Le Comité de l’information réaffirme le rôle du DPI pour faire entendre la voix de l’ONU « de façon claire et efficace »

7 mai 2010
PI/1937

Le Comité de l’information réaffirme le rôle du DPI pour faire entendre la voix de l’ONU « de façon claire et efficace »

07/05/2010
Assemblée générale
PI/1937
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité de l’information

Trente-deuxième session

6e séance – après-midi

LE COMITÉ DE L’INFORMATION RÉAFFIRME LE RÔLE DU DPI POUR FAIRE ENTENDRE

LA VOIX DE L’ONU « DE FAÇON CLAIRE ET EFFICACE »

Le Comité de l’information a achevé, cet après-midi, les travaux de sa trentième-deuxième session qu’il avait entamés le 26 avril dernier, en demandant notamment au Département de l’information (DPI) de continuer à tirer profit du multilinguisme et de son infrastructure technologique pour faire entendre la voix des Nations Unies « de façon claire et efficace ».

Le Comité, qui est chargé d’évaluer les progrès des Nations Unies dans le domaine de l’information, a adopté son rapport final*, présenté par le Rapporteur de cette session, Mme Sheree Chambers (Jamaïque), et dans lequel figurent deux projets de résolution, intitulés respectivement « L’information au service de l’humanité » et « Politique et activités de l’ONU en matière d’information ».

Ce texte doit ensuite être soumis à l’Assemblée générale, par le biais de sa Quatrième Commission (chargée des questions des politiques spéciales et de la décolonisation), lors de sa soixante-cinquième session.

Dans ce projet de résolution, l’Assemblée générale réaffirmerait que l’ONU demeure le fondement indispensable d’un monde juste et pacifique et que sa voix doit être entendue de façon claire et concrète, et soulignerait le rôle essentiel que doit jouer, à cet égard, le Département de l’information.

À cette fin, le Comité a recommandé que l’Assemblée générale, réaffirme l’importance de continuer à renforcer les capacités du DPI en matière de sensibilisation, de communications stratégiques et de services d’information.

Se félicitant des initiatives nouvelles prises pour améliorer l’infrastructure technologique du DPI dans tous ces domaines, l’Assemblée réaffirmerait la nécessité de renforcer ces infrastructures, en particulier les services Internet de manière continue, et de façon à compléter et à élargir la portée des médias traditionnels tels que la radio, la télévision et la presse écrite.

Par ce texte, l’Assemblée saluerait également les efforts du DPI pour améliorer le multilinguisme et éliminer la disparité entre l’utilisation de l’anglais et les autres langues officielles de l’Organisation, en demandant que des ressources appropriées soient affectées à cet effet et que tous les documents soient accessibles sans délai sur le site Web dans les langues officielles.

Elle réitèrerait sa demande au DPI de continuer à améliorer le processus de production des communiqués de presse, tout en gardant à l’esprit les vues exprimées par des États Membres, y compris celles portant sur leur élargissement aux autres langues officielles, entre autres, grâce à des arrangements de coopération pro bono avec des institutions universitaires.

L’Assemblée soulignerait également l’importance du réseau des centres d’information des Nations Unies, en particulier dans les pays en développement.  L’Assemblée réitèrerait la nécessité de mettre en place rapidement le nouveau Centre d’information à Luanda, en Angola, et demanderait le renforcement d’autres centres, notamment en Afrique.

Le Comité de l’information lui recommande de demander au Département d’accorder une attention particulière à la paix, à la sécurité, au développement et aux droits de l’homme et aux grandes questions que sont l’élimination de la pauvreté -y compris la crise alimentaire mondiale-, la prévention des conflits, le développement durable, les droits de l’homme, l’épidémie du VIH/sida, la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations et les besoins du continent africain.

Une attention particulière devrait également être accordée à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et à l’impact des changements climatiques et de la crise économique mondiale sur le développement durable.

