Les délégations de la Deuxième Commission demandent l’intégration du Plan d’action d’Istanbul en faveur des PMA dans les programmes de développement

20 octobre 2011
AG/EF/3315

Les délégations de la Deuxième Commission demandent l’intégration du Plan d’action d’Istanbul en faveur des PMA dans les programmes de développement

20/10/2011
Assemblée générale
AG/EF/3315
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Deuxième Commission

17e séance - après-midi

LES DÉLÉGATIONS DE LA DEUXIÈME COMMISSION DEMANDENT L’INTÉGRATION DU PLAN D’ACTION D’ISTANBUL EN FAVEUR DES PMA DANS LES PROGRAMMES DE DÉVELOPPEMENT

Elles débattent du suivi des engagements de la quatrième Conférence

des Nations Unies sur les PMA et de la situation des pays sans littoral

La Commission économique et financière (Deuxième Commission) a débattu, cet après-midi, de la question des groupes de pays en situation particulière.  Les travaux étaient notamment axés sur le suivi de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA), et sur celui de la mise en œuvre des mesures spécifiques recommandées par le Programme d’action d’Almaty pour répondre aux besoins et problèmes particuliers des pays en développement sans littoral*.

À la suite de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés qui s’est tenue à Istanbul, en Turquie, du 9 au 13 mai dernier, un Plan d’action a été adopté afin de servir de feuille de route pour le développement des PMA au cours de la prochaine décennie.  Des délégations de la Deuxième Commission se sont exprimées en faveur de l’appropriation, par tous les acteurs du développement, du contenu de ce document consacré au développement des PMA.

Le représentant du Népal, s’exprimant au nom des pays les moins avancés, a souhaité la mise en place, d’ici à 2013, et en accord avec le Plan d’action d’Istanbul, d’une banque des technologies et des sciences, ainsi qu’un mécanisme de soutien à la technologie et à l’innovation en faveur des PMA.  Il a, en outre, invité toutes les parties à mettre en œuvre, dans les délais et de manière concertée, les actions qui relèvent des domaines prioritaires identifiés par le Plan d’action d’Istanbul.

Le représentant de la Finlande, qui s’exprimait au nom des pays nordiques, a rappelé l’engagement de ces pays, qui sont les seuls à tenir leurs engagements en matière d’aide publique au développement en faveur des PMA.  Les PMA doivent cependant être les premiers responsables de la conduite de leur propre processus de développement, avant de compter sur l’assistance extérieure, a fait remarquer le représentant.  Quant au représentant d’Haïti, qui parlait au nom des pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), il a insisté sur la mise en place d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre du Plan d’action d’Istanbul, aux niveaux national, régional et mondial. 

Des délégations ont également plaidé pour la reconnaissance de la vulnérabilité particulière des pays sans littoral, suggérant à la communauté internationale de mettre en place un cadre d’appui conséquent pour les accompagner dans leurs efforts d’ouverture vers les échanges commerciaux mondiaux.  S’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, le représentant de l’Argentine a demandé une assistance technique et financière spécifique en faveur des pays de ce groupe de pays, majoritairement composé de nations en développement, notamment pour leur faciliter une participation plus équitable au commerce international et pour attirer des investissements sur leurs territoires.  Pour le délégué du Paraguay, qui a parlé au nom des pays en développement sans littoral, ces pays font face à de graves difficultés.  Il a plaidé pour une mise en œuvre des engagements pris à Almaty en ce qui concerne une assistance au développement du secteur des transports et de l’abaissement des coûts de transit, afin que les pays sans littoral puissent jouer un rôle plus significatif dans le commerce mondial.    

La Deuxième Commission a, en outre, entendu une déclaration du Président de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale, M. Nassir Abdulaziz Al-Nasser, qui a réaffirmé le soutien de l’Assemblée aux pays les plus vulnérables.

La Commission poursuivra l’examen de ce point de son ordre du jour demain à 15 heures.  Dans la matinée, à 10 heures, la Commission organisera un évènement spécial sur le thème: « Suite donnée à la quatrième Conférence mondiale sur les pays les moins avancés: Intégrer ses provisions dans les plans et politiques nationaux ».

