Conférence de presse de haut niveau sur le lancement d’un plan d’action destiné à accélérer les progrès en matière de santé maternelle et néonatale

14 avril 2010
Conférence de presse

Conférence de presse de haut niveau sur le lancement d’un plan d’action destiné à accélérer les progrès en matière de santé maternelle et néonatale

14/04/2010
Secrétaire général
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE HAUT NIVEAU SUR LE LANCEMENT D’UN PLAN D’ACTION DESTINÉ

À ACCÉLÉRER LES PROGRÈS EN MATIÈRE DE SANTÉ MATERNELLE ET NÉONATALE

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé aujourd’hui le lancement d’une nouvelle initiative mondiale dans le domaine de la santé reproductive, maternelle et néonatale, au cours d’une conférence de presse, à laquelle participaient le Président de la République-Unie de Tanzanie, M. Jakaya Mrisho Kikwete; le Vice-Président de la République d’Indonésie, M. Boediono; le Premier Ministre du Royaume de Norvège, M. Jens Stoltenberg; le Ministre de la coopération internationale du Canada, Mme Beverly J. Oda; et Mme Margaret Chan, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé.

S’il est vrai que des progrès ont été faits sur la voie de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et singulièrement les Objectifs 4 et 5 relatifs à la réduction de la mortalité infantile et à l’amélioration de la santé maternelle, comme vient de le démontrer la revue scientifique « The Lancet », « d’énormes progrès restent encore à faire, à l’approche de la date butoir de 2015 », a dit M. Ban Ki-moon.  Cette réalité impose de mobiliser les nouvelles ressources financières qui sont nécessaires pour y arriver, singulièrement dans les pays pauvres.

Trop de femmes continuent, à travers le monde, de mourir de suites de grossesses ou d’accouchements.  Elles perdent la vie alors que les moyens et les connaissances pour les sauver existent.  Ces centaines de milliers de morts sont une honte et une disgrâce pour l’humanité entière.  Nous ne pouvons continuer à les tolérer, a dit M. Ban.

Nous sommes réunis pour lancer un appel à l’action.  Cette initiative commune, destinée à accélérer les progrès en matière de santé maternelle et néonatale, répond à une grande attente, a ainsi déclaré le Secrétaire général.  Les femmes sont les moteurs du progrès dans les sociétés les plus pauvres du monde.  Ce sont elles qui s’occupent des enfants, qui travaillent dans les champs et donnent une cohérence à leurs familles et leurs communautés.  Si nous leur apportons l’aide dont elles ont besoin et qu’elles méritent, nous pouvons changer le monde en mieux, a dit le Secrétaire général.

« Pour réussir cette initiative, nous devrons y associer une diversité de partenaires », a-t-il indiqué, tout en spécifiant que le plan d’action réunira à la fois les gouvernements, les acteurs privés, les fondations, les entreprises, la société civile et les agences des Nations Unies avec pour objectif d’améliorer la santé maternelle et infantile.  Demain, jeudi 15 avril 2010, Ban Ki-moon a indiqué qu’il discuterait avec des acteurs clefs de cette initiative et des mesures concrètes pouvant être prises pour la faire avancer. 

« Aucune femme ne devrait mourir en donnant la vie », a également dit Ban Ki-moon, pour qui « la communauté internationale doit instaurer une régularité de soins qui contribue à améliorer la santé des femmes de l’étape de la grossesse à l’accouchement, et qui pose les bases pour la création d’une société en bonne santé ».  Chaque année, a-t-il déploré, des centaines de milliers de femmes et de filles meurent durant une grossesse ou un accouchement, et 10 à 15 millions d’autres souffrent de longues maladies ou d’handicaps causés par les complications liées à la grossesse.  « Des mères qui sont en bonne santé élèveront des enfants en bonne santé.  Et ces enfants bien portants créeront des sociétés prospères », a insisté le Secrétaire général.

Le Président de la République-Unie de Tanzanie a mis en exergue la nécessité d’accroître les financements et les investissements dans le domaine de la santé maternelle et néonatale, afin, entre autres, de « renforcer la formation des personnels de santé, ou encore d’améliorer l’accès aux vaccins pour les enfants ».  « Nous pouvons atteindre la réalisation des OMD à la date butoir de 2015, dont notamment les OMD 4 et 5 ou 6, avec le soutien conséquent des pays développés », a soutenu le Président de la République-Unie de Tanzanie.  Tout en partageant cet avis, Mme Chan a cependant estimé qu’il était important d’insister sur « l’obligation de résultats et sur la responsabilité dont doivent faire preuve les États bénéficiaires des ressources financières internationales ».  Le Vice-Président indonésien, M. Boediono, a souhaité pour sa part que soient mis en place des plans de santé rigoureux et efficaces par les États. 

M. Stoltenberg, Premier Ministre de la Norvège, a estimé que les progrès accomplis à ce jour dans l’atteinte des OMD devaient « pousser la communauté internationale à accélérer son action dans ce domaine ».  « La bonne nouvelle est que le combat contre la mortalité maternelle et infantile avance.  La mauvaise nouvelle est que cette avancée est très lente », a-t-il déclaré, en recommandant que plus de moyens financiers soient orientés vers le combat à mener.  Ceci doit se faire en finançant notamment le nouveau plan d’action qui se met en place contre la mortalité maternelle et infantile.  « L’argent reçu devra être utilisé et dépensé de façon efficace, notamment à travers l’achat de vaccins adéquats pour les enfants et de médicaments qui soient les plus utiles pour les femmes », a-t-il prévenu.

Comme les autres intervenants, Mme Oda, Ministre de la coopération internationale du Canada s’est félicitée de la mise en place de l’initiative.  Elle a appelé tous les États Membres à s’y joindre « pour le bien des femmes et des enfants du monde ».  En tant que président du G-8 en 2010, le Canada s’active actuellement pour la matérialisation d’une grande initiative destinée à aider les États en développement à améliorer la santé maternelle et celle des enfants de moins de 5 ans, a-t-elle précisé.

En réponse à la question d’un journaliste, le Secrétaire général a précisé que le chiffrage du financement nécessaire à ce plan d’action appartiendra prioritairement aux États.  Il les a appelés à le faire sur la base de son rapport « Keeping the Promise » (Tenir la promesse) qui a été publié le 16 mars 2010.

Alors que seulement 5 années séparent la communauté internationale de l’échéance de 2015, date fixée pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), le Secrétaire général de l’ONU a lancé le 16 mars dernier aux dirigeants mondiaux qui se rencontreront au Sommet de New York sur les OMD, prévu en septembre prochain, un appel pour qu’ils adoptent un plan d’action global visant à soutenir l’accélération du processus.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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