Conférence de presse sur l’Annuaire 2010 sur les bandes, les groupes et les armes

14 juin 2010
Conférence de presse

Conférence de presse sur l’Annuaire 2010 sur les bandes, les groupes et les armes

14/06/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR L’ANNUAIRE 2010 SUR LES BANDES, LES GROUPES ET LES ARMES

La dixième édition de l’« Annuaire sur les armes légères 2010: les bandes, les groupes et les armes » a été présentée aujourd’hui au cours d’une conférence de presse tenue au Siège de l’ONU à New York. 

Elaboré par le « Graduate Institute of International and Development Studies », l’Annuaire, a expliqué le Directeur général de l’Étude, Eric Berman, présente une analyse empirique au profit des gouvernements qui luttent contre la violence armée et le trafic illicite des armes légères.

Aujourd’hui, les gangs de rue montrent une résistance « étonnante » aux tactiques de maintien de l’ordre, comme les rafles de police, les couvre-feux ou les peines de prison plus longues, selon l’Étude.  Ces tactiques peuvent même accroitre l’insécurité.

Une des rédactrices du rapport, la chercheuse Jennifer Hazen a expliqué que si l’élimination des gangs peut faire baisser le niveau de violence temporairement, elle peut aussi avoir des conséquences non voulues. 

L’incarcération de chefs de gangs peut en effet mener à la naissance de gangs dans les prisons, à leur consolidation et à leur expansion, même en dehors des murs, a poursuivi Mme Hazen. 

En outre, les techniques de lutte contre les gangs n’ont pas vraiment dissuadé les jeunes d’en faire partie, a ajouté le Directeur général de l’Étude.  Elles forcent seulement les gangs à faire davantage d’efforts pour s’adapter aux mesures prises contre eux.  Mais comme les gangs jouent un rôle social, économique et culturel, ils arrivent à survivre.

Il faut donc s’attaquer aux raisons sous-jacentes pour lesquelles les jeunes rejoignent les gangs, a estimé M. Berman.  Leur soif d’intégration sociale, de respect et de liberté d’expression peut tout aussi bien être étanchée par l’éducation et la formation.  Les stages professionnels, l’enlèvement des tatouages et l’accès aux services sociaux sont aussi des mesures positives.

L’Annuaire cite plusieurs exemples de succès et conclut que les mesures combinant la lutte contre les gangs aux activités de proximité et de prévention sont plus efficaces que le seul recours à la force.

Le rapport étudie aussi les groupes armés non étatiques qui, contrairement aux gangs des rues, défendent une idéologie ou veulent s’emparer du pouvoir.  Il peut s’agir de rebelles, d’insurgés, de groupes d’autodéfense ou de paramilitaires soutenant un État. 

Sur les 875 millions d’armes à feu en circulation dans le monde, seulement 10 millions sont détenues par des gangs, ce qui représente 1%.  Les autres groupes armés non étatiques en possèderaient environ 1,4 million.

L’Annuaire a été lancé aujourd’hui au Siège de l’ONU à New York, au premier jour de la Quatrième Réunion biennale des États pour l’examen de la mise en œuvre du Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects.  

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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