*A/66/134 et A/66/66–E/2011/78

GROUPES DE PAYS EN SITUATION PARTICULIÈRE

Déclaration liminaire et présentation des rapports

M. NASSIR ABDULAZIZ AL-NASSER, Président de la soixante sixième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, a relevé que cette année, la Deuxième Commission a une responsabilité particulière, dans un contexte où une crise économique et financière internationale d’une rare gravité crée des obstacles à la croissance et au développement.  M. Al-Nasser a regretté que la crise touche surtout les pays les plus vulnérables au moment où le monde s’approche de la date butoir de 2015, marquant l’échéance de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Il a rappelé qu’il a choisi « le développement durable et la prospérité mondiale » comme l’une des quatre thématiques majeures à débattre au cours de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale.  Il a ensuite justifié le choix qu’il a fait de venir au cours de la réunion d’aujourd’hui pour rencontrer les membres de la Deuxième Commission.  Ce choix est dû au besoin de réaffirmer le soutien de l’Assemblée aux pays les plus vulnérables, alors que la Commission aborde l’examen du point de son ordre du jour consacré au « Groupe de pays en situation particulière ». 

Rapport du Secrétaire général sur les conclusions de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (A/66/134)

La présentation de ce rapport fait suite à la résolution 65/171 de l’Assemblée générale, dans laquelle le Secrétaire général a été prié de soumettre à l’Assemblée un rapport sur les conclusions de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (Conférence PMA IV), tenue à Istanbul du 9 au 13 mai 2011.  La Conférence PMA IV s’est achevée par l’adoption du Programme d’action en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2011-2020 et de la Déclaration d’Istanbul.  Le rapport décrit les principaux éléments de ces documents et la manière dont le Programme d’action d’Istanbul doit être mis en œuvre.  La Conférence PMA IV a adopté le Programme d’action en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2011-2020 et la Déclaration d’Istanbul, qui affirment la ferme volonté des États Membres de renouveler et de renforcer le partenariat mondial en faveur des pays les moins avancés, souligne M. Ban Ki-moon. 

Le Programme d’action d’Istanbul définit les grandes orientations et la stratégie relatives au développement durable des pays les moins avancés en mettant l’accent sur la capacité de production.  De nombreux acteurs devront contribuer à la mise en œuvre du Programme d’action, à savoir les pays donateurs, les pays en développement, les parlements, le secteur privé, la société civile, le système des Nations Unies et les institutions financières internationales et régionales.

L’objectif primordial du Programme d’action d’Istanbul est de surmonter les problèmes structurels qui se posent aux pays les moins avancés afin d’y éliminer la pauvreté, d’atteindre les objectifs de développement définis sur le plan international, en particulier les Objectifs du Millénaire pour le développement, l’objectif étant de faire en sorte que la moitié des pays les moins avancés répondent aux critères de reclassement.  À cet effet, il sera nécessaire de s’efforcer d’atteindre dans les pays les moins avancés une croissance économique soutenue, équitable et sans exclusive d’au moins 7% par an, ce qui suppose que les politiques et mesures d’appui énoncées dans le Programme d’action soient mises en œuvre et que toutes les parties prenantes s’emploient résolument à intégrer le Programme d’action aux stratégies de développement.

Le Programme d’action d’Istanbul énonce un certain nombre de principes concertés, le premier d’entre eux soulignant qu’il incombe aux PMA de prendre en main leur propre développement et d’en assumer la direction et la responsabilité première.  Les huit domaines d’action prioritaires du Programme d’action d’Istanbul (notamment les capacités de production, le développement rural, le commerce, les produits de base, le développement humain et social) couvrent de manière générale tous les secteurs intéressant le développement des pays les mois avancés.  Les PMA se sont engagés à adopter 126 mesures touchant aux différents domaines d’action prioritaires, les partenaires de développement ont décidé d’en prendre 102, et 16 autres seront prises conjointement, rappelle M. Ban Ki-moon.

Dans ses conclusions, le Secrétaire général souligne notamment que pour atteindre les objectifs ambitieux fixés dans le Programme d’action d’Istanbul, toutes les parties prenantes doivent contribuer à l’application des mesures prioritaires, qui doivent être envisagées de manière globale, étant donné leur interdépendance.  Le rapport indique que le Secrétaire général lui-même est prié de veiller à la mobilisation intégrale et à la coordination de toutes les composantes du système des Nations Unies afin d’assurer le suivi du Programme d’action aux niveaux national, régional et mondial.  La communauté internationale est également appelée à honorer les engagements pris en lien avec les huit domaines d’action prioritaires.

Rapport du Secrétaire général sur l’examen et évaluation décennaux de la mise en œuvre du Programme d’action de Bruxelles en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2001-2010 (A/66/66)

Ce rapport est présenté en application de la résolutions 65/171 de l’Assemblée générale et de la résolution 2010/27 du Conseil économique et social, dans lesquelles le Secrétaire général a été prié de présenter à la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (Conférence PMA IV) un rapport complet sur les 10 années d’application du Programme d’action de Bruxelles en faveur de ces pays pour la décennie 2001-2010, en y indiquant, entre autres choses, les enseignements tirés et les meilleures pratiques, les difficultés structurelles et les obstacles rencontrés, ainsi que les ressources nécessaires et manquantes pour atteindre les objectifs fixés par le Programme d’action de Bruxelles.

