Conférence de presse de Joseph Deiss, Président de la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale

14 septembre 2010
Conférence de presse

Conférence de presse de Joseph Deiss, Président de la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale

14/09/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
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C ONFÉRENCE DE PRESSE DE JOSEPH DEISS, PRÉSIDENT DE LA SOIXANTE-CINQUIEME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

« Garantir la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD); replacer l’ONU et l’Assemblée générale au centre de la gouvernance mondiale; et promouvoir un développement durable »: telles sont les trois priorités de la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale énoncées, cet après-midi en conférence de presse, par son Président, M. Joseph Deiss.

Celui-ci a émis le souhait que le rassemblement de chefs d’État et de gouvernement à l’occasion du Sommet qui se tiendra du 20 au 22 septembre, à la veille du débat général de l’Assemblée, consacre le réengagement de la communauté internationale en faveur d’un plan d’action visant à réaliser ces Objectifs, dans les délais qu’elle s’était fixée, d’ici à 2015.

S’expliquant sur la notion de gouvernance mondiale, le Président de l’Assemblée a indiqué que les problèmes de dimension internationale exigeaient des solutions globales.  Les Nations Unies ont tout naturellement un rôle important à jouer dans l’élaboration de telles solutions, et en particulier l’Assemblée générale, qui est l’organe universel par excellence, a dit M. Deiss.

Dans un contexte où l’ONU court le risque d’être marginalisée par l’émergence de groupes de négociations influents tels que le G-20, il serait souhaitable, a préconisé M. Deiss, d’établir des mécanismes de coordination avec ces groupes et de « jeter des passerelles entre le G-20 et le G-193 ».

Le réexamen périodique du Conseil des droits de l’homme et de la Commission de Consolidation de la paix, qui doivent avoir lieu dans le cadre de cette session de l’Assemblée, peut aussi s’inscrire dans le cadre de ce renouveau multilatéral, a précisé le Président de l’Assemblée à l’intention des journalistes.

Interrogé sur la résolution concernant les modalités de la représentation de l’Union européenne au sein des Nations Unies, et dont l’examen a été repoussé à une date ultérieure, le Président de la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale a indiqué que ce type de négociations illustrait parfaitement l’idée qu’il se faisait de discussions intergouvernementales: « Je ne peux pas me substituer aux décisions des États Membres, mais je peux certainement donner une direction et établir des priorités », a-t-il précisé.

« Il n’y a pas de question qui ne puisse être débattue au sein de l’Assemblée générale », a estimé M. Deiss.  Toutes celles qui ont une importance doivent y trouver leur place, notamment celles qui présentent un intérêt majeur pour les États qui ne sont pas membres du G-20, par exemple.  Évoquant à cette occasion les sujets de la lutte contre les changements climatiques et du maintien de la biodiversité, le Président de l’Assemblée a déclaré qu’il voyait dans le développement durable de « nouvelles opportunités » dont il fallait tirer profit pendant cette Assemblée.

Enfin, à la question de savoir si la réforme du Conseil de sécurité ferait des progrès sous sa présidence, M. Deiss a répondu qu’il était en contact avec le Facilitateur du processus de négociations intergouvernementales sur ce sujet depuis le début de l’été, et qu’il attendait son rapport pour décider de la marche à suivre.

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