Conférence de presse de la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Mme Valérie Amos, sur la situation humanitaire au Pakistan

15 septembre 2010
Conférence de presse

Conférence de presse de la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Mme Valérie Amos, sur la situation humanitaire au Pakistan

15/09/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA SECRÉTAIRE GÉNÉRALE ADJOINTE AUX AFFAIRES HUMANITAIRES, MME VALÉRIE AMOS, SUR LA SITUATION HUMANITAIRE AU PAKISTAN

« Avec 21 millions de personnes affectées par les inondations, dont 10 millions sont vulnérables en raison du manque de nourriture, nous faisons face à une des plus grandes catastrophes humanitaires de l’histoire » a déclaré, aujourd’hui,Mme Valérie Amos, Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence du système de l’ONU, au cours d’une conférence de presse sur la situation humanitaire au Pakistan, organisée ce midi au Siège des Nations Unies à New York.

« Au regard de l’ampleur de la catastrophe, de son étendue géographique et du niveau des besoins, il est évident que l’ONU ne pourra y faire face seule », a-t-elle dit en exhortant les donateurs traditionnels à faire plus.  « Après le tsunami de 2004 et le récent tremblement de terre d’Haïti, il est évident que nous allons de plus en plus faire face à des catastrophes de cette taille et que nous devons revoir nos moyens d’intervention pour être en mesure de faire face avec efficacité aux futures crises de cette ampleur », a-t-elle ajouté.

Mme Amos a également souligné l’importance de la contribution qu’apportent les autres organisations sur le terrain en mettant l’accent sur la nécessité d’une coordination optimale de toutes les interventions humanitaires.  Elle a dit qu’il était urgent d’agir pour éviter que cette catastrophe humanitaire ne se transforme en catastrophe sanitaire et a, à cet égard, noté les risques de choléra et de diarrhées.

S’agissant des moyens à déployer pour faire face aux besoins, Mme Valérie Amos a indiqué qu’un appel de fonds humanitaire révisé serait lancé vendredi prochain, tout en précisant que le premier appel de fonds de 460 millions de dollars lancé il y a un mois au lendemain de la catastrophe avait été financé à 74%.  Mme Amos a également précisé qu’elle avait recommandé d’octroyer au Pakistan une aide de 10 millions de dollars prélevée sur le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF). 

Répondant à une question sur la durée qui a séparé les deux appels de fonds, Mme Amos a dit qu’il n’avait pas, au départ, été possible de penser que ces inondations allaient durer aussi longtemps.  « La seule chose que l’on peut nous reprocher est de ne pas avoir su anticiper l’ampleur de cette catastrophe », a-t-elle ajouté.  Elle a également mis l’accent sur les difficultés liées au fait que les phases de reconstruction commencent dans certaines régions où le niveau d’eau baisse, alors que de nouvelles phases d’urgence se présentent dans le sud du Pakistan, notamment dans la province du Sindh, où les inondations se sont déplacées.  Elle a également souligné la nécessité d’examiner les chevauchements entre les phases humanitaires et les premières phases de relèvement. 

Soulignant la nécessité d’une meilleure interaction entre les différents organismes de l’ONU, elle a dit que les responsables de l’UNICEF, du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se rendront ensemble la semaine prochaine sur le terrain pour voir comment optimiser et intégrer leur coopération dans un souci d’efficacité dans la délivrance de l’aide humanitaire.  Je me suis rendue moi-même au Pakistan la semaine dernière, où j’ai rencontré le Premier Ministre, le Ministre des affaires étrangères et le Président de l’Autorité de ce pays en charge de la réaction aux catastrophes naturelles », a précisé Mme Amos. 

Répondant à la question d’un journaliste qui portait sur les difficultés qui se posent aux acteurs humanitaires pour accéder à certaines régions, elle a souligné le problème de la volatilité des conditions de sécurité.  Elle a dit qu’il fallait trouver un équilibre entre la nécessité d’accéder à certaines régions et celle de garantir la sécurité des acteurs humanitaires.  Elle a assuré que la question de l’accès à certaines régions touchées par la crise demeurait un sujet de préoccupation permanente.     

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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