Ce Programme, adopté à Bruxelles le 20 mai 2001, propose un cadre indépendant et complet pour le développement durable des pays les moins avancés afin d’améliorer les conditions de vie de leurs populations, c’est à dire plusieurs millions d’habitants, et de transformer de manière radicale leur structure économique et sociale.

Ce rapport contient des recommandations faites par le Secrétaire général en vue de l’établissement d’un nouveau programme d’action en faveur des PMA.  Il est notamment relevé que malgré d’importantes différences d’un pays à l’autre, le développement socioéconomique des PMA a été plus marqué pendant la mise en œuvre du Programme d’action de Bruxelles qu’au cours de la décennie précédente.  L’exécution des stratégies de développement s’est améliorée et les partenaires de développement y ont participé plus largement.  Ces progrès résultent en grande partie de la conjoncture économique mondiale et de la place que la communauté internationale a faite aux Objectifs du Millénaire pour le développement et à l’Afrique, estime M. Ban Ki-moon.  Toutefois, les buts et objectifs spécifiques du Programme n’ont pas encore été entièrement atteints.  La transformation structurelle qui permettrait de placer les pays les moins avancés sur la voie d’une croissance durable n’a pas eu lieu.  Les pays les plus pauvres et les plus vulnérables ont encore beaucoup à faire pour parvenir à un développement économique et social durable, éliminer la pauvreté, créer des emplois, opérer une transformation structurelle et quitter la liste des pays les moins avancés, constate le Secrétaire général.  Le Programme d’action demeure une œuvre inachevée, regrette-t-il.  Il faut donc poursuivre et renforcer les efforts entrepris grâce à un nouveau programme d’action, car les mesures habituelles ne suffiront pas, prévient-t-il.

Rapport du Secrétaire général sur l’application du Programme d’action d’Almaty: Répondre aux besoins particuliers des pays en développement sans littoral et créer un nouveau cadre mondial pour la coopération en matière de transport en transit entre les pays en développement sans littoral et de transit (A/66/205)

Ce rapport fait suite à la résolution 65/172 de l’Assemblée générale, dans laquelle celle-ci priait le Secrétaire général de lui présenter à sa soixante-sixième session un rapport analytique sur l’application du Programme d’action d’Almaty: « Répondre aux besoins particuliers des pays en développement sans littoral et créer un nouveau cadre mondial pour la coopération en matière de transport en transit entre les pays en développement sans littoral et de transit », et sur la mise en œuvre des recommandations de la Déclaration sur l’examen à mi-parcours.  Le Programme d’action d’Almaty a été adopté en 2003 en tant que réponse des Nations Unies à la reconnaissance croissante, par la communauté internationale, des besoins spécifiques des 31 pays en développement sans littoral et des défis particuliers auxquels ils sont confrontés en matière de développement.

Le rapport donne un aperçu des progrès accomplis par les pays en développement sans littoral et leurs partenaires au développement en matière d’application du Programme d’action d’Almaty, et met en évidence les actions entreprises par les Nations Unies et d’autres organisations internationales.  Le rapport note que le Bureau du Haut-Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement a continuellement aidé les pays en développement sans littoral en mobilisant l’aide internationale et l’appui du système des Nations Unies en leur faveur, et en menant des campagnes de sensibilisation.  

La Commission économique pour l’Afrique, la Commission de l’Union africaine, la Banque africaine de développement et le Bureau du Haut-Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement ont continué de travailler ensemble à la création d’un accord intergouvernemental visant à appuyer le réseau routier transafricain en entreprenant des études de recherche dont l’objectif est d’aider à mettre en place un cadre légal.  Les commissions régionales des Nations Unies ont aussi aidé les États Membres à mettre en œuvre le Programme d’action d’Almaty, notamment grâce à des programmes de renforcement des capacités, en leur fournissant des services consultatifs, en leur apportant une aide en matière de développement de l’infrastructure de transport, et en assurant la promotion des instruments juridiques applicables dans le domaine de la facilitation du commerce et du transport.

