pays en situation particulière: Suivi de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés

La Deuxième Commission a adopté par consensus, et tel qu’oralement amendé,le projet de résolution intitulé « Quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés » (A/C.2/66/L.61).

Aux termes de ce texte, l’Assemblée générale demanderait aux pays les moins avancés (PMA) de tenir leurs engagements et de promouvoir la mise en œuvre du Programme d’action d’Istanbul, notamment en en intégrant les dispositions dans leurs politiques nationales et leurs schémas de développement, et en procédant à des examens périodiques avec la participation pleine et entière de toutes les principales parties prenantes.  À cet égard, elle inviterait le Bureau du Haut-Représentant pour les PMA, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, les organes subsidiaires du Conseil économique et social, y compris les commissions régionales et techniques, les coordonnateurs résidents et les équipes de pays des Nations Unies, à appuyer activement l’intégration et la mise en œuvre du Programme d’action d’Istanbul.

L’Assemblée générale demanderait également aux pays en développement, agissant dans un esprit de solidarité et dans la mesure de leurs capacités, d’apporter leur soutien à la mise en œuvre du Programme d’action d’Istanbul dans des domaines de coopération définis d’un commun accord, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, qui complète, sans la remplacer, la coopération Nord-Sud.

Déclarations

S’exprimant au nom du Groupe des pays les moins avancés (PMA), le représentant du Népal a remercié le Groupe des 77 et de la Chine, ainsi que la Fédération de Russie, les États-Unis et l’Union européenne, pour la souplesse dont ils ont fait preuve lors des discussions, afin de parvenir à un consensus.

S’exprimant au nom de l’Union européenne, le représentant de la Pologne a renouvelé le soutien des pays de l’UE aux PMA pour la mise en œuvre du Programme d’action d’Istanbul.

Groupes de pays en situation particulière: mesures spécifiques répondant aux besoins et problèmes particuliers des pays en développement sans littoral: résultats de la Conférence ministérielle internationale des pays en développement sans littoral et de transit, des pays donateurs et des organismes internationaux de financement et de développement sur la coopération en matière de transport en transit

La Commission économique et financière a adopté par consensus, et tel qu’oralement amendé, le projet de résolution intitulé « Mesures spécifiques répondant aux besoins et problèmes particuliers des pays en développement sans littoral: résultats de la Conférence ministérielle internationale des pays en développement sans littoral et de transit, des pays donateurs et des organismes internationaux de financement et de développement sur la coopération en matière de transport en transit » (A/C.2/66/L.65). 

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale réaffirmerait que les pays sans littoral ont le droit d’accès à la mer et la liberté de transit par le territoire des pays de transit par tous les moyens de transport, conformément aux règles applicables du droit international.

L’Assemblée déciderait, en outre, de tenir en 2014, conformément au paragraphe 49 du Programme d’action d’Almaty et au paragraphe 32 de la Déclaration adoptée à l’issue de l’examen à mi-parcours, une conférence consacrée à l’examen décennal complet du Programme d’action, précédée, selon que de besoin, par des préparatifs thématiques aussi efficaces et structurés que possible menés aux échelons mondial et régional et ouverts au plus grand nombre. 

Elle soulignerait qu’il faut mettre utilement à profit, au cours du processus d’examen, les mécanismes intergouvernementaux aux niveaux mondial et régional, notamment ceux qui relèvent des commissions régionales des Nations Unies, ainsi que la documentation de fond et les statistiques pertinentes, et rappellerait que le Bureau du Haut-Représentant est le principal coordonnateur des travaux préparatoires à l’échelle du système. 

En outre, elle noterait que les organismes des Nations Unies, notamment la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, le Programme des Nations Unies pour le développement, les commissions régionales et les organisations internationales et régionales intéressées devraient fournir l’appui nécessaire aux travaux préparatoires ainsi qu’à la conférence d’examen elle-même et y contribuer activement, dans le cadre de leurs mandats respectifs.

Élimination de la pauvreté et autres questions liées au développement: deuxième Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté (2008-2017)

La Deuxième Commission a adopté par consensus, et tel qu’oralement amendé, le projet de résolution intitulé « Deuxième Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté (2008-2017) » (A/C.2/66/L.67). 

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale réaffirmerait que chaque pays est responsable au premier chef de son propre développement et qu’on ne saurait trop insister sur le rôle des politiques et stratégies nationales dans le développement durable et l’élimination de la pauvreté.  Elle considèrerait que les efforts supplémentaires effectivement déployés par les pays devraient être complétés au niveau international par des mesures, des politiques et des programmes d’appui efficaces et concrets visant à élargir les perspectives de développement des pays en développement, tenant compte de la situation propre à chacun, dans le respect de ses prérogatives, de ses stratégies et de sa souveraineté.

