Conférence de presse du Conseil interacadémique sur l’examen indépendant des processus et procédures du GIEC

30 août 2010
Conférence de presse

Conférence de presse du Conseil interacadémique sur l’examen indépendant des processus et procédures du GIEC

30/08/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU CONSEIL INTERACADÉMIQUE SUR L’EXAMEN INDÉPENDANT DES PROCESSUS ET PROCÉDURES DU GIEC

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) doit procéder à des « réformes fondamentales » dans sa structure de gestion et « renforcer ses procédures afin de faire face à des évaluations climatiques toujours plus importantes et de plus en plus complexes », estime le Conseil interacadémique (InterAcademy Council, IAC), dans un rapport publié lundi, dont les conclusions ont été présentées lors d’une conférence de presse au Siège des Nations Unies, à New York.

Ainsi, le Comité du Conseil interacadémique chargé de l’examen du GIEC recommande, a souligné son Président, M. Harold Shapiro, l’établissement d’un comité exécutif.  Celui-ci agirait au nom du Groupe d’experts et veillerait à ce que la capacité de prise de décisions soit maintenue.  Pour renforcer sa crédibilité et son indépendance, le comité exécutif comprendrait des personnes extérieures au GIEC ou même à la communauté scientifique qui étudie le climat. 

Le GIEC, a ajouté M. Shapiro, est également invité à nommer un directeur général à la tête de son secrétariat pour gérer les opérations au quotidien et s’exprimer au nom de l’organisation.  Selon le Conseil interacadémique, l’actuel Secrétaire du GIEC ne dispose pas d’un niveau d’autonomie ou de responsabilité correspondant à celui des directeurs exécutifs d’autres organisations.

« Globalement, les procédures d’évaluation du GIEC ont été un succès et servent bien la société », a déclaré M. Shapiro.  Les évaluations menées par le GIEC, a-t-il dit, « ont permis de sensibiliser le public aux changements climatiques et ont conduit les décideurs à envisager des options politiques pour y répondre ». 

Cependant, a affirmé cet économiste et ancien Président de l’Université de Princeton (États-Unis), les travaux du GIEC ont été accompagnés d’un « débat de plus en plus intense sur la science des changements climatiques et les coûts de la mise en œuvre des politiques climatiques proposées », tandis que « des polémiques ont éclaté sur l’image du Groupe, et notamment sur son impartialité », concernant particulièrement des erreurs figurant dans sa dernière évaluation.

L’IAC, dont le siège est à Amsterdam, aux Pays-Bas, est une organisation scientifique internationale regroupant les académies des sciences de 15 pays.  En mars dernier, elle a été chargée par le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, d’effectuer une étude « sur les procédures et méthodes » suivies par le GIEC. 

Les experts scientifiques du Conseil interacadémique, choisis pour leur compétence et leur impartialité, sont indépendants et n’ont aucune obligation vis-à-vis des gouvernements, du GIEC ou des Nations Unies.

« L’examen indépendant externe constitue l’un des piliers du progrès scientifique », a expliqué le Coprésident du Conseil interacadémique, M. Robbert Dijkgraaf, Président de l’Académie royale des arts et des sciences néerlandaise.  Selon lui, « l’évaluation des procédés utilisés par les scientifiques est tout aussi importante que l’évaluation des conclusions de leurs travaux ». 

« Nous espérons que le rapport d’aujourd’hui aidera le GIEC à progresser de manière plus transparente pour réaliser les prochaines évaluations de l’évolution du climat », a poursuivi M. Dijkgraaf.

Le Conseil interacadémique a été établi en 2000 par les académies des sciences du monde entier pour mobiliser les meilleurs scientifiques et fournir à la communauté internationale des avis basés sur des faits indiscutables.

Le GIEC a été créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) afin d’évaluer les informations scientifiques, techniques et socioéconomiques permettant de comprendre les changements climatiques, leurs impacts potentiels et les options en matière d’adaptation à ces phénomènes et d’atténuation de leurs effets.

*   ***   *

À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.