Le rapport recense les principaux problèmes rencontrés, comme l’enclavement, qui est un sérieux obstacle à la croissance économique et à la réalisation des objectifs de développement.   Il conclut que la communauté internationale doit aider ces pays, par un appui financier accru, prompt et durable, à accélérer leurs progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement et renforcer leur capacité d’atténuer les effets des changements climatiques ou de s’y adapter.  Il recommande aussi notamment que les pays en développement sans littoral et de transit resserrent leur coopération de manière effective en élaborant et en harmonisant des politiques adéquates, et en hiérarchisant les ressources allouées à l’entretien et à la réfection des infrastructures de transit et de transport.

Remarques après la présentation des rapports

Les délégations de la République-Unie de Tanzanie, de l’Argentine, de la Mongolie, du Bangladesh et de l’Afghanistan se sont exprimées après la présentation des rapports.  Elles ont, chacune, évoqué l’expérience particulière de leur pays en matière de développement, et ont parlé des mesures de développement prises à l’échelle nationale, tout en faisant part de leurs inquiétudes en ce qui concerne la mise en œuvre du Plan d’action d’Istanbul.

M. CHEICK SIDI DIARRA, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Conseiller spécial pour l’Afrique, et Haut représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaire en développement, a indiqué qu’il avait une vision sous-régionale du développement.  Il a invité les pays à établir des infrastructures à l’échelle sous-régionale pour, a-t-il expliqué, réduire les coûts de transport des marchandises, et favoriser ainsi les échanges commerciaux.  Il a souligné que les commissions économiques régionales des Nations Unies sont des cadres de réflexion indiqués pour ces actions à l’échelle des régions.  M. Diarra a ensuite invité les gouvernements à s’approprier du Plan d’action d’Istanbul en intégrant ses recommandations dans leur programme de développement.

Débat général

S’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, M. MARCELO SUAREZ SALVIA (Argentine) a souligné que les pays les moins avancés (PMA) continuent de faire face à des handicaps structurels et à des contraintes dans leurs efforts de développement, qui les rendent très vulnérables aux chocs extérieurs.  Il a exprimé l’inquiétude du Groupe des 77 et de la Chine concernant la situation des PMA, qui continue de se détériorer à la suite des multiples crises mondiales dont les effets menacent sérieusement les progrès jusqu’ici réalisés en matière de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Il a rappelé que le nombre de PMA était passé de 24 en 1971 à 48 aujourd’hui en dépit des programmes d’action adoptés en faveur de ces pays par les Nations Unies.  « C’est inacceptable.  Il est de notre devoir de mettre fin à cette tragédie », a-t-il déclaré.

Le représentant a exhorté toutes les parties prenantes à s’engager concrètement pour la mise en œuvre du Programme d’action d’Istanbul en faveur des PMA sur la décennie 2011-2020.  Il a demandé également la prise de mesures supplémentaires pour alléger le fardeau de la dette des PMA, via l’annulation de celle-ci et a prié les pays développés d’honorer leurs promesses de financement.  S’exprimant sur la question des pays en développement sans littoral, il a déploré l’impact négatif qu’a la crise économique et financière sur ce groupe de pays, qui souffre déjà d’avancées trop lentes dans la réalisation des OMD.  Il a, à cet égard, demandé une assistance technique et financière spécifique en faveur de ce groupe de pays, notamment pour leur faciliter une participation au commerce international et pour attirer des investissements sur leurs territoires.  Au titre de cette aide, il a lancé un appel aux États pour qu’ils rejoignent le Centre de réflexion sur les pays en développement sans littoral, créé récemment à Oulan-Bator, en Mongolie.  Il a aussi demandé une mise en œuvre concrète du Programme d’action d’Almaty.

M. SHANKER D. BAIRAGI (Népal), qui s’exprimait au nom des pays les moins avancés (PMA), a rappelé que la quatrième Conférence des Nations Unies sur les PMA et le Plan d’action d’Istanbul qui en a découlé, permettent de constater que les PMA représentent le groupe de pays le plus vulnérable.  Il a indiqué qu’afin de renforcer les capacités de production des PMA, les transferts de technologie sont indispensables.  Notamment, a-t-il ajouté, en ce qui concerne les technologies relatives aux questions d’environnement.  À ce propos, le représentant a souhaité la mise en place, d’ici à 2013, et en accord avec le Plan d’action d’Istanbul, d’une banque des technologies et des sciences, ainsi qu’un mécanisme de soutien à la technologie et à l’innovation en faveur des PMA. 

