Conférence de presse du Groupe de pays hyperdivers animés du même esprit

22 septembre 2010
Conférence de presse

Conférence de presse du Groupe de pays hyperdivers animés du même esprit

22/09/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU GROUPE DE PAYS HYPERDIVERS ANIMÉS DU MÊME ESPRIT

Une application juste et améliorée des objectifs de la Convention sur la diversité biologique (CBD), qui assurerait un partage équitable des bénéfices liés aux ressources biologiques (ABS), constitue une condition indispensable pour sauvegarder la diversité biologique, ont affirmé, cet après midi, plusieurs représentants du Groupe de pays hyperdivers animés du même esprit.

« Nous avons besoin d’arriver à un accord sur un Protocole sur l’accès aux ressources biologiques, à un partage des bénéfices, à un nouveau Plan stratégique pour la période de l’après 2010 et à une stratégie de mobilisation des ressources », a déclaré la Ministre de l’environnement du Brésil, qui préside le Groupe de pays hyperdivers animés du même esprit, Mme Izabella Teixeira, au cours d’une conférence de presse conjointe, au Siège des Nations Unies, à New York, organisée en marge de la Réunion plénière de l’Assemblée générale sur ce thème.  « Nagoya devra arriver à un accord sur ces trois points si nous voulons assurer une mise en action plus efficace de la Convention sur la diversité biologique », a-t-elle ajouté.

La Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP-10) se tiendra à Nagoya (Japon), du 18 au 29 octobre.  Le Groupe de pays hyperdivers animés du même esprit, fondé en 2002 à Cancun (Mexique), est composé de 17 pays en développement, possédant la grande majorité de la diversité biologique de la planète.  Il inclut l’Afrique du Sud, la Bolivie, le Brésil, la Chine, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, l’Inde, le Kenya, Madagascar, le Mexique, la République démocratique du Congo (RDC), le Pérou, les Philippines, et le Venezuela.

« Nous avons besoin d’une réelle volonté politique afin que les bénéfices de la biodiversité parviennent jusqu’aux communautés locales », a affirmé pour sa part le Vice-Ministre de l’environnement de la Colombie M. Carlos Castano.

Le Ministre de la santé de la RDC, M. Victor Makwenge, a, lui aussi, souligné l’importance d’une cohérence et d’une synergie politique.  Étant donné l’étendue géographique de certains des pays membres comme la RDC, il est essentiel de créer une synergie avec les pays frontaliers, a-t-il dit.

Le Ministre d’État chargé de l’environnement et des forêts de l’Inde, M. Jairam Ramesh, a souligné que son pays avait longtemps été victime d’une « piraterie biologique », prenant pour exemple le fait que les autorités européennes et américaines accordaient chaque année 1 500 à 2 000 nouveaux brevets sur des sujets portant sur des systèmes de médecine traditionnelle indienne.  Il a aussi cité le cas classique de l’hévéa brésilien, dont les graines ont été distribuées de par le monde, si bien qu’aujourd’hui de nombreux pays sont d’importants producteurs de caoutchouc alors que le Brésil est devenu un importateur net.

M. Ramesh a cependant mentionné l’exemple positif du riz basmati, sur lequel l’Inde a réussi à sauvegarder la propriété intellectuelle contre des producteurs américains.  « Nous avons dû nous battre avec l’office des brevets et nous avons gagné », a-t-il dit.  « Si nous avions un protocole ABS, les choses seraient plus faciles. »

Constatant que les États-Unis ne sont pas parties de la CBD, M. Ramesh a exprimé l’espoir qu’ils y adhéreraient le plus tôt possible, cette participation étant cruciale pour assurer la mise en œuvre de la CBD.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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