Conférence de presse: la Représentante spéciale contre les violences sexuelles promet que les crimes et viols commis dans l’est de la RDC ne resteront pas impunis

31 août 2010
Conférence de presse

Conférence de presse: la Représentante spéciale contre les violences sexuelles promet que les crimes et viols commis dans l’est de la RDC ne resteront pas impunis

31/08/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE: LA REPRÉSENTANTE SPÉCIALE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES PROMET

QUE LES CRIMES ET VIOLS COMMIS DANS L’EST DE LA RDC NE RESTERONT PAS IMPUNIS

La Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Mme Margot Wallström, a promis de ne pas laisser les auteurs des viols et d’agressions sexuelles impunis.  Elle a estimé que « la sécurité dans le monde ne pourrait exister, sans que la sécurité des femmes ne soit totalement assurée ».

S’exprimant aujourd’hui dans le cadre du Point de presse du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général, Mme Wallström s’est indignée contre les violences sexuelles commises au début du mois d’août dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) par des éléments armés appartenant aux milices Maï-Maï et aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) contre au moins 154 civils innocents. 

      « Mon rôle est de sensibiliser le public et les autorités sur les viols et les agressions sexuelles et de garder cette question au cœur des différents échanges et dialogues diplomatiques », a expliqué Mme Wallström.  À cet égard, la Représentante spéciale a promis de « traduire les auteurs de ces crimes devant la justice ».  Les membres des milices Maï-Maï et des Forces démocratiques de libération du Rwanda qui « généralisent et systématisent les violences sexuelles » seront jugés et pourront être condamnés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a-t-elle prévenu.  « Le temps où les violences sexuelles étaient tolérées et restaient impunies est désormais révolu, et les auteurs de ces crimes vont être identifiés et traduits en justice », a ajouté Mme Wallstrôm. 

La Représentante spéciale a également envoyé un message fort de solidarité aux victimes, et notamment aux femmes et aux enfants qui ont été affectés par la terrible attaque qui a eu lieu dans l’est de la RDC.  Elle a dénoncé l’utilisation des violences sexuelles par les groupes armés, notamment en République démocratique du Congo, à des fins politiques et économiques et comme une arme de guerre.  « Les violences sexuelles se produisent devant les familles, devant les enfants, et sont une arme silencieuse et bon marché pour terroriser une communauté tout entière », a-t-elle déploré, tout en souhaitant qu’il soit mis fin à ces pratiques. 

La Représentante spéciale a été nommée, le 2 février dernier, conformément à la résolution 1888 (2009) du Conseil de sécurité, pour protéger les populations des violences sexuelles dans les situations de conflit.  Elle a rappelé que la question des crimes sexuels était inscrite à l’agenda de la Cour pénale internationale (CPI) et du Conseil de sécurité. 

Mme Wallström a, par ailleurs, mis en avant la nécessité pour les Nations Unies d’améliorer et d’inscrire leur réponse à ces méfaits dans le cadre de la « Campagne des Nations Unies contre la violence sexuelle en temps de conflit ».  Elle a noté que dans les zones isolées, les Casques bleus sont parfois les premiers à intervenir et à dialoguer avec les survivants.  « Nous devons mieux nous préparer pour faire face à ces situations », a dit Mme Wallström. 

Alors que les viols et les agressions sexuelles contre les civils congolais se sont produits entre le 30 juillet et le 2 août derniers, les forces de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) n’ont été alertées de ces incidents que 10 jours plus tard.  « Nous ne disposons actuellement que de 80 Casques bleus chargés de couvrir une zone large de 300 km2 », a tenu à préciser la Représentante.  « Croire que tous les soldats de la paix peuvent tout le temps protéger les femmes, ce n’est simplement pas réaliste », a-t-elle ajouté pour répondre aux critiques. 

Mme Wallström a indiqué qu’elle allait se rendre prochainement en République démocratique du Congo.  Elle a dit qu’elle espérait reprendre les discussions avec le Gouvernement congolais.  « Cet accident nous a montré la nécessité d’augmenter le nombre de soldats de la paix sur le terrain, alors que dans le même temps le Gouvernement de la RDC exige leur retrait progressif », a-t-elle indiqué. 

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