M. Bairagi a souligné que l’aide publique au développement demeure la plus importante source de financement du développement pour les PMA.  Il a, dans ce contexte, exhorté la communauté internationale à respecter les engagements pris en matière d’assistance aux pays en développement, dans un cadre transparent et prévisible.  Il a de nouveau rappelé que la crise économique et financière mondiale ne devrait pas servir de prétexte pour réduire les fonds alloués aux PMA.  Le représentant a poursuivi son intervention en évoquant le poids de la dette.  Il a souhaité que la dette bilatérale et multilatérale des PMA soit annulée, ou alors, a-t-il suggéré, qu’un allègement considérable et immédiat de cette dette puisse avoir lieu.  Il a, en outre, noté que les PMA ne tirent pas de bénéfices substantiels du commerce international du fait des mesures de protectionnisme prises par certains pays riches.  Il a estimé qu’étant donné que le Cycle des négociations commerciales de Doha ne semble pas trouver de conclusion positive, des mesures d’urgence doivent être mises sur pied.  Il a, à ce sujet, évoqué la création de facilités d’accès aux marchés internationaux pour des produits de l’agriculture et de la pêche des PMA en 2011, afin de soutenir les efforts de développement des PMA.

Le représentant a ensuite soutenu que l’une des mesures importantes en faveur du développement des PMA serait de renforcer la coopération Sud-Sud, qui apparaît, a-t-il expliqué, comme un complément de la coopération Nord-Sud, et non comme un substitut.  M. Bairagi a également rappelé qu’à la Conférence d’Istanbul en mai dernier, les PMA se sont engagés à mettre en place 126 mesures pour favoriser leur propre développement, alors que, dans le même temps, les partenaires au développement ont pris l’engagement d’en mettre en œuvre 102.  Les deux groupes de pays se sont également mis d’accord pour la mise en œuvre, de manière commune, de 16 actions spécifiques, a rappelé M. Bairagi.  Il a invité les parties à mettre en œuvre, dans les délais, et de manière concertée, les actions qui relèvent de ces 16 domaines prioritaires, tel que cela est indiqué dans le Plan d’action d’Istanbul.

S’exprimant au nom des pays en développement sans littoral, M. JOSÉ ANTONIO DOS SANTOS (Paraguay) a souligné « les graves difficultés » auxquelles fait face ce groupe de pays, citant les difficultés qu’ils ont pour accéder au commerce international en raison de réseaux de transport inadaptés et de coûts douaniers prohibitifs.  Il a, à ce titre, plaidé pour une aide en matière de transports et de coûts de transit, afin que les pays sans littoral puissent jouer un rôle plus significatif dans le commerce mondial.  Il a suggéré, à cet égard, de prendre comme cadre de travail l’Initiative « Aide pour le commerce ».  Le représentant a fait valoir que cette initiative est distincte de l’aide publique au développement, et que l’une ne doit pas se faire au détriment de l’autre.  Il a demandé que des efforts soient faits pour conclure le Cycle de négociations commerciales de Doha, notamment en ce qui concerne les subventions agricoles versées par les pays développés à leurs producteurs et exportateurs, et l’amélioration de l’accès au marché des produits en provenance des pays du Sud.  M. Dos Santos a, en outre, salué les initiatives visant à aider les pays enclavés, à l’instar de la création du Centre de réflexion d’Oulan-Bator.  Il a aussi insisté sur l’importance de la coopération internationale, aux niveaux technologique et financier, pour aider les pays sans littoral à s’adapter au changement climatique.

M. JEAN-WESLY CAZEAU (Haïti), s’exprimant au nom des pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), a parlé des objectifs du Programme d’action d’Istanbul, qui vise une réduction de moitié du nombre de PMA d’ici à 2020.  Il a souligné que la réussite de la mise en œuvre de ce Programme d’action et la réalisation de ses objectifs sont conditionnées par l’application de « solutions adaptées » pour résoudre les problèmes structurels des PMA.  La réussite du Programme d’action d’Istanbul a besoin qu’il y a ait un rôle plus actif des gouvernements des PMA dans la mise en place de leur propre processus de développement, et elle a besoin de partenariats solides avec les acteurs du développement.  M. Cazeau a énuméré et approuvé les chantiers prioritaires identifiés par le Programme d’action d’Istanbul, de l’augmentation des capacités de production à la construction et au renforcement des capacités en passant par le développement social et humain.  Il a insisté sur le fait que ces objectifs ne peuvent être atteints sans la participation effective de tous les partenaires de développement, concluant qu’il est important d’avoir un mécanisme de suivi de ces engagements aux niveaux national, régional et mondial.  Le porte-parole de la CARICOM a souligné l’importance de l’aide internationale en ce qui concerne la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. 

