L’Assemblée approuve la recommandation de sa Cinquième Commission d’allouer plus de 7 milliards de dollars au maintien de la paix pour 2011-2012

1 Juillet 2011
AG/11110

L’Assemblée approuve la recommandation de sa Cinquième Commission d’allouer plus de 7 milliards de dollars au maintien de la paix pour 2011-2012

01/07/2011
Assemblée générale
AG/11110
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Assemblée générale                                        

Soixante-cinquième session                                 

106e séance plénière – matin

L’ASSEMBLÉE APPROUVE LA RECOMMANDATION DE SA CINQUIÈME COMMISSION D’ALLOUER

PLUS DE 7 MILLIARDS DE DOLLARS AU MAINTIEN DE LA PAIX POUR 2011-2012

Vers 8 heures ce matin, peu après la clôture des travaux de sa Cinquième Commission (chargée des questions administratives et budgétaires), l’Assemblée générale a approuvé* la recommandation visant à allouer plus de 7 milliards de dollars au financement des 13 opérations de maintien de la paix.

Pour l’exercice allant du 1er juillet 2011 au 30 juin 2012, elle a ainsi approuvé les financements prévus pour les opérations suivantes: Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP), Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT) et Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Les autres opérations sont la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL), la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), la Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS), la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD).  L’Assemblée a aussi prévu un financement pour l’appui à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

Comme à la Cinquième Commission, la résolution relative au Financement de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a été adoptée à l’issue d’un vote sur les paragraphes 4 du préambule et 4, 5 et 15 du dispositif, suivi d’un vote sur l’ensemble du texte.

Le texte a été adopté par 117 voix pour, 3 contre (Canada, États-Unis et Israël) et une abstention (Tuvalu), après que les paragraphes susmentionnés eurent été adoptés par 70 voix pour, 3 contre (Canada, États-Unis et Israël) et 47 abstentions.  Ces paragraphes rappellent les résolutions pertinentes adoptées précédemment par l’Assemblée générale qui insiste, dans l’un d’eux, sur le fait qu’Israël doit payer 1 117 005 dollars en raison de l’incident survenu à Cana le 18 avril 1996**.

Expliquant son vote, le représentant de la République arabe syrienne a réaffirmé que la responsabilité du financement de la FINUL et de la Force des Nations Unies pour le désengagement (FNUOD) doit incomber à Israël, « la puissance occupante » qui est « responsable de l’agression et à l’origine de la création des deux missions ».  Il a aussi soutenu les principes figurant à la résolution 1874 en date du 27 juillet 1963.

De son côté, le représentant des États-Unis, tout en exprimant son ferme soutien à la FINUL « qui met en œuvre un mandat important », a regretté que l’on utilise des résolutions sur le financement des missions pour défendre des revendications à l’encontre d’États Membres.  Cela n’est pas correct sur le plan de la procédure, a-t-il tranché.  Les résolutions auxquelles il est fait référence aujourd’hui n’ont pas été adoptées par consensus, a-t-il souligné, avant de dénoncer la politisation des travaux de la Commission, « ce qui doit être évité à l’avenir ».

De même, le représentant du Canada a exprimé son soutien aux travaux de la FINUL, tout en regrettant que certains paragraphes du texte adopté soient l’illustration d’une politisation des travaux de la Commission.  Cela fait plusieurs années que le Canada exprime ses réserves à cet égard, a-t-il rappelé.

Son homologue d’Israël, qui a assuré maintenir de bonnes relations avec les opérations de la région a, lui aussi, exprimé sa déception quant au libellé politisé de la résolution.  C’est une « tentative d’institutionnaliser un discours anti-israélien aux Nations Unies », a-t-il estimé.

Enfin, le représentant du Liban a remercié les délégations qui ont voté en faveur du texte, notamment celles du Groupe des 77 et de la Chine, de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) et de la Ligue des États arabes.  Il a remercié la FINUL pour le rôle qu’elle joue depuis 1972, saluant en particulier les liens qu’elle entretient avec les forces libanaises.  Il a souligné la responsabilité individuelle des États qui violent les lois internationales, parlant notamment du droit à l’indemnisation en réparation de ces violations.  Israël doit payer ce qu’il doit, même s’il l’a fait de manière impartiale, pour réparer les dommages causés en bombardant des centres et des écoles de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à gaza en 2008 et 2009.

« Israël n’a pas mis en œuvre les 18 résolutions de l’Assemblée générale qui lui demandent de verser une indemnisation après le bombardement de Cana qui a causé de nombreuses pertes en vie humaine », a-t-il dit.  Il ne faut pas non plus oublier qu’Israël doit plus d’un million de dollars en réparation des dommages matériels qu’il a causés en bombardant la FINUL, a-t-il ajouté.

Le Président de la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale, M. Joseph Deiss, a remercié le Président de la Cinquième Commission, M. Gert Rosenthal, ainsi que le personnel d’appui aux travaux de cette Commission et toutes les délégations.

En début de séance, le représentant de la France a regretté qu’il n’y ait pas eu de version française des résolutions soumises à l’Assemblée.  Il a rappelé la règle selon laquelle les textes doivent être disponibles dans les six langues officielles des Nations Unies avant leur adoption formelle.  Il a toutefois dit ne pas vouloir s’opposer à l’adoption des textes dans leur version anglaise.

L’Assemblée générale a par ailleurs nommé M. David Traystman, des États-Unis, au Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) pour un mandat prenant effet le 23 juillet et se terminant le 31 décembre 2011.

* Voir communiqué de presse AG/AB/3994

  ** A/C.5/65/L.37

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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