La lutte contre les drogues et l’action en faveur des OMD doivent être menées de front, affirme le Secrétaire général

22 juin 2010
SG/SM/12969-OBV/892

La lutte contre les drogues et l’action en faveur des OMD doivent être menées de front, affirme le Secrétaire général

22/06/2010
Secrétaire général
SG/SM/12969 OBV/892 SOC/NAR/940
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LA LUTTE CONTRE LES DROGUES ET L’ACTION EN FAVEUR DES OMD DOIVENT

ÊTRE MENÉES DE FRONT, AFFIRME LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

On trouvera, ci-après, le texte intégral du message du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, le 26 juin:

À l’approche du sommet des Nations Unies sur les Objectifs du Millénaire pour le développement qui se tiendra en septembre prochain, il nous faut reconnaître que l’abus et le trafic de drogues constituent un obstacle majeur au développement.  Comme le souligne le thème de cette année, il est temps de penser santé et de dire non aux drogues.

L’abus des drogues pose de graves problèmes sanitaires.  L’usage de drogues injectables constitue l’une des causes principales de la progression du VIH.  Dans certaines parties du monde, la consommation d’héroïne et le VIH ont atteint des proportions épidémiques.  C’est pourquoi la lutte contre la drogue –notamment la prévention et les mesures visant à réduire les effets néfastes de la toxicomanie– est un front important de la bataille menée contre le VIH/sida.

Les drogues sont une menace pour l’environnement.  La culture de la coca détruit de vastes étendues de la forêt ombrophile andine, poumon de notre planète, mais aussi de parcs nationaux.  Les produits chimiques utilisés pour la fabrication de la cocaïne empoisonnent les cours d’eau.

Le commerce de drogues illicites met également à mal la gouvernance, les institutions et la cohésion sociale.  Les trafiquants s’engouffrent généralement là où l’état de droit est faible.  À son tour, la criminalité liée à la drogue accroît la vulnérabilité à l’instabilité et la pauvreté.

Pour rompre ce cercle vicieux, il importe au plus haut point de promouvoir le développement dans les régions productrices de drogues.  L’action visant à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et la lutte contre les drogues doivent être menées de front.  Pour éliminer les cultures illicites, nous devons également nous employer à éliminer la pauvreté.

Comme on a pu le constater récemment, non sans inquiétude, dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest et d’Amérique centrale, le trafic de drogues peut même ébranler la sécurité, voire la souveraineté des États.  C’est la raison pour laquelle l’Organisation des Nations Unies insiste davantage sur le renforcement de la justice et la lutte contre la criminalité dans les opérations de consolidation et de maintien de la paix.

Les gouvernements ont également un rôle à jouer.  J’exhorte tous les États à devenir parties à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée.  J’engage également les États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption à tenir les engagements qu’ils ont pris de renforcer l’intégrité et de réduire la corruption qui favorise le trafic de drogues.

En cette Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, réaffirmons notre détermination à assumer cette responsabilité partagée au sein de nos populations et au sein de la famille des nations.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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