L’Assemblée générale engagerait également la communauté internationale à continuer de donner la priorité à l’élimination de la pauvreté, et elle inviterait les pays donateurs qui sont en mesure de le faire à seconder les pays en développement dans ce domaine en mettant à leur disposition des moyens financiers suffisants et prévisibles, sur les plans bilatéral et multilatéral.

Explications de vote 

S’exprimant au nom de l’Union européenne, la représentante de la Pologne a indiqué que les pays de l’UE s’étaient ralliés au consensus en raison de leur attachement aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en particulier aux efforts de réduction de la pauvreté.  Elle a rappelé que l’UE avait versé plus de 70 milliards d’euros pour y parvenir, respectant ses engagements en dépit des difficultés économiques rencontrées par les États membres de l’UE.

Participation des femmes au développement

La Deuxième Commission a adopté par consensus, et tel qu’oralement amendé, le projet de résolution intitulé « Participation des femmes au développement » (A/C.2/66/L.62). 

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale demanderait aux États Membres, aux organismes des Nations Unies et aux autres organisations internationales et régionales, agissant dans le cadre de leurs mandats respectifs, à tous les secteurs de la société civile, notamment les organisations non gouvernementales, ainsi qu’à chaque femme et chaque homme de s’engager sans réserve à appliquer la Déclaration et le Programme d’action de Beijing, ainsi que les textes issus de sa vingt-troisième session extraordinaire, et à contribuer davantage à la mise en œuvre de ces textes.

L’Assemblée encouragerait aussi les États Membres à continuer d’accroître, autant qu’il conviendra, la participation de la société civile, notamment des organisations féminines, au processus de prise de décisions publiques concernant les questions de développement national.

Explications de vote 

      Le représentant des États-Unis a indiqué que son pays était attaché à l’autonomisation des femmes.  Il a toutefois constaté que « le libellé du texte parle d’une crise alimentaire qui se poursuit, alors que nous avons parlé de crises alimentaires régionales ».  « Nous ne pensons pas qu’il y ait aujourd’hui une crise alimentaire mondiale, comme le pense d’ailleurs aussi la FAO », a-t-il ajouté, avant d’estimer que l’on « pouvait s’inquiéter de la volatilité des prix alimentaires, mais sans parler de crise alimentaire ».

Mise en valeur des ressources humaines

La Deuxième Commission a adopté par consensus, et tel qu’oralement amendé, le projet de résolution intitulé « Mise en valeur des ressources humaines » (A/C.2/66/L.63).

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale engagerait les États Membres à placer la mise en valeur des ressources humaines au cœur du développement économique et social et à mettre au point des stratégies à court, à moyen, et à long terme pour améliorer réellement leurs capacités en ce qui concerne les ressources humaines, dans la mesure où une croissance économique et un développement soutenus, sans exclusive et équitables ne sont pas envisageables sans main-d’œuvre qualifiée, en bonne santé, compétente, productive et souple.

L’Assemblée générale demanderait également à la communauté internationale, notamment aux organismes des Nations Unies, d’appuyer les efforts que font les pays en développement pour remédier aux effets du VIH/sida, du paludisme, de la tuberculose et autres maladies infectieuses, en particulier en Afrique, ainsi que pour prévenir et maîtriser les maladies non transmissibles, défi d’ampleur épidémique, ainsi que leurs effets sur les ressources humaines.

Vers des partenariats mondiaux

Déclaration

S’exprimant au nom de l’Union européenne, le représentant de la Pologne a estimé que tous les acteurs privés devraient participer aux travaux de l’Organisation des Nations Unies et à la réalisation de ses objectifs. Il a indiqué que ce projet de résolution entérinait les partenariats réalisés ces dernières années et devait aussi préparer le terrain à de nouveaux partenariats dans le futur.  En conclusion, il a estimé que « beaucoup avait été accompli grâce à ces partenariats », insistant notamment sur les impératifs de transparence figurants dans le texte.

La Deuxième Commission a adopté par consensus le projet de résolution intitulé « Vers des partenariats mondiaux » (A/C.2/66/L.43.Rev.1). 

Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale soulignerait que les partenariats sont des relations de collaboration volontaires entre diverses parties, publiques et non publiques, qui décident d’œuvrer ensemble à la réalisation d’un objectif commun ou d’entreprendre une activité particulière et, d’un commun accord, d’en partager les risques, les responsabilités, les ressources et les avantages.

Aux termes de ce texte, l’Assemblée engagerait les organismes de l’Organisation des Nations Unies à continuer de chercher des moyens novateurs et additionnels d’inscrire son action dans le long terme en recensant et en reproduisant les modèles de partenariat qui ont fait leurs preuves et en mettant en place de nouvelles formes de collaboration.

Explications de vote

Le représentant du Chili a salué le travail des délégations et l’adoption, par consensus, de ce projet de résolution qui « rappelle que la communauté internationale attache une importance croissante à ces partenariats entre l’ONU, le secteur privé et la société civile ».  Il a salué en particulier « l’insertion dans le texte de l’égalité des sexes dans le secteur privé ».

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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