Conférence de presse sur la mobilisation de la Francophonie pour combattre la violence contre les femmes

1 mars 2010
Conférence de presse

Conférence de presse sur la mobilisation de la Francophonie pour combattre la violence contre les femmes

01/03/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LA MOBILISATION DE LA FRANCOPHONIE POUR COMBATTRE LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES


La déclaration adoptée aujourd’hui, lors de la concertation francophone de haut niveau sur les violences faites aux femmes, témoigne de la contribution de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) aux travaux de la cinquante-quatrième session de la Commission de la femme et à l’examen des 15 années de mise en œuvre du Programme d’action de Beijing au plan mondial, a affirmé, devant la presse, la Ministre de la Francophonie du Canada, Mme Josée Verner.


« La concertation, tout comme les rencontres organisées dans le cadre de la session de la Commission de la femme, constituent des occasions uniques d’amener les questions d’égalité hommes-femmes sur le devant de la scène », a souligné Mme Verner, cet après-midi, lors d’une conférence de presse commune, au Siège des Nations Unies, à New York.


La Ministre, dont le pays présidait la concertation, a indiqué que par cette déclaration, les États membres de la Francophonie réaffirmaient « leur engagement en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes, plus particulièrement leur engagement dans la lutte contre les violences faite aux femmes ». 


Le texte, a-t-elle précisé, « condamne vigoureusement tous les actes de violence contre les femmes et les filles et reconnaît la nécessité d’agir, notamment en matière de prévention, de protection, et d’accompagnement des victimes, de poursuite des auteurs, d’éducation au respect des droits des femmes et de la non-violence ». 


« L’OIF elle-même s’engagera à mettre en œuvre ses responsabilités conformément aux engagements pris dans cette déclaration », a déclaré la Directrice de la planification stratégique de l’OIF, Mme Hary Andriamboavonjy.  Elle a souligné que, parmi les 12 thématiques de Beijing, celle des violences faites aux femmes avait enregistré « le moins d’avancées » et avait même « régressé dans bon nombre d’États ».


« C’est un très bon texte », a commenté Mme Anne-Marie Lizin, Sénatrice de Belgique.  « Il va plus loin que ce que l’on avait jusque-là osé en Francophonie », a-t-elle ajouté.  « C’est une façon pour les francophones de dire que l’on tient à la condition des femmes. »


La Représentante personnelle du Président de la République démocratique du Congo (RDC), Mme Isabel Machik Ruth Tschombé, a expliqué de son côté que cette déclaration « met le doigt sur un des problèmes qui nous touchent de plein fouet ».  Elle a ainsi rappelé que son pays, en guerre pendant plus d’une décennie, avait eu à déplorer des exactions commises à l’encontre des femmes par les forces de maintien de la paix.


En outre, depuis 2006, à l’issue d’élections démocratiques, une nouvelle constitution a été promulguée consacrant l’égalité entre les hommes et les femmes, a-t-elle dit, précisant néanmoins que son application demandait un « grand travail de fond ».  « L’OIF s’est fortement impliquée en finançant des programmes permettant de diagnostiquer les problèmes mais permettant aussi aux femmes de prendre conscience de leurs droits et de les accompagner », a ajouté Mme Tschombé.  


Enfin, Mme Farida Jaidi, Conseillère diplomatique au Ministère des affaires étrangères du Maroc, a indiqué que son pays avait fait, depuis 10 ans, « des pas géants pour la promotion du statut de la femme ».  Elle a ainsi fait état de l’adoption, en 2003, d’un code de la famille, « qui est une révolution dans un pays arabe et musulman », puisqu’il « met l’accent sur l’égalité entre les hommes et les femmes ».  De même, une nouvelle loi devrait être adoptée d’ici juin modifiant le code pénal « pour éradiquer le fléau de la violence contre les femmes ».  La représentante a par ailleurs insisté sur la mise en œuvre d’un programme multisectoriel de lutte contre la violence fondé sur le genre et sur l’autonomisation des femmes, qui implique tous les ministères, dont celui des affaires islamiques.


La Déclaration et le Programme d’action de Beijing ont été adoptés en 1995 lors de la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes.  Le Programme d’action est un programme de travail mondial en faveur de l’égalité entre les sexes, des droits fondamentaux des femmes et du renforcement du pouvoir d’action des femmes et des filles.  Il se fonde notamment sur les engagements pris aux conférences mondiales sur les femmes organisées sous les auspices des Nations Unies à Mexico, en 1975, à Copenhague, en 1980, et à Nairobi, en 1985.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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