M. YUSRA KHAN (Indonésie), s’exprimant au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), a indiqué que l’ANASE soutient la mise en place du Plan d’action d’Istanbul qui comprend, a-t-il noté, d’importants objectifs de développement pour les PMA.  Il a ajouté que ce Plan d’action devrait être intégrer dans les stratégies nationales de développement, ainsi que dans les programmes de développement des Nations Unies, des institutions de Bretton Woods, et de toutes les institutions financières régionales.  Au sujet des PMA sans littoral, il a affirmé que le Programme d’action d’Almaty est le cadre adéquat de coopération pour aider ces pays à sortir de leur isolement.

Le représentant a souligné que l’ANASE, en tant que groupe régional, est engagée à mettre sur pied des infrastructures de transports adéquates entre ses pays membres, d’une part, et entre les pays de l’ANASE et ceux du reste du monde, d’autre part.  Cette ambition, qui devrait se matérialiser par des infrastructures routières et ferroviaires notamment, a connu une avancée majeure avec le lancement, récemment, du Fonds d’infrastructures de l’ANASE, qui a pour objectif de lever 13 milliards de dollars pour les infrastructures de la région d’Asie du Sud-Est.  Le représentant a précisé que d’autres programmes d’intégration régionale, tels que le Programme sous-régional du Grand Mékong, ou encore le Corridor Nord-Sud et le Projet d’autoroute d’Asie, sont autant d’initiatives visant à favoriser la connectivité au sein de la région de l’Asie du Sud-Est.

M. AMERICO BEVIGLIA ZAMPETTI (Union européenne) a réaffirmé l’engagement ferme pris par l’Union européenne en mai dernier, lors de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (Conférence PMA IV), d’aider ces pays à atteindre les objectifs ambitieux qu’ils se sont fixés à Istanbul, en Turquie, notamment en ce qui concerne celui de la graduation de la moitié d’entre eux, d’ici à 2020.  « Il incombe avant tout aux PMA de tracer le chemin, mais nous sommes déterminés à prendre une part active dans ce processus, en établissant un partenariat avec eux », a souligné le représentant.  À cet égard, il a salué l’adoption du Plan d’action d’Istanbul qui élargit le partenariat au système des Nations Unies, ainsi qu’aux institutions financières, tout en privilégiant la coopération Sud-Sud, a-t-il ajouté.

Un autre point positif à mettre à l’actif du nouveau Plan d’action d’Istanbul est la volonté des pays donateurs à revoir leurs engagements concernant l’aide publique au développement (APD) en 2015 et à accroître les ressources allouées aux pays les moins avancés, a précisé le représentant.  Il a également évoqué la question de la graduation, laquelle est également prise en compte par ce Plan d’action, qui prévoit à ce sujet, la création d’un groupe de travail.  « Le groupe devrait s’appuyer sur les initiatives déjà entreprises par l’Union européenne, telles que l’extension des privilèges de la phase transitionnelle aux pays ayant récemment réussi leur graduation et étant sortis de la liste des PMA », a-t-il suggéré.  Le représentant a assuré que l’Union européenne était déterminée à faire tout son possible pour contribuer efficacement à la mise en œuvre intégrale du Plan d’action d’Istanbul.

Mme ANNA VITIE (Finlande), s’exprimant au nom des pays nordiques, a rappelé l’engagement de longue date de ce groupe de pays en faveur des PMA.  Cet engagement s’est traduit sous la forme de montants significatifs d’APD et d’un accès non taxé et sans quota aux marchés des pays nordiques pour les produits des PMA.  La représentante a fait valoir qu’il faut aujourd’hui se concentrer sur la mise en œuvre effective du Programme d’action d’Istanbul, rappelant l’engagement des pays nordiques à aider les PMA à atteindre leurs objectifs de développement, tout en aidant ces derniers à conduire leur propre processus de développement.  La représentante de la Finlande a aussi demandé à ce que la voix des PMA soit mieux entendue lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, l’an prochain à Rio de Janeiro au Brésil, et lors du quatrième Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide, qui se tient l’an prochain à Busan, en Corée du Sud.

Mme MARINA SIROTKINA (Fédération de Russie) a indiqué que son pays, qui étend de plus en plus son potentiel en tant que donateur, est engagée à soutenir les PMA pour leur permettre de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement.  Elle a affirmé qu’en 2010, son pays a consacré 472 millions de dollars à l’assistance au développement, et 500 millions de dollars ont été engagés à cet effet pour l’année en cours.  La Fédération de Russie, a-t-elle ajouté, a mis en place des initiatives d’assistance dans le cadre de la sécurité alimentaire.  Elle a également relevé que la Fédération de Russie propose un régime de préférence en faveur des produits commerciaux des PMA.  La représentante a ensuite soutenu que son pays accorde une place importante à la participation des pays sans littoral au commerce international.  La Fédération de Russie peut jouer un rôle majeur pour le développement des axes routiers et des transports dans la zone eurasiatique, a-t-elle affirmé.  Elle a ainsi évoqué le potentiel de transit de la Fédération de Russie, qui relie l’Europe occidentale à la Chine.  Elle a expliqué que ce réseau a été reconnu comme un avantage majeur pour les PMA, notamment ceux sans littoral, qui pourraient l’exploiter pour leurs échanges commerciaux.

