Conférence de presse du Secrétaire général sur le rapport du Groupe consultatif sur l’énergie et les changements climatiques

28 avril 2010
Conférence de presse

Conférence de presse du Secrétaire général sur le rapport du Groupe consultatif sur l’énergie et les changements climatiques

28/04/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LE RAPPORT DU GROUPE CONSULTATIF SUR L’ÉNERGIE ET LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a présenté ce matin à la presse le rapport du Groupe consultatif sur l’énergie et les changements climatiques, qui appelle à un élargissement de l’accès à l’énergie qui profiterait à plus de deux milliards de personnes, et à une intensification des efforts en vue d’accroître l’efficacité énergétique et l’usage des énergies propres pour pouvoir surmonter les défis climatiques et réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

« Les décisions que nous prenons aujourd’hui concernant notre avenir énergétique auront des conséquences profondes pour le changement climatique, pour le développement, la croissance économique et la sécurité mondiale », a déclaré le Secrétaire général.  « Nous avons besoin d’une révolution de l’énergie propre, aussi bien dans les pays en développement où la demande s’accroît rapidement, que dans le monde développé, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre », a ajouté M. Ban. 

Le Secrétaire général était accompagné par le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), M. Kandeh K. Yumkella; le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), M. Achim Steiner; et le Président Directeur général de Statoil, M. Helge Lund.

Cette conférence de presse, organisée au Siège de l’ONU à New York, suivait le lancement du rapport du Groupe consultatif du Secrétaire général sur l’énergie et les changements climatiques, qui a ressemblé des responsables du Système des Nations Unies, des représentants d’États Membres, des dirigeants du secteur privé et de la société civile, ainsi que des experts dans le domaine de l’énergie.

Le rapport appelle à une transition vers une voie nouvelle qui permettrait un accès universel à des sources modernes d'énergie tout en répondant aux défis du changement climatique, du développement durable et de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.

« Nous ne pouvons atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement sans fournir un accès à des sources d'énergie modernes et abordables », a affirmé le Secrétaire général, indiquant que près de 1,6 milliard de personnes n'avaient pas accès à l'électricité.  Or, a-t-il dit, « sans électricité on ne peut rien faire dans ce monde ».  Il a expliqué que « deux à trois milliards de personnes ont encore recours à des sources d'énergie traditionnelles telles que le bois, la tourbe et le fumier ».  « Cela affecte leur santé et les maintient dans la pauvreté. »

Les auteurs du rapport plaident pour un accès universel de base aux services d’énergie modernes et à une augmentation substantielle de l’efficacité énergétique d’ici 2030.  À cette fin, ils invitent les États à réduire de 40% la consommation d'énergie globale d'ici 2030, ce qui se traduirait par une réduction de 2,5% de la consommation d'énergie annuelle.

« L'accès à l'énergie doit être accru de la façon la plus propre et la plus efficace possible », a indiqué le Secrétaire général.  « Cela passe par un recours aux énergies renouvelables et aux technologies vertes », a-t-il dit.  « Ce sont des objectifs ambitieux, mais ils sont réalisables et ils sont nécessaires», a conclu M. Ban.

Dans son rapport, le Groupe consultatif sur l’énergie et les changements climatiques observe qu’un élargissement de l’accès à l’énergie à un niveau suffisant pour satisfaire les besoins humains fondamentaux ne contribuerait pas à augmenter de façon significative les émissions de gaz à effet de serre.  L'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime en effet qu’un plus grand accès à l'électricité pour couvrir les besoins de base de la population mondiale n’augmenterait les émissions de gaz à effet de serre que de 1,3%.

« Il s’agit du début d’une discussion importante au sein des nations sur la centralité de l’énergie face aux nombreux défis que nous affrontons à travers le monde », a noté M. Yumkella.  « Tout le monde s'accorde sur la nécessité d'une plus grande efficacité énergétique », a-t-il fait remarquer, assimilant cette cible à un « fruit à portée de la main », mais que « personne n'a jusqu'à présent saisi, car les détails concernant la réalisation de cet objectif n'ont pas encore été élaborés ».

M. Lund a, pour sa part, mis l’accent sur l’indispensable engagement du secteur privé, sans qui, selon lui, rien ne saurait être réalisé.  Il a en particulier souligné la nécessité d’accroître les investissements dans la technologie et d’élargir la portée des partenariats publics et privés à travers le monde.

M. Steiner a, quant à lui, expliqué que l’élargissement de l’accès à l’énergie et l’amélioration de son efficacité feraient partie d’une « transition intégrante » au sein d’une économie verte où le monde aurait à « produire plus avec moins » et utiliser moins de ressources inutilement.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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