L’Assemblée générale prierait le DPI de poursuivre sa coopération avec le Département des opérations de maintien de la paix et le Département de l’appui aux missions en vue de faire mieux prendre conscience des nouvelles réalités dans les opérations de maintien de la paix.

Elle demanderait instamment que tous les pays, le système des Nations Unies dans son ensemble et tous les autres intéressés coopèrent et agissent de manière concertée afin d’atténuer les disparités dans la façon dont l’information circule à tous les niveaux, en fournissant une assistance accrue pour développer les infrastructures et les capacités de communication dans les pays en développement. 

Le Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, M. Kiyo Akasaka, dans son discours de clôture, a affirmé qu’il s’attacherait à organiser des réunions intersessions avec les membres du Comité afin de discuter avec eux « des défis qui nous attendent, des difficultés et des propositions » qu’ils pourront faire.  Une réunion devrait ainsi avoir lieu au mois de septembre, avant l’ouverture du débat général de l’Assemblée générale.

M. Akasaka a également fait état de sondages récents effectués aux États-Unis et en Europe montrant un « appui croissant de l’opinion publique à l’égard des Nations Unies ».  « Espérons qu’il s’agit là d’une indication de ce que nos efforts de communication et d’information en direction du public en général ont donné des résultats », a-t-il dit.

Le Secrétaire général adjoint a ainsi rappelé que le Département de l’information se situait « aux avant-postes de ces efforts de communication pour mieux informer l’opinion publique mondiale ». 

« Sur plusieurs plans, les deux dernières semaines ont été significatives », a déclaré le Président du Comité, M. Antonio Monteiro Lima (Cap-Vert).  « Conscientes des défis auxquels les Nations Unies sont confrontées », les délégations « ont réclamé une organisation mondiale plus forte, plus efficace et plus unie ».

« Nous avons unanimement réitéré que l’ONU constitue le fondement indispensable pour parvenir à un monde pacifique et juste, que sa voix doit impérativement être entendue d’une façon claire et efficace », a-t-il ajouté.  Dans ce contexte, a été souligné le « rôle essentiel joué par le Département de l’information », ce qui représente, selon lui, « une nette réitération de notre grande confiance envers le leadership de M. Kiyo Akasaka ».

Le texte adopté « constitue le résultat d’intenses négociations entre les délégations », a-t-il dit.

Le Président du Comité a également proposé aux délégués qu’ils lui adressent par courrier électronique la traduction exacte, dans leur langue, de la phrase suivante: « La liberté de la presse est fondamentale pour le développement des sociétés humaines du monde ».

En vue « d’optimiser les travaux » du Comité de l’information, le représentant de la Fédération de Russie a souhaité la création d’un « groupe ad hoc » qui se réunirait avant la trente-troisième session du Comité pour tenter de trouver un accord sur le texte du projet de résolution.  « Cela éviterait de consacrer plusieurs jours à mettre au point un seul paragraphe du texte et permettrait de rationnaliser le travail du Comité », a-t-il estimé. 

Les représentants de la Suisse et de l’Espagne, qui intervenait au nom de l’Union européenne, ont appuyé cette suggestion.  Le représentant du Yémen, s’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a affirmé de son côté que cette proposition avait déjà fait l’objet d’un accord et qu’elle serait inscrite dans le prochain rapport du Comité. 

Par ailleurs, le Ministre zambien de l’information, M. Ronnie Shikapwasha, a mis l’accent sur l’importance du travail fourni par le Comité de l’information et le Département de l’information pour faciliter la communication entre les Nations Unies et l’opinion publique.  Il a également souhaité que l’Organisation renforce ses centres d’information locaux et régionaux.

*     Le Rapport, publié sous les cotes A/AC.198/2010/L.1, A/AC.198/2010/L.2 et A/AC.198/2010/L.3, sera disponible prochainement en français.  Le dernier document contient les projets de résolution A et B qui ont fait l’objet d’une adoption séparée. 

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.