M. FIRAS HUSSEIN ABDULLAH AL-AMRI (Yémen) a noté que le monde traverse une situation critique en matière de développement économique.  Malgré les efforts déployés depuis le début de la décennie pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, la complexité et la multiplicité des crises traversées depuis ont sapé les efforts jusqu’ici entrepris.  Ce qui fait obstacle pour les pays en développement est la pénurie de ressources financières et l’échec du partenariat pour le développement, a-t-il insisté.  Les PMA doivent faire face à un certain nombre de défis pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement mais font actuellement face à des situations économiques difficiles et risquent d’être incapables d’avancer seuls vers les OMD.  C’est la raison pour laquelle il faut relancer le processus de solidarité et de coopération internationale.  Nous demandons à tous les partenaires d’aider les PMA.  Il faut que toutes les parties prenantes appliquent le Plan d’action d’Istanbul, a-t-il insisté.  Le représentant a ajouté que la coopération Sud-Sud a aussi son rôle à jouer, mais qu’elle reste un complément de la coopération Nord-Sud.

M. LOH SECK TIONG (Malaisie) a exhorté la communauté internationale à mettre en œuvre le Plan d’action d’Istanbul.  Il a précisé que le succès de ce Plan d’action résidera dans l’appropriation que les PMA en feront, en fonction de leurs spécificités nationales.  Il a ajouté que la Malaisie, pour sa part, restait engagée à aider les pays en développement à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement à l’échéance de 2015 et à les assister pour atteindre d’autres objectifs de développement après 2015.  Le représentant a souligné que depuis le lancement du Programme de coopération technique de la Malaisie en 1980, plus de 138 pays en ont tiré des bénéfices, parmi lesquels 45 sont des PMA.  Le représentant a, en outre, indiqué que le soutien apporté aux pays en développement à travers la coopération Sud-Sud, et l’implication des pays du Nord dans ces efforts, est une bonne initiative qui mérite d’être encouragée dans le cadre de la coopération triangulaire.  Il a enfin affirmé que le financement du développement des PMA est important dans la promotion de la coopération internationale, et il a souligné que l’aide technique devrait se faire dans le respect des règles de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide et selon des principes de cohérence et de durabilité.

Mme VIPLOVE THAKUR (Inde) a déclaré qu’il était de temps de mettre en œuvre le Programme d’action d’Istanbul pour les pays les moins avancés.  Elle a estimé qu’une attention prioritaire devait être accordée à la mobilisation de ressources destinées à combler « l’énorme insuffisance » existant dans le financement du développement des PMA.  La représentante a aussi réclamé une action urgente pour améliorer la participation des PMA dans les réseaux commerciaux internationaux, en assurant à leurs produits un accès aux marchés en franchise de droits et hors quota.  Mme Thakur a, par ailleurs, engagé les pays développés et les institutions financières à procéder immédiatement à l’allégement de la dette des PMA et à rendre disponible un financement préférentiel afin de donner de l’élan à la croissance économique de ces pays.

La représentante a poursuivi son intervention en indiquant qu’outre l’assistance technique, le partenariat entre l’Inde et les pays les moins avancés incluait désormais des initiatives commerciales, des investissements, et de l’aide humanitaire.  Elle a expliqué que le montant du commerce entre l’Inde et les PMA était passé de 16,7 milliards de dollars en 2008-2009 à 20,5 milliards de dollars en 2009-2010, et que la balance commerciale favorisait les PMA.  Elle a également fait savoir que l’Inde avait débloqué une ligne de crédit d’1 milliard de dollars pour appuyer la mise en œuvre du Programme d’Istanbul.  Évoquant, par ailleurs, le Programme d’action d’Almaty, Mme Thakur a estimé qu’il fallait fournir des modes de communications et de transports efficaces aux pays en développement sans littoral afin de les aider à réduire leurs coûts de transports qui, a-t-elle relevé, sont deux fois plus élevés que ceux des autres pays en développement.

Mme ENKHTSETSEG OCHIR (Mongolie) a indiqué que malgré les progrès enregistrés dans les cinq domaines prioritaires du Programme d’action d’Almaty, beaucoup restait encore à faire.  Les économies des pays en développement sans littoral demeurent particulièrement vulnérables aux chocs externes en raison de l’étroitesse de leur base de production et d’une insuffisante diversification de leurs exportations, a-t-elle expliqué.  Elle a ensuite apporté son soutien à la recommandation du Secrétaire général pour la mise en place d’indicateurs de vulnérabilité » qui feraient office de système d’alerte précoce pour la survenance des chocs économiques et financiers.

Mme Ochir a ajouté que les pays en développement sans littoral pourraient grandement bénéficier de l’expertise de l’ONU, et a cité au premier chef, la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international (CNUDCI), afin d’aboutir à un accord sur un modèle de transport de transit prenant en compte les intérêts légitimes des pays en développement sans littoral et de leurs voisins.  Mme Ochir a ensuite exhorté les États Membres à signer l’Accord multilatéral portant sur la création d’un groupe de réflexion sur les pays en développement sans littoral, avant de souligner l’importance de la coopération régionale et sous-régionale afin d’atteindre les objectifs du Programme d’action d’Almaty.  Sur le plan national, elle a indiqué que le programme d’action du Gouvernement mongol pour les années 2008-2012 visait à améliorer les infrastructures de la Mongolie, afin de faire face aux demandes croissantes d’exportation de minerais.

M. FABIO MOREIRA CARBONELL FARIAS (Brésil) a averti que la crise financière et économique risquait de mettre en péril les avancées sociales et économiques réalisées par les PMA si la communauté internationale ne parvenait pas à trouver une réponse commune à cette crise.  Une réponse, a-t-il ajouté, qui refuse les théories démodées, qui privilégie les politiques fiscales et monétaires qui n’ont pas d’impact sur les autres pays, qui évite les réactions protectionnistes et qui promeut la croissance économique et l’inclusion sociale.  M. Farias a également estimé que ce ralentissement conjoncturel de l’économie mondiale pouvait être atténué à condition non seulement de maintenir, mais d’élargir les politiques de protection sociale dans le cadre de la réponse domestique et internationale à apporter aux défis qui se posent aux pays en développement.  Le représentant a, par ailleurs, appelé les pays donateurs à honorer leurs engagements en matière d’APD, ainsi qu’envers la réalisation urgente des objectifs du Programme d’action d’Istanbul.

M. Farias a ensuite fait savoir que le Brésil mettait en œuvre l’Initiative pour l’intégration de l’infrastructure régionale en Amérique du Sud, afin de contribuer à la réalisation des objectifs du Plan d’action d’Almaty.  Il a également expliqué qu’en mai 2010, le Brésil et la Paraguay avaient conçu un projet pour créer un corridor ferroviaire interocéanique en reliant le système ferroviaire du Paraguay aux villes de Paranaguà , au Brésil, et d’Antofagasta, au Chili.

M. TAUHEDUL ISLAM (Bangladesh) a souligné que les PMA continuaient d’être confrontés à des handicaps structuraux et à des obstacles à leur développement.  La crise financière et économique, l’envolée des prix alimentaires et pétroliers, la débâcle des marchés financiers et la crise du changement climatique ont clairement miné le développement des PMA, a-t-il déclaré, avant d’estimer que les progrès économiques réalisés tant bien que mal par les PMA étaient désormais menacés par l’impact sévère et continu des multiples crises mondiales.

Le représentant s’est ensuite inquiété d’une marginalisation des PMA dans les échanges Sud-Sud, après que ces pays aient déjà subi le même type d’injustice dans les échanges Nord-Sud.  Dans ce contexte, il a salué les initiatives de certains pays en développement qui ont mis en place des systèmes de détaxes ou de suspension de quotas pour faciliter l’accès à leur marché des produits des PMA.  Le représentant a ensuite appelé la communauté internationale à tenir les promesses prises vis-à-vis des PMA.  Il a en particulier cité les engagements de la Conférence de Monterrey de 2002 et ceux pris par les pays industrialisés de verser 2% de leur PIB sous forme d’APD aux PMA.  Il a également appelé ces pays à ne pas utiliser les crises financière, économique, climatique, alimentaire ou énergétique comme excuses pour justifier le non-respect des engagements pris.  Il a conclu son intervention en estimant que le Programme d’action adopté à l’issu de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les PMA, qui s’est tenue en mai dernier à Istanbul, avait clairement identifié les obstacles et les contraintes existants, les initiatives et les actions à mettre en œuvre pour les surmonter, ainsi que les nouveaux défis à relever et les problèmes émergeants.  C’est un nouveau cadre pour des partenariats permettant un développement durable et une croissance économique pérenne pour les PMA, a-t-